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3 février : Les céphalées ont disparu depuis le début du traitement. Accentuation des phénomènes paralytiques : seul le droit inférieur a encore une ébauche de mouvements.
Shfévriers = Immobilité absolue de l'œil, sauf une très légère contraction du droit inférieur. Le ptosis persiste. Pupille O.D. moyennement dilatée avec de très faibles mouvements à la lumière. Fond d’œil normal. Bon état général, plus de céphalées. Anesthésie absolue de la conjonctive et de la cornée. Hypoesthésie dans le territoire de l’ophtalmique.
Liquide céphalo-rachidien :
Albumine : 0 gr. 60 pour 1000;
Sucre : normal ;
Cytologie : 16 lymphocytes par millimètre cube ;
Wassermann : très positif.
M. le Professeur agrégé DEvVIc examine notre malade et conclut qu’il n’existe aucune lésion neurologique en dehors de la fente orbitaire, qui ne peut être rattachée par un lien anatomique qu’à la fente sphénoïdale. La réaction du liquide céphalo-rachidien, expliquant la céphalée, n’est pas contraire au diagnostic de localisation sphénoïdale qui a été fait.
24 février. — On arrête les injections de Quinby et on les remplace par l’iodure de potassium à la dose de 4 grammes par jour.
On fait faire la radiographie du crâne, elle ne permet pas de conclure à une fracture ou à la présence d’une tumeur opaque aux rayons X.
2 mars. — Les mouvements du globe en dedans existent à nouveau avec leur amplitude normale. Un léger mouvement d'abaissement du globe en bas est possible. Les mouvements en dehors et en haut n’existent pas. Le ptosis subsiste toujours.
8 mars. — Le malade demande à quitter le service. Très bon état général. Plus de céphalées. La paupière
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supérieure se relève légèrement spontanément. Léger mouvement du droit supérieur. Mouvements très marqués du droit inférieur et surtout du droit interne. Mouvements dans le droit externe. Pupille à 3 m.m. Papille HOPMAE PO GV. = 17065 O DV ET /5;:
La cornée et la conjonctive sont redevenues sensibles. La pupille gauche dilatée à l’atropine montre une synéchie à midi et une synéchie de 4 heures à 7 heures.
On augmente de 1 gramme la dose d’iodure.
25 mars. — Le malade revient à la consultation. Ptosis incomplet. Mouvements du droit interne, du droit inférieur complets; incomplets du droit supérieur; presque complets du droit externe.
ODNAH1/850.GN; = 1/4:
1” juin. — Mouvements complets des muscles droits inférieur, interne et externe. Parésie du droit supérieur.
Anesthésie cornéo-conjonctivale complète. Hypoesthésie dans le domaine de l’ophtalmique.
Diplopie croisée et supérieure augmentant dans le regard à gauche. La pupille droite ne réagit pas à la lumière mais réagit à la convergence. L'épreuve de la cocaine provoque une mydriase nette à droite, beaucoup plus accentuée que lors de la première expérience. Il semble que le sympathique ait récupéré une partie de ses fonctions. À partir de ce jour, on reprend les injections de Quinby à raison de deux par semaine.
4 juillet. — O.D.V. — 1/6. Légère opacité cristallinienne. Mydriase légère avec irrégularité pupillaire. Argyll-Robertson positif. Ptosis léger. Paralysie persistante du droit supérieur. Paralysie du droit externe. Polypsie monoculaire (cristallinienne). Diplopie verticale et ho-
monyme. O.G.V. — 1/10. Hypoesthésie légère cornéenne et conjonctivale.
18 juillet. — On arrête le Quinby et on donne de nou-
veau au malade de l’iodure de potassium à la dose de
6 grammes.
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7 novembre. — Au point de vue paralysie il persiste : De l’anesthésie conjonctivale avec hypoesthésie cornéenne et hypoesthésie dans le territoire cutané de l’ophtalmique. Parésie peu accusée du droit supérieur. Pas de diplopie au verre rouge. La pupille gauche réagit bien (en dépit des synéchies partielles). La pupille droite réagit faiblement à l’accommodation et pas du tout à la lumière. Mydriase légère de l'œil droit.
OBSERVATION II (ROCHON-DUVIGNEAUD) Ophtalmoplégie unilatérale sensitivo-motrice
Il s’agit d'une femme d’une quarantaine d'années qui présentait à droite, depuis peu de temps, du ptosis, une ophtalmoplégie à peu près complète et une anesthésie bien limitée au domaine frontal. Le territoire innervé par le sous-orbitaire avait conservé sa sensibilité. Il y avait des céphalalgies très intenses. Mais la vision était intacte et la papille présentait son aspect normal. La malade guérit rapidement par le traitement mixte après avoir nié énergiquement toute syphilis.
