‹ Du sursis à l'exécution des peines et de son application en ValaisChapitre 31 sur 63 · MU. ER · texte numérisé non relu

MU. ER

L'expression «suspension conditionnelle» de la peine la caractérise assez bien, mais n’en fait ressortir qu’une des faces. Remise conditionnelle de la peine est l’expression la plus exacte ; elle est cependant peu pratique, et n’a pas passé dans le langage courant.')

Sursis à l’exécution est en soi une expression très défectueuse ; elle ne fait ressortir que l’une des alternatives, et encore la moins probable : ie cas d’une rechute. Elle évoque du reste une idée erronnée. Le but de l'institution n’est pas de surseoir à l'exécution de la peine, soit de l’ajourner, mais que le condamné se corrige, et qu’il n’y ait pas d'exécution du tout. Elle est exacte si l’on entend par là «sursis conditionnel», êt en fait, c’est bien ainsi qu’on la comprend. Mais l'expression de «sursis» tout court est si commode qu’elle a ‘passé dans le langage courant. C’est sous ce nom que la réforme de Bérenger est devenue populaire et qu’elle a fait son entrée dans la plupart des législations ; c’est d’ailleurs la plus usitée, et en Valais notamment, Îles tribunaux n’en connaissent pas d’autres. Nous avons donc préféré nous y tenir.

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