‹ Du système industrielChapitre 17 sur 23 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

En analysant dans ma .dernière brochure Tétat politique actuel , je crois avoir démontré que les industriels sonè aujourd'hui les seuls appuis solides de la royauté , et qu'en conséquence , le plan politique invariable de votre dynastie doit avoir pour objet une ligue intime avec eux , mise en activité le plus promptement possible. Mais quelque invincible , quelque urgente que soit la nécessité de suivre franchement jet exclusivement ce syslème de conduite, on ne peut se dissimuler que son adoption ne doive éprouver d'abord de grandes diffi-

cultes. C'est sur lIIcs que j'oserai mnintenant appeler rattention de Votre Majesté.

Si le» obstacles à lacoatition indispensable de !n royauté et de I industrie ne venaient point de ces deux pouvoirs eux-mêmes, ils ne pourraient provenir i|ue de la résistance de l'ancienne féodalité DU de celle de la féodalité <le Bonaparte, t{ui ont effectivement l'une et l'autre le plus grand intérêt à empêclier une liaison dontlelFet immédiat serait d'oter pour jamais aux deux classes de factieux toute chance de succès. Mais comme les deux féodalités n'ont aucuse force qui leur soit propre, que toute celle qu'on leur suppose est uniquement d'emprunt, et tient à l'influence qu'elles exercent, l'ancienne sur la royauté , et la nouvelle sur les industriels , il s'ensuit qu'en dernière analyse ces obstacles résident véritablement dans le pouvoir royal et dans le pouvoir industriel. Les difficultés ae sont ^onc point extérienres, mais intérieures. Elles ne peuvent évidemment tetiir qu'aux mauvaises habitudes et aux préjugés contractéïde part et d'autre , puisque l'intérêt' réel des àeuX pailicS exige impérieusement la coalition proposée. Pat* conséquent , en supposant acquise la coilVictioii' de cet intérêt mutuel , il suffira d'une volonté fétitlè d'une part ou de l'autre pour détruire ces câttSéS de discorde quand une fois elles auront été sîg^nalées. C'est le but que je me propose dans Cet écrit.

Comme le pouvoir royal est, par sa position, ha« bitué à voir les clioses de plus haut, qu'il peut d'ait Ic^urs ^éteripiièer directement et /en très peu de t;emp3 sa coalition avec les industriels , c'est à Votre JMUjesté que je prends la liberté de m'adrçsser en preoiier liieu. le m'exprimerai avec une entière franchise ; je prései^terai la vérité toute nue , ainsi qja'il convient à tout homme loyal qui n'a point d^rrièré-pensée à cacher, et qui se confie dans la pureté de ses intentions.

Sire, l'obstacle principal à l'établissement d'unecoalition entre la royauté et les industriels , con* siste, de la part de ceux-ci, dans une prévention contre votre dynastie , que la féodalité de Bonaparte* est parvenue à £iire naître et à enraciner chei lat plupart des industriels ayant une opinion politiqpury et qui les porterait, non sans doute à entrepreaite ou seulement à fov»riser les teiitativeç pour placerla royauté en d'autres mains, ce qui e^t contre les habitudes des industriels , mais à ne point s'y op-» pq^çr, et peut-être à les approuver. L'objet direct dç cet écrit est de combattre cette funeste préveji* tion , par l'examea de tpus les motifs qu'on peut lui supposer. L'objet spécial ^de cette première Lettre est dé soumettre à Votre Majesté quelques considérations sur ce fait, malheureusement incontestable.

