IV. Les abus des courtes peines au XIXr° siècle
Si la prison était incapable de corriger, du moins pouvaiton lui demander de protéger la société contre les malfaiteurs par leur élimination à long terme, ou même à vie, lorsque leur incorrigibilité était démontrée. Chose étrange, dans la plupart des pays, les législateurs aussi bien que les juges semblaient avoir tiré la conclusion contraire, et avoir adopté pour principe, suivant l’opinion d’un criminaliste,) «d'envoyer en prison le plus grand nombre d'hommes possible, le plus souvent, et pour une durée aussi courte que possible».
1) Ferri, p. 605.
2) Saleilles, p. 98.
3) Krohne, Lehrbuch der Gefängniskunde, p. 234.