TROUBLES SYMPATHIQUES
Par la fente sphénoïdale pénètrent dans l'orbite : 1° La racine sympathique du ganglion ophtalmique. 2° Les filets sympathiques inclus dans les trois branches du nerf ophtalmique. 3° Les fibres parasympathiques du moteur oculaire commun. De plus, un plexus sympathique accompagne l'artère ophtalmique.
Quels sont les troubles révélateurs de la lésion de ces nerfs ? La dilatation pupillaire, un léger ptosis, une action légère et passagère sur les vaisseaux de la rétine et de la conjonctive, enfin sur le tonus et la sécrétion lacrymale. En général, ces signes sont difficiles à mettre en évidence, ils sont effacés ou contrariés par les grosses paralysies du syndrome, Chez notre malade (Obs. I) l'épreuve de la cocaïne semble prouver que le sympathique a été intéressé.
D° EXOPHTALMIE
Ge symptôme n'est signalé que dans le cas rapporté par VILLEMONTE DE LA CLERGIe, Le malade présentait
AR D pres
une exophtalmie directe très accentuée et en partie réductible. Elle ne pouvait donc être le résultat d'une tumeur du fond de l'orbite. SAUVINEAU prétend que la cause de cette protrusion résulte en grande partie de la paralvsie totale des muscles de l'œil. On ne s’explique pas alors la raison pour laquelle elle n’est pas d’observation constante.
L'exophtalmie est-elle uniquement le résultat de l’ophtalmoplégie ? D’autres facteurs pourront intervenir, tels qu'une lésion gommeuse du fond de l'orbite ou une cellulite de la loge postérieure consécutive à une périostite de la fente sphénoïdale. Peut-être encore la cause de ce symptôme pourra-t-elle résider dans une lésion du sympathique.