‹ Du suicide; statistique, médecine, histoire, et législationChapitre 5 sur 60 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

défaut, s'il existe, no peut avoir rien de bien sérieux par lui-même, et je tenais à ne rien changer aux chapitres que l'Académie avait honorés de sa haute approbation. Je me suis borné à augmenter mes tableaux des chiffres correspondants à la période de sept années comprise entre 18&6 et 1852. Et, chose remarquable, les résultats définitifs n'en ont été en rien modifiés!

Quelques mots maintenant sur le planque j'ai suivi et sur le but de mon livre. En choisissant la question du suicide pour sujet du prix fondé par madame Bernard de Ci vrieux, l'Académie impériale de médecine l'avait posée dans les termes les plus généraux, laissant à chacun la liberté absolue de la limiter ou de Tétendre selon la disposition de son esprit ou la direction de ses études. Quant à moi, ma voie paraissait toute tracée d'avance. Depuis longtemps j'avais fait de la folie le but à peu près exclusif de mes études. J'étais alors médecin adjoint d'un établissement privé d'aliénés, sous la direction si habile et si intelligente de mon maître et ami M. le docteur Leurety que la mort a si prématurément enlevé à la science. Je dus dès lors me poser tout naturellement cette question préliminaire : Le suicide est'il toujours un signe de folie, et tous les indi-

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