‹ Du système financierChapitre 32 sur 92 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Ministère des Finances,

Ce chapitre figure au budget de 1822 pour 1 i3;2aa;9oo»

Il n'est pas surprenant que le ministère des finances soit dans tous les temps celui que surcharge avec le plus d'opiniâtreté la masse de tous les abus. Sans parler des erreurs financières de notre ancienne monarchie y c'est à lui que se rapportent depuis trente années toutes les fausses opérations consommées par les différentes admi^ ninistrations démocratiques ou despotiques qui se sont succédées. C'est dans son sein que se sont élaborés ces em-» prunts désastreux pour l'état , en proportion des avantages réservés à ceux qui les négociaient > cette accumulation de pensions scandaleuses ou ridicules , par lesquelles chaque administration éphémère essayait de grossir la liste de ses créatures, ces banqueroutes partielles et multipliées, qui ruinaient les créanciers sans enrichir le trésor qui les dépouillait ; cette nomenclature de comptables dévorans sous mille et mille dénominations , cet agiotage dé^ guisé sous les noms de négociations ^ remises j taxations , anticipations y etc. Cette distinction toujours injuste ou impolitique entre les créances susceptibles du même mode de service, soit en rentes, soit en remboursement, cette dette flottante ^ toujours menaçante et jamais définie , tant d'autres conceptions enfin que le génie du fisc toujours inépuisable fit éclorre à toutes les époques pour notre destruction» Sans regarder en arrière pour chercher

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à réparer des fautes irréparables^ c'est à Féconomîe à atténuer aujourd'hui^ autant que possible, la fatalité de leur influence y et le ministère des finances qui la rendue si nécessaire , est celui de tous qui en réclame le principe ayec le plus de sévérité. Suivons le dans chacun des chapitres de son budget , sinon pour lui demander des réductions spotanément très considérables , du moins pour arrêter les bases de réformes futures désormais nécessaires.

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