Les gens sensés ont observé depuis long<temps

que toate discorde un peu prolongée signifie que le tort est des deux côtés. C'est une iâcbe et fausse politique celle qui tend à représenter à Votre Majesté la partie active et productrice de la population fiançaise, c'est-à-dire les industriels, comme une foule d'insensés aimant par goût le désordre , dupes âTeugles d'une poignée d'intrigans qui aspirent à noTcrser votre dynastie ; et , d'un autre coté , la royauté comme ne s'étant jamais trompée, comme ne se trompant jamais , comme ne pouvant jamais ae tromper. Non , Sire, il n'en est point ainsi. Sans doute, la prévention existante contre la dynastie des Bourbons n'est point suffisamment fondée ; sans doute , la féodalité napoléonienne exerce sur Topinion des industriels une trop grande influence. Mais %^pioi tient cette influence? quelle est la source de Qrtlis prévention ? N'est-ce point évidemment à la direction rétrograde plus ou moins fortement pronon* cée suivie depuis la restauration par le pouvoir royal qu'il faut attribuer tout cela ? Si Top peut reprocher, avec raison , aux industriels de se laisser influencer pac la noblesse de Bonaparte , ne peut-on pas, avec autant de raison , reprocher à la royauté de se laisser dominer par l'ancienne noblesse? C'est là ce qui a fait réussir, au 20 mars, comme par enchantement, les projets des bonapartistes ; c'est la ce qui leur aurait procuré un second succès depuis long-temps, sans la crainte d'une nouvelle invasion , crainte qui

hé saurait être éternelle. Oui , Sire , je dois avoir le courage de le dire , et Votre Majesté doit avoir la fermeté encore plus grande de se Favouer^ les torts ont été et soht encore réciproques. L'incertitude d'atteindre le but réel et final de la révolution , qui n'est autre que rétablissement du régime industriel; l'inquiétude du retour à l'ancien ordre de choses , ont été et sont ebcore les seuls alimens de l'influence que la nouvelle féodalité a tenté d'exercer depuis 1| r^tauration, qu'elle est parvenue à exercer, et qu'elle exerce encore sur l'opinion politique des industriels. Quels sentimens inspiraient les hommes de Bonaparte à la masse de la nation, en i8i4? Lst haine et la défiance la plus prononcée. Quels sen-^ timens inspirait alors la djrnastie des -Bourbons? L'attachement et la confiance.. Qqi a retourné cet état de choses ? La fiiute des uns , et l'adresse des autres. C'est une conclusion qu'il fiiut bien recon-» ï^iître , à moins de nier un fiiit évident ^ ou de créer un miracle pour l'expliquer.

C'est bien vaineibent qu'on ferait craindre à Votre Majesté l'influence hostile de la féodalité de Bonaparte^ pour là détourner d'abandonner à ellemême l'ancienne noblesse , et de lier la cause royale à celle des industriels. Oui , cette influence est re-* doutable ; oui , elle est ^ il &ut le dire ^ irrésistible ^ tant qu'on voudra la combattre sans s'occuper d'en tarir la source» Mais elle s'évanouirait comme

une ombre, h l'instant oîi la royauté se liguerait franchement et irrévocablement avec les industriels. C^est le seul moyen de sdut durable pour votre dynastie ; mais il est d'un succès certain.

On peut faire en peu de mots Thistoire politique des deux noblesses dans ces derniers temps.

La royauté et l'industrie sont depuis longtemps , en France , les deux seules forces politiques réelles , sous le rapport temporel : toutes les autres existences relèvent d'elles ; les forces propres des deu( féodalités sont, l'une morte, et Tautre mort-née; elles ne peuvent vivre que d'emprunt. Elles avaient vécu ensemble au service de la royauté sous la domination de Bonaparte, qui rendait la popularité trop périlleuse. A la restauration , elles se sont séparées , et chacune d'elles a choisi le rôle qui lui convenait naturellement. L'une, reprenant l'espoir qu'elle avait perdu de recouvrer ses biens et ses privilèges, s'est sentie tout à coup transportée d'amour pour une dynastie qu'elle avait presque oubliée pendant quinze ans : Tautre, trouvant la place prise autour du trône, et, d'ailleurs , n'espérant pas supplanter sa rivale auprès de la royauté , s'est constituée subitement l'avocat d'une nation qu'elle avait opprimée en sous - ordre pendant la même période. Chacune de ces deux classes parasites exploite à son profit la force politique à laquelle elie s'est attachée. Le pouvoir royal et le pouvoir indu-

lllriel en souffrent ëgalement. Leurs rapports , qui devraient être directs pour !eur commun avantage, n'ont lieu que par ces deux fâcheux intermédiaires. Il est donc de là plus haute importance, pour la royauté et pour les industriels , de se dégager respectivement de ces entraves. Mais, pour qu'une telle séparation puisse se faire avec fruit, il faut dé toute nécessité qu'elle soit réciproque.

