‹ Du sursis à l'exécution des peines et de son application en ValaisChapitre 19 sur 63 · VI. La condamnation conditionnelle · texte numérisé non relu

VI. La condamnation conditionnelle

Le sursis avait du son succès aux inconvénients de ia prison, et aux vices de son exécution. Son premier but était donc purement négatif : éviter de déclasser et de corrompre davantage les délinquants qu’on espérait ramener au bien. «Le meilleur moyen de rendre les prisons efficaces, disait Alfred Gau tier, c’est d'y mettre le moins de monde possible». La généralisation du sursis devait avoir pour effet de dégorger les prisons, dont l’encombrement rendait impossible toute séparation entre les détenus, et favorisait la promiscuité et la corruption qui y régnaient.

Un autre avantage, qui paraîtra mesquin, mais qui n’est pas négligeable, c’est que la prison coûte cher, et que le sursis peut faire faire à l'Etat des économies appréciables. Il en résulte, en outre, un gain pour la collectivité, à qui l’on n’enlève pas l’activité d’un travailleur, un gain pour le prévenu, qui en attendant ne perd pas son salaire ou sa place, et ne risque pas de voir sa famille tomber dans la misère ou à la charge de

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