‹ Du système de m.Louis Blanc: ou, Le travail, l'association et l'impôtChapitre 6 sur 7 · UN DERNIER MOT · texte numérisé non relu

UN DERNIER MOT

Parvenu an teh»e de cet .écrit, une dei^iîè^H^ troneîdératioii nom ttajppe. Le ^odali^ifïe avait véèn jt^tî'è présent relégué dans l'ôbse^Nté et dians l'iecÂemeni. ÂircUne de ses conceptions n'avait étë au*-iie)à de l'enfantement tftin livre, où n'aVaît déiyordë Tborizoti étroit d'une école> d'utte ^etlé. Les adeptes côtoyaient la société, chercliant à y faite pénétrer leurs Méeâ, qui venaient échélier castre rindiffiérettce publique^ ils n'obtenaient ni, comme Lutfaer, le )[^atronàge .des j^Hnces, ni, i6;oHime Galvitt, l'appui des population». Si quelques-uns d'entre eux^ payant bardiment^de là pté^ dteation à rexëmpie, se jêtaieMdans des tentativcfs ^'^ganisâtrèn/ ils le faisaiei^t à leurs risques et périls, sans mite enoowagenient que des stHis^ «lotions toh»1iait6s. Ë'e^ moÀ qti^ le ^lul entrât-

prenant des socialistes, Owen, fonda successivement plusieurs établissemenS; sur le plan de la coopération mutuelle, en Ecosse, en Angleterre et aux États-Unis. Ainsi se forma, pour appliquer le système de Fourier, la colonie de Condé-sur- Vègre. La même peosée réunit encore les derniers disciples de Saint-Simon dans le séminaire excentrique de ménilmontant.

Quand on fait l'histoire de leurs avortemens, l'amour-propre de toutes ces écoles a du moins un refuge. Elles peuvent se dire méconnues par la société; elles peuvent prétendre que le consentement de la nation leur a seul manqué pour accomplir de grandes choses. Saint-Simon, annonçant que rage d*or était devant nous, présentait à la France les clés du paradis terrestre; ceux qui ont refusé d'élire Saint-Simon ministre, roi où pape, ont-ils bien le droit de s'étonner de ce que le paradis ne leur a pas été ouvert?

M. Louis Blanc a eu cette fortune, qui n'était échue, avant lui, à aucun socialiste. A peine avait-il mis son nom à un livre et attaché une enseigne au système, qu'il lui a été donné d'en commencer l'application sur une échelle aussi étendue que son regard pourrait l'embrasser, tlne révolution semble être venue, tout exprès pour lui, combler l'intervalle qui sépare toujours la théorie de la pratique. La société lui a été livrée avec un pouvoir

sans bornes. Il s'est trouvé en position de commander à la fois par Fespérance et par la terreur 2 jamais la dictature^ à défaut des sympathies de la nation, ne rencontra moins d'obstacles. Les ressources du trésor, les forces de l'état, Fentraînement d'une révolution, M. Louis Blanc a disposé de tout au proût de son système. Quels résultats a produits cette panacée appliquée aux maux du pays?

La situation est grave, plus grave peut-être qu'au premier jour. Cependant la commission qui siège au Luxembourg a eu trois mois p.our rétablir le commerce, l'industrie et le crédit, le temps qui suffirait pour fonder un empire. Si l'activité de la nation est à la veille de s'éteindre, si l'organisation du travail ne nous a conduits qu'à une suspension à peu près universelle du travail, à qui faut-il s'en prendre? Depuis que M. Louis Blanc préside à nos destinées, il a prononcé quatre ou cinq discours, qui sont autant de nouvelles éditions de son livre, éditions tantôt augmentées et tantôt diminuées; il a promulgué un règlement pour embrigader les ouvriers et pour faire d'eux, selon l'expression fort juste de M. Lamennais, une machine à élections. Hors de là, je ne vois pas ce qui a pu sortir du simulacre de délibérations établi au Luxembourg. La société, après une aussi longue attente^ aurait le droit de dire à M. Louis Blanc :

Page 1