Les industriels prêteront l'oreille aux instigations de la nouvelle noblesse tant que la royauté se laissera diriger par les conseils de l'ancienne.

La suppression d'un seul des deux intermédiaires serait absolument insuffisante. Les rapports mutuels n'en resteraient guère moins entravés. Cette obser-» vation, que je soumets à Votre Majesté , je la pré< senterai pareillement aux industriels. Que le rapprochement s'opère donc par les deux côtés. Au reste , l'exemple que la royauté pourrait donner , ^relativement à l'ancienne féodalité , serait très aisé* ment suivi par les industriels ^ relativement à la nouvelle ; car ils tiennent beaucoup moins à celle-ci que la royauté ne tient à l'autre.

L'ancienne noblesse, recourant à son unique moyen de conservation , qui consiste à représenter sa déchéance personnelle comme étant celle de la royauté , s'efforcera de persuader à Votre Majesté que l'abandonner, pour faire cause commune avec les industriels y c'est consentir à la diminution de

son pouvoir, et renoncer de fait à la légitimité et au caractère divin que la royauté a eu jusqu'à ce jour.

Cette observation est essentielle à examiner, afin (le caractériser nettement , et en peu de mots , le changement que la royauté doit opérer dans son système politique.

U est certain, et j'aurais tort de le déguiser, qu'une ligue avec les industriels aura pour objet et pour résultat de changer le caractère politique de la royauté. Mais après être convenu de ce point , il reste à savoir si ce changement est évitable , et si , d'ailleurs , il a réellement pour la royauté Tim* portance qu'on y attache. Or, je crois avoir pleinement démontré, dans mon dernier écrit, l'inévi* table nécessité de ce changement, amené par la marche irrésistible de la civilisation : il ne reste donc plus qu'à en apprécier l'importance réelle.

D'abord, il est incontestable que le caractère de IfiL royauté a subi de grandes modifications , et qu'elle pe s'en est pas plus mal trouvée : toute l'histoire le prouve. Elle a commencé par être une institution purement féodale ; mais eJIe s'est ensuite imprégnée peu à peu, et toujours de plus en plus, du caractère communal ou industriel ; et , dans ses modifications successives , son pouvoir réel a toujours été en augmentant, bien loin de diminuer. Aujourd'hui , le caractère féodal doit s'effacer complète-

ment , et la royauté doit devenir entièrement communale. En un mot, le Roi, au lieu d*étre le chef des gentilshommes de son royaume, doit devenir le chef des industriels. Je demande si c'est là une perte réelle, à Tépoque où la gentilhommerie n'est rien, et où l'industrie est tout.

Ainsi, quant à la diminution de son pouvoir, Votre Majesté n'a rien à redouter de la ligue avec les industriels. A la vérité, il pourrait lui rester naturellement quelque inquiétude relativement à l'idée de la royauté par la grâce de Dieu , dont Votre Majesté pourrait craindre qu'un tel changement dans son plan de conduite n'exige&t le sacrifice absolu. Mais cette seconde crainte ne serait pas plus fondée que la première.

Les industriels ne tiennent nullement aux formes; ils n'attachent d'importance qu'au fond des choses. Tout ce qu'ils demandent , c'est que la royauté se combine avec eux d'une manière franche et irrévocable : cette condition fondamentale ■ une fois reriiplie , ils sont bien éloignés de vouloir que la royauté renonce à ses formes habituelles. Seulement, l'intérêt particulier du pouvoir royal exige qu'il ne se fesse point illusion à cet égard , en attachant à ces formes plus de valeur qu'elles n'en ont en effet. L'idée de la royauté /7ar la grâce de Dieu étant directement fondée sur les croyances reli* gieuses , ne peut plus conserver aucune force .. à