OBSERVATION III (Inédite).
(Due à l’obligence de M. le Docteur DEJEAN, de Montpellier).
Syndrome syphilitique de l'apex orbitaire : ophtalmoplégie totale sensorio-sensitivo-motrice.
Madame Vve.…, 52 ans, ménagère, entre le 11 janvier 1927 pour paralysie de la paupière et de l'œil gauche. Début il y a deux ans, au cours d’une crise de vertiges céphalées et nausées avec vomissements : baïsse subite de la vision des deux yeux. Le 2 octobre 1924, léger ptosis de la paupière gauche. Le 31 janvier 1925, elle
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est examinée par un oculiste qui note : « Papillite bilatérale. Parésie du droit externe gauche. Réflexes pupillaires abolis. Inégalité pupillaire. Léger ptosis à gauche-Diplopie. VOD 0,3:;:V.0.G: —:0,7 ».. À cette époque, réaction de Wassermann franchement posi- Uive. : \
Le 10 février 1925, nouvel examen au service des maladies cutanées et syphilitiques (Prof. MARGAROT). On note : lésions des nerfs IL, III et IV. Surdité à droite. Réflexes un peu vifs.
Analyse du liquide céphalo-rachidien
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Albumine : 0 gr. 30.
Chlorures : 7,7.
Examen à la cellule de Nageotte : 15 éléments.
21 février 1925 : Après 3 piqûres de muthanol, les troubles oculaires ont presque disparu.
20 octobre 1925 : Après cessation prolongée du traitement spécifique, récidive grave avec céphalées, vomissements, douleurs violentes à la nuque, ptosis gauche ; réflexes pupillaires abolis ; réflexes tendineux vifs, on commence des séries d’injections de cyanure de Hg intraveineux, de muthanol et de sulfarsénol intercalées, poursuivies jusqu’à ce jour.
4 mai 1926 : Papillite bilatérale avec paralysie des nerfs III et IV gauches, d’origine spécifique, avec aortite. Malgré le traitement, les symptômes ont persisté, sauf la papillite optique qui a progressivement disparu.
Antécédents : Pas de maladies antérieures. Bonne vue antérieure des deux yeux. À eu 11 enfants, dont 4 fausses couches. Restent 5 vivants et bien portants. Mari mort, il y a 6 ans, à 51 ans, de congestion pulmonaire (Gil était albuminurique).
Etat actuel : Femme de petite taille. Faciès pâle, léger embompoint. Bon état général, sauf quelques céphalées
survenant par crises de 2 ou 3 jours et des nausées et des vomissements glaireux matinaux tous les 2 ou 3 mois environ.
O. D. : Léger larmoiement. Pupille en mydriase moyenne. Réflexe photo-moteur presque aboli ; réflexe à la convergence supprimé. Papille optique un peu pâle à bords élargis, blancs, irréguliers. V.O.D. — 0,1 — 2,50 : =st0:7.
O. G. : Ptosis complet de la paupière supérieure. Léger larmoiement. Pupille en mydriase plus large qu’à droite. Réflexe photo-moteurs et à la convergence abolis. Papille entourée d’une auréole blanche. Mouvements du globe supprimés dans toutes les directions. Cependant l’œil esquisse le mouvement du regard en bas. Diplopie dans tous les sens, quand on relève la paupière supérieure gauche.
Paralysie de l’accommodation (l’œil gauche ne peut lire qu'avec un verre de + 2).
Sensibilité conservée à la cornée et sur tout le territoire du nerf ophtalmique.
O.D.G. Champ visuel normal.
Examen radiologique : Pas de différence radiologiquement appréciable entre les orbites et entre les sinus de chaque côté. Il y a lieu de remarquer sur le cliché de profil l’atrophie des apophyses clinoïdes postérieures et de la paroi postérieure de la selle turcique.
27 janvier 1927 : Mème état général et local. L’ophtalmoplégie reste totale. Fond d'œil O.D.G. : papille un peu pâle entourée d’une collerette blanche, vestige de l’ancienne papillite.
10 novembre 1927 : Même état, sauf amélioration de l'O. D. et aggravation de l’atteinte du nerf optique gauche, atrophie blanche totale. Ces nouveaux faits corroborent le diagnostic de périostite du sphénoïde au sommet de l'orbite gauche. Malgré l'efficacité très limitée
BUT Ne
du traitement spécifique, la nature syphilitique du mal ne peut être mise en doute.