‹ Du système industrielChapitre 21 sur 23 · I. Il y » pi · texte numérisé non relu

I. Il y » pi

tee : k nina pour bqiw%Mt «xemple ae Inv I fmimt ^ fb rMf Somait, ta r^pproCboàinat vmÊafÊ, ■■• coMidéntioa pnûa^itt* en lenr MK. Cai, aÎMi fw je l'u àadi^né dui| la letln B » h nwpnÎMtioii^jll n^nté lur d«t , M saurait ^Kf-mam c^mkplèt»

«t «un dénûw^'il te peut ^ qofiff »'^énat sous k mtm» JjnMiie.qui a exercé le ftfwrpv royal B caractère féodal.

a*, Mesaeurs, l'erreur que je viens de t lieat à l'erreur plus générale qui tend r la révolution française comme une ition de la révolution anglaise. Ainsi, s occasions de revenir sur ce sujet B de mes travaux; la discussion de cette e occupera une place spéciale, ft crois tmîr ittummept constaté par ce (pii précède , que 1» bàlt de l'expulsion de& Stuarts n'a aucune valeur ■datnCBWDt aux Bourbons. Poursuivons l'examen de l'opinion anti-bourbonienne.

Les motifs que j'ai discutés jusqu'à présent, quoique très peu solides , ont cependant une certaine gravité ; cens qui me restent à examiner sont, en eux-mêmes, bien puérils; mais il est néanmoins i]« la plus haute importance de les prendre en considération , parce qu'ils ont sur vQUâ une influence

(»99) atrême ; ils s'adressent à vos passions. Cest snr elles qufi le parti opposé aux Bourbons fonde ses principales ressources, (i)

La passion qu'on a le plus cherché à mettre en jeu, chez vous, dans le dessein de s'en faire- uae arme offuasive contre les Bourbons , c'est ràmourpropre ^natioiuil. On s'est étudié de toutes les .manières, et on est malheureusement panrenu à lier dans votre esprit-, d'une part, avec Tidée de la noblesse de Napoléon: celle d'une haute gloire nationale^ à tout jamais regrettable, acquise sous sa domination , et qu'elle seule peut ranimer; et, d'une autre part, aivec: l'idée, des Bourbons, celle de rhumiliation et de la décadence du nom fi*ançais.

J'avoue ^ Messieurs , quc;^ si quelqu'un pouvait observer cette jdouUe association d'idées. sans .être révolté, il .ne saurait ce qu'il vdoit admirer le plus , ou de l'adresse perfide de la action anti^bonnbonienne, ou de votre boahomie.

Qui d'e^treîV0U3 aurait pensé. Messieurs, dans le temps que vous suppoctieaL avec amertume tous

(i) £n gé^éI^l,. cette £|ctioii .qui s*eftt constilu^ VrSUdacieusement Tavocat exclusif du, progrès des lumières, ii*aime pas le raisonnement , ce n*est pas sur lui qu'elle compte pour la réussite de ses projets! Elle "élude m^éme avec le pliis' grand soin' toute disctimon sérieuse et ajiprofbndie- sur- les qdé^tîoits politiqfiics foiNbûnentales. Ce fait mérite quelque attention.

tmiÊÊÊÊm. ^r h donunàtû» de Bowipsrtc ttMA

iiwiyi wMr ilnmîinrirmiinitrrnniii, — rtriii i'|iii «■r«a«Kseak n^Mdemment npréaoMfeée ceanw iKvàiitdt regret^ caHmelapénodekphn'batte «* b f hw fc—inble de rhi^oire 4rfc urtmn fiwK fMv? Qai (f entre tous sartoatMiflNttfH^u ^'jk {■M dTcaiewlre répéter ces «UgftMnliwit sup tous Ik toas ya iihl cs , vous finiriez p«r y ^tAer foi ? Qhb! tesindastrids, dont les intérêts et lesfaabi- MidtB BOBt si éminemnient pacifiques, céux'là mimte ^ avaient si ardemment provoqué t»m imtitemtnt ratifié la déclaration solennelle &îte pkV i'.iiâ^mblée constituante, de renonciation à toute guerre ofTensivc, et après avoir «prouvé tous les désastres que l'otibli de cette dédanition avait attifé SBT eux , ont pu en venir aujourd'hui à conceotper leur amour propre national tout entiersur les itêv^istations européennes des lieuteoans deBo- ■ajpitto, et à tel point, que quiconque ne caresse pomi PC préjugé rst certain de leur déplaire !

?ioo , Messieurs , un te! aveuglement ne saurait dotwT. Vous ne tarderez pas à reconnaître combien )l nt ridicule , dans l'état actuel de la civilisation, de se glorifier du succès d'une bataille comme du SHB d'une partie d'échecs, abstraction faite du but ^ la ^erre-Vous sentirez , d'esprit et d'âme , que fetndustriels allemands, espagnols, etc., sont bien

plus vos frère* ît vos co-intëressés que les compagnons de Bonaparte. Vous verrez bientôt que votre absurde admiration n'aboutit en réalité , pour vous f qu'à alimenter l'influence d'une faction dangereuse qui aspire à vous exploiter de nouveau. Votre cœur> enfin , rejettera toute idée de communauté et de coopération avec les àffidés de Napoléon aussi fortement qu'il repousse aujourd'hui le moindre soupçon de connivence avec les complices de Roberspierre. Vous pourrez amnistier leur conduite , mais vous ferez cesser le scandale d'en tirer vanité.

