‹ Du système financierChapitre 54 sur 92 · VOIES ET MOYENS · texte numérisé non relu

VOIES ET MOYENS

n est faôk de roir que retenus par des considérations de liante politique^ dans les cliapitres précédens^ nous n'ayons insisté que sur des économies y dont la facilité n'était pas moins clairement démontrée qae la nécessité. En laissant au temps et à un système moins fécond en prodigalités le soin de mArir pour Tarenir des fruits plus abondans^ il ne nous a été possible , [sur un budget énorme de 895^115,636^ de soulager ks contribuables que d'une modique réduction de 16,549,960 : il est consola^it de penser, néanmoins, qu'ayec une ferme détermination et quelque persérérance, un Gouyemement sage pourra ajouter chaque année aux praniëres améliorations, et faisant marcher de front Pamortissement de sa dette ayec le retranchement progressif des dépenses inutiles, présenter dans une perspectiye certaine et peu éloignée , un état yéritablement florissant de la finrtune publique. Il n'en est point en Europe qui soit susceptible, en moins de temps, de plus de prospérité; mais nous sommes réduits, quant à présent, à diercher à couyrir nos énormes besoins par nos ÙLÎbles ressources, et pour Tannée 18^2, comme nousl'a^ yonsyu, 878,563,676 fir. nous sont encore indîspensablement nécessaires.

C'est ici qu'il est utile de faire observer que ce n'est pu seulement sur la plus ou moins grande quotité des dépenses dont il lui faut supporter le poids, qu'une nation règle le degré d'approbation qu'elle peut donner à son gouyer* nement; sous le rapport de son système financier. C'est surtout à la manière plus ou moins judicieuse dont les impôts sont assis, à la proportion plus ou moins équitable avec laquelle on y fait concourir tous les différens produits y qu'elle subordonne sa résignation et l'abandon de ses sacrifices. Il est facile à une adminbtration routi-> nière de présenter un tableau positif ^ set besoins, et une n<«ienclature de produits destinés à y satiifidré» La qucstioti n'est pas danè la nécessité de pourvmr aux dépenses ré* connues indispensables de l'adibinistration; elle est dms lé choix à faii^ et dans la proportion à établir entre les diffiè* rentes sources de la fortune iiatUMiale. Fidèles au prîiitsipe dévelo|>pé plus haut de ne faire supporter que des tiiargés IcdéraUes à l'agriculture , au oodunerce et à l'indâstrie^ et de trouver aîilears desàupplémens néeessait^s à ce qu'-fl seraitimpossible de leur demander, sansimpolitiqué oornsM sans injustiee , nous allons tâcher de l'appliquer snooéssi-* yement à toutes les parties du revenu national. ÎA , oottime dans la première partie de cet essai ^ nous suirrons l'ordf« indiqué par le GtNivemement daiis la présentation de kr leî financi^ede i8sa,hous indiqtterctas> pcmr l'avenir > d'autres produits , qu'il est juste dé faire cbnoourir à Pallég^nebt de tous les autres.

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