ANNEES
^Ql\\. \ Est.
Ouest.
Centre.
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Totaux.
Seine.
18ZiO. . .
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Moyenne.
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Nous retrouvons encore ici ia même constance et la même réoularité dans !a distribution annuelle des suicides. C'est à peine si l'on observe dans quelques régions une différence de 2 à 5 centièmes d'une année a l'autre. Une observation importante ^ qui frappe plus encore dans ce tableau que dans les deux précédents , c'est que la région du nord compte k elle seule la
moitié à peu près des suicides qui se commettent en BVancetous les ans. Le département de la Seine y figure à lui seul pour un sixième. Ces faits acquièrent une importance nouvelle lorsqu'on étudie le suicide dans ses rapports avec la population (W tableau). La région du nord s'y trouve encore au premier rang. On y compte en moyenne i suicide sur 6,^83 habitants , tandis que dans la région de l'est , qui vient immédiatement après , on n'en compte que 1 sur 1 3,855. La région du sud est la mieux favorisée sous ce rapport; elle n'a eu cpie 1 suicide sur 20,/jl57 habitants. C'est surtout dans ce tableau qu'on reconnaît l'influence désastreuse de Paris et des passions qui s'agitent et bouillonnent dans son sein, sur la production et l'augmentation progressive des suicides. En 1836, le département de la Seine a eu i suicide sur 2,667 habitants, et 1 sur 2,300 en
Cette proportion a offert quelques variations pendant la longue série d'années embrassée par nos chiffres. Ainsi , après être descendue , en 18/i3, k 1 suicide sur 2,168 habitants , en iSlil k 1 suicide sur 1,955 habitants , elle s'est
relevée, en 1845, aa cliifFre de i suicide sur 2,553 habitants, et en 1848 a celui de 1 suicide sur 2,837 habitants.
Mais ces variations , insignifiantes en ellesmêmes, ne peuvent changer en rien la différence énorme qui existe sous ce rapport entre Paris et le reste de la France, et les conclusions qui en découlent sont tout aussi évidentes et légitimes.
// semUerait donc, au premier abord, comme on le prétend assez communément , que Vagglomération de la population dans les grandes villes tend à favoriser la propension au suicide. Cette proposition est-elle vraie dans sa généralité , ou bien la fréquence si remarquable des suicides qu'on observe à Paris tiendrait- elle à d'autres causes plus intimes et plus directes ? C'est ce qu'il importe de bien déterminer avant d'aller plus loin. Le tableau suivant va nous aider à résoudre cette question difficile.
V^ TABLEAU. Distribution des suicides observés de 1836 à 1852 dans chaque département ; leur rapport avec la population.
depautements.
IZi
Seine
Seine-et-Oise..
Oise. . , . . .
Seine-et Marn.
Marne
Seine- Infér. .
Aisne
Aube
Loiret
Var
B^-dii Rhône.
Basses-Alpes,, Somme. . . .
Eure-et-Loir. .
Indre-et-Loire Yonne, . . . ,
Meuse
Loir-el-Cher. .
Eure
Pas-de-Calais.
Gliarente-Inf.
Ardennes, . .
Meurliie. . . .
Vaucluse . . .
Drôme . . . .
Nord
Charente . . .
Côte-d'Or, . .
Maine-et-Loire
Moselle. . . .
Bas-Ulùn . . .
Ilaut-Uhin . .
9,193 1,936 /iBO 1,257 1,303 1,890 1,386 Iklx 1,020 Ixkh ,165 Zil3 Zl99 ,628 72/1 57/1
2,3/il /t,0/i5:
/l,/l89 Zl,538 /l,690 6,6Zi0 6,69Zi 6,792|Zi0 7,076|/il 7,590] /i2 8,075 /i3 8,213 /li 8,328 8,/l23 8,509 9,07/1 9,o25 9,595 9,878 10,07/1 10,230 10,291 10,339 10,/i66 10,7/i0 11,305 11,497 11,918 12,212 13,009 13,335 13,670
DEPAHTEMENTS.
Rhône
Vienne ....
Deux-Sèvres. .
FJaute- Marne, Finistère . . .
Gard
Haute-Vienne.
Indre
Vosges .... Saône-el-Loire Gironde, . . .
Sarlhe
Hautes-Alpes.
Isère
Ain
Cher
Uordogne. . .
Donbs
Morbihan. . .
Orne
Jura. . . . . .
Calvados . . , Loire -Infér. .
Nièvre
Hérault. . . .
Tarn -et-Gar.
Corrèze. . , .
Lot-et-Garon.
Haule- Saône.
Côtes-du-Nord
Aude
Ailier
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l/l./lOl
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ta • .
Cî
DEPAliTEMENTSS.
DEPARTEMENTS