(,66) [ voe €po(|ue où ces croyances elles -inclines perdent OU pliitôtont perdu presque tout leur empire, et où te peu d'mflnence qui leur reste tend à se dissiper sans > retour. Ainsi , cette doctrine ne doit être considéréa I actuellement par la royauté que comme un proto* Beole qui n'a plus de valeur réelle. Il serait très &^■ cheux que le pouvoir royal méconnût , sous ce rapport, le véritable état des choses. Il est de la plus haute importance pour ses intérêts, de revenu* de l'erreur extrêmement grave dans laquelle l'ont entraîné ses inhabiles conseillers, lora de la restauration de Votre Majesté , en lui représentant cette L4octrine comme jouisKant d'une très grande inkience , cnmme étant ta base morale la plus solide de l'autorité roynie. Cette fausse mnnière de voii' est un véritable cercle vicieux en politique, puisque, depuis i^i4i '3 royauté emploie une grande partre de ses forces à défendre , et sans aucun succèsi réel, cette m£me doctrine qu'on voudrait lui lâire envisager comme un appui pour elle. Voit» le fait incontestable &ur lequel il importe éminemment à la royauté d'ouvrir les yeux le plus promptement possible , ùûn de ne pas se méprendre sur ses véritables soutiens.

Le pouvoir royal ne saurait donc reconnaître trop tôt que l'alliance des industriels est aujourd'hui d'une bien autre importance pour lui que la grâce t(e Dieu> Mais, du reste, quand une fois il aura

rectifié ses idées sur la valeur réelle de ce proto* cole^ il ne devra nullement redouter que les industriels veuillent l'engager à y renoncer ; car les industriels ne demandent point que cette Corme soit changée ; ils désirent seulement que la royauté ne s'obstine pas à considérer comme une force ce qui a cessé d'en êtrç .une.-

On craint peut-être qu'en ne faisant plus aucun effort pour rétablir l'influence de l'idée du Roi par la grâce de Dieu y elle ne soit remplacée par celle de la souveraineté- du peuple. Cette^rainte est naturelle; mais elle est tout-à-'iait chimérique. Un instant d'attentioft suffira pour s'en convaincre.

La légitimité, telle qu'on l'enlend , n'existe comme doctrine systématique et régulière que depuis hi réfeir^ie de Luthor. Le clergé, pour se conserver une existence politique qui venait d'être fortement ébranlée , consentit à se subaltemiser vis-à-vis de la royauté , et lui fit présent de ce dogme pour s'asjnirer sa bienveillance. Avant cettMpoque, il était bien .question du par la grâce de Dieu; mais il n'avait pat ce hant caractère religieux , et surtout cette importance qu'il eut depuis, puisque les rois y mêlaient assez indifféremment le et par la force de mon épêc. Or, il est très remarquable que le fameux dogme de la souveraineté du peuple sinon fut inventé , du moins commença à prendre du Gcédit, en Hollande, ver^Je même temps. Si l'on

•vit :d*ttn coup d'€^ lea pro{^ di c^djBU^fefi met;, on. les verra cantfammepfc marcber der fimt Un Apport aussi pcinnapent indique^enU» ewL^wm baaucofip plus, grap^ coomûm ^loa^oe Uru^ pûfOiOawauii^mt. £t, en effiNi, îLn tfH p«^ dîA-

<^le de^^eQonogitre qu'il4^^nt.ÀFQijtim#at:J^ im^ lÂmble , ou,, pour mieux dire . rqu'jk ifpt£ut# l'iui çwitre i>uUre, . . -j, .,., .,

,]^PM,r p^u qu on y réfiéchissie , ou swûnuqvo o^ di^ dogmes, n'ppt)d!ex|»tence réelle que par..o|i^p(^(ip<l. r.un.à raiftré. Le seus vulgaire attaché. à I^PW^WU. jr(î(/(^e/wî^/^, ^làjfeupie^ çj mên^. W secd.^eos oJair qu'o^ pui^ lui attacher , e^t joi^m;- /8«f<^/*û;r/ï^îAfl/^ peuple

