‹ Du Suicide: Unité de son étiologie. Son traitementChapitre 15 sur 30 · Q — YO · texte numérisé non relu

Q — YO

formes pathologiques du premier. Ce sont ces dernières qui agissent dans le cas du suicide. Voyons comment elles se répartissent.

Nous avons vu que l’homme est un être essentiellement sociable, pour lui c’est une loi de vivre en communauté. Or, en quoi cet état va-t-il se modifier, quelles sont les situations mialheureuses qui vont en décculer au préjudice de lindividu ?

Celui-ci peut, tout d’abord, ne point entrer dans le mariage. Ce qu’il était, il le demeure, je veux dire célbataire, c’est-à-dire qu’il se refuse à créer une famille, ou qu’il ne peut pas créer une famille (ce second cas est plus grave que le premier car il indique un rejet de cet être par la société). |

Ou bien il se crée une famille, et celle-ci peut être ou unie ou désunie. Dans le premier cas, c’est l’existence raturelle, normale. Dans le second cas, par suite d’une impossibilité absolue de continuer à demeurer ensemble, les deux conjoints rompent le lien qui les unissaient, déchirent le pacte qui les faisait Pun à l’autre. La loi, dont ils se sont réclamés, brutalement les sépare, les rend, au point de vue judiciaire et mondain, aussi mconnus qu’avant leur union. Et le divorce est prononcé. Ce sont à nouveau des célibataires mais de genre un peu particulier.

Dans un troisième cas, l’union entre les deux individus est parfaite, basée qu’elle est sur l’estime réciproque et sur une mise en commun du bonheur et du malheur. Cependant tout cela se rompt; la mort fait son œuvre, laissant un survivant pour pleurer un mort. C’est le veu-

vage,.

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