Chapitre P', Administration centrale
Je trouye d'abord dans ce chapitre un sous-secrétaire d'état , et c'est ici le lieu d'examiner cette superfétation d'emplois de luxe plutdt que d'utilité, qui rend illusoire tout projet de réforme , et impossible toute économie. A qum bon des sous-secrétaires d'état , quand il est bien reconnu que l'on savait s'en passer dans des temps où l'administration était beaucoup plus yaste et plus compliquée , quand ie système de la responsabilité admis en principe, s'il ne Fest en application , rend illégale et ridicule un sous-ministère sans responsabilité dans un ministère responsable : «nfin quand il n'est point de chef de division qui ne fit largement le travail d'un sous-secrétaire d'état, à plus forte raison quand ce travail peut être réparti entre tous les che£s de division, suivant les différentes attributions qui leur appartiennent? Il faut bien , dit-on , qu'un sous-secré-* taire d'état remplace le ministre, quand il est forcé d'aile^
passer aux chambres une partie du temps cpi'il donnerait aux affaires; mais ne savons nous pas bien que , poar toute affaire de détail ou de localité y un ministre se contente ordinairement de signer » et que tout le travail se fait dans les bureaux avant qu'il n' j donne la sanction de sa signature : d'ailleurs il ne tient qu'aux ministres d'abréger la durée des sessions.Qu'ils présentent le budget en temps utile, qu'ils cessent de se jouer delà patience des chambres en les laissant tro's ou quatre mois dans une oisiveté absolue , et iU retrouveront une grande partie du temps nécessaire aux soins de leur administration ! Dira*t-on qu'il fiiut bien quelqu'un pour répondre en l'absence du ministre aux nombreux solliciteurs qui se pressent dans ses anticham-» bres? Nous répondrons qu'un sous-secrétaire d'état est rarement plus accessible que le ministre lui-même, et que c'est aux chefs de division que préfèrent s'adresser ceux qui ont des droits à faiire valoir, et des affiûres à solliciter. Portons donc en économie pour cet objet, 4o,ooo fr.
Quant a l'intérieur des bureaux de ce ministère , il est juste de reconnaître que la dépense en a été considérablement diminuée depuis quelques années. Le nombre des employés a été réduit d'un quart depuis 181 4, les airtres dépenses dans une ^ale proportion, et si quelques réformes sont encore po£isibles,ce qui est dans toutes les administnh tions une règle à-peu-près sans exceptionnelles ne produiraient , en résultat général , qu'une économie si modique qu'il serait minutieux d'en faire l'objet spécial d'une observation.