.•ml(.f|i^ bien, excepté dsins d^ momeus de délire ^^^p^^rès. courte durée y qu'il n'a^pas |e loi^**^'^e ipy$r^ip«.Or, comme il est admis que ceMeyo- Iqpté n'est point déterminée par des : conditions fixes, puisées dans rintérêt du peuple, et quelle 1^ tjcès indép^dante du mérite du swv^nin, il {^^fnsuit que. l'expression souveraineté for la,^^a^ lo9té (ht peuple ne signifie rien que par opposition \ g/mverainetê par la grâce dç Dieu. Elle ne. dé- «igpe qu'une simple formalité à remplir envers le petip.le ou ses représentans , après laquelle tout est fini , savoir, la demande de sou consentement; c'est dpnc dans cette demande que tout consiste, et^ ppif i^nséquent, on ne peut voir là qu'une critiquer

(»«9) de ridée par la grâce de Dieu , laquelle ne signifie réellement que l'indépendance du consentement du peuple. Ces deux dogmes antagonistes n'ont donc qu'une existence réciproque» Ils sont les restes de la longue guerre métaphysique qui a eu lieu dans toute l'Europe occidentale , depuis la réforme , contre les principes politiques du régime féodal. On est obligé , à la guerre ,. d avoir des armes de même portée que celles de son adversaire. Une abstraction a donc dû provoquer une autre abstraction. La métaphysique du clergé a mis en jeu la métaphysique des légistes destinée à lutter contre elle. Mais cette lutte est aujourd'hui terminée.

U suit de ce qui précède , que le plus sur moyen , on pourrait même dire le seul , de donner du crédit et de l'activité au dogme de la souveraineté du peuple, est de faire des efforts pour rajeunir celui de la souveraineté par la grâce de Dieu. Il s'ensuit également que le premier tombera de luimême comme n'ayant plus d'objet , aussitôt qu'on ne parlera plus du second.

Votre Majesté n'a donc rien à redouter relativement à la restauration du dogme de la sduveraineté du peuple de la part des industriels. Au contraire, les industriels, qui ne font de la métaphysique pas plus à la manière des légistes qu'à la manière du clergé, mettront pour jamais de*icôté ce genre de disciissions comme ne pouvant mener à

poNtiqoe.

D*«H0art b tenl »d léel.ipi pciurrak «Mter db h fMlttwatîoii ëe cq ^ofOM^ « •Ué/étaîl po«^

il na saurait y avoir ta i«QMidM:iM(ptd^ les cheft' industriels iioiit^ ck tous, Gsw'tfai risdoutant le plus le désordre, eomme étaBt'Mitx auxquell il cause le plus de dosmuiges ^ ^el m^^ second lieu , ils ont tous les moyens îmgindries^ pour f empêcher, comme ^nt lea A/fSk natiurels ei perma* sens Al peuple.*

Le maintien de la- tnmqpHliîti) istH dà râtiteement à leur influence sur le peuple, influence à la vérité peu sensible pour des observateurs inattentife , mais sûre et continue. Enfin , la masse du peuple (cotnnie étant industrielle, est éminemmeart portée à l^rdre ; il iaut de grands efforts .pourl*e0 détourner, et ces efforts ne seront jamais ftitepar les.iiidustrîeK Dans aucun temps, et Fexenfi^ mêllie de la révo- ^ lotion française le prouvé , le peuple Q^Mt cMAîné au déscirdre que lorsqu^il qnSltesc^ chefs naturels', les industriels , pour suivre des ehe& militantes on légistes. Or^ la mise en activité politique des indiistrie)^ est évidemment le meneur moyen d^empêch^ les militaires et les légistes d'excnrcer jamais la moindre influence sur le peuple. Votre Majesté

SOUS ce rapport , parfaitement tran*

• iU' n'a donc aucun ipotif réel pour ne )[)[cv le plan de liaison avec les industriels y

. est dicté par son intérêt le plus grande et par son besoin le plus urgent. En abandonnant sans retour la cause de Tancienne noblesse , pour se mettre à la tête de celle des industriels , Votre Majesté peut être assurée que ceux-ci , malgré leurs préjugés, rompront très aisément avec la noblesse de Bonaparte', et s'empresseront de répondre à l'appel du trône. Le seul sacrifice réel que Votre Majesté ait à faire, est celui de quelques formules mystiques à peu près insignifiantes; le véritable obstacle à l'adoption d'un tel plan, consiste donc dans le changement complet d'habitudes qu'il exi* gérait impérieusement de Votre Majesté. Sans doute pour qui connaît la nature de l'homme , cet obstacle est très graftd; mais aussi il est le seul; et quels efforts n'inspire pas une volonté ferme, fondée sur la conviction profonde d'une raison supérieure?

Ayant signalé et combattu dans les réflexions précédentes les préjugés qui peuvent s'opposer de la part de la royauté, à son alliance avec les industriels, je vais avoir l'honneur de soumettre à Votre Majesté un aperçu des moyens que je compte employer dans la même intention à l'égard des industriels , c'est-à-dire , pour détruire les préventions

(.7.) (Ififavorables que la féodalité de Bonaparte a fait naître en eux contre votre auguste dynastie.

De Voire Majeité'le très fidèle sujet,

Paii-Scriplam. Je me sois ettorri, lUni cette Leitrt, de renilre ■eoiibl* Il diicrcdit daiu Icqad «t U>mW le dogue de la rojaniû par tn grâce de Dieu, pjr toile <le II décadence <U» «toyansen iteologïqaet mr lesquclln il •'■ppail. Ce qae j'ii dit i ce lujsl exige aoe

Diiliogaous duu le chriitiaaïame Iroii époqaci prioeipalei , duDt

docirine difTrrenle. Ce> iroii rpoqaci tool, i°. celle d<i réubli^se- DKDI du chrirtiiniime: 9°. celle de l'orgiaiiitron dn'oler^ cammi? ponitrirtpiritnel enrnpiru, rtTectoic d'une radoiére déllnilite par lo,

fipe Hildcbnnd, 1". celle eolia de la décadence de ce pouvoir depuis ifcffirmf JeLu.her.

La dociiine de U pirmièrc êpnqae » éli ruenlitlleiuent mor»le et philaalhn>pii|aF Eilr a ta pim biil de Taire admelire par toui les peuple) riiilîiéi cl par leiinuheri. lifiranilpriDcipeqaeleBhammea doiirnl loDi >e rrgardtr cuiame ilei /rerei , cl coopécer an bieu'ètte

Celle de laaecoode ^poqnf a coniiai* (nrtont ï p/oclnmet le pouvoir tpirilnrl ([éii^ul coninie iiipéneat aui difTéreas poarairi leniporrl. européen.

Euliu, daniUi, H IVnien

blir le dogme de t'obéiiunce pasbive, aiiurë ù'j trourer la garantie de lOD temporel.

Tell lODt let trait priDcipaoi il»H par leuadi ont paué Isa doctrine! du clei^. lien eat tesDlté IToia chriatuûimet'bien diiliocta: celai dei apdtrei, celoi dHîldebrand. et nclui ia clergs dépoîi le •eitième tiecle. Il ett dnnc indispensable, qoaad on, paèle do chmtianiime. de dire lequel dei iroiaon a eu vaa.

ApplïqDaDt cette aualjae *n caa acTuel, je dirai qtie le dogme diretiaii de la roranlé^or ia grâce de Dïea, doit étrrjagi différeniaient aoirant l'eipèce de cbrittianiime auquel on préieod le rattacher. ,-

' Si on le rappoTie aa chriatianiame de la premi^re^époqne, il iinposa ■os TOJB l'obligalion de iraTailler le jilui efBcacemeni poaaiUe an bien-fire deirnn penple»; et par conaequent d'établir l'organixtion locialequi peut le mieux proi'nrer ce bien-ttre.

Batiacbéaâ chritlianitme d'Hildebrand, il preacrit aai roiideae regarder camine lei vauaui de la conr de Roloe.

EnSo , rapporté «1 rbriitianiaine de la troiiième epbque ,)1 nlm-

bsnéàeea de l'eAimire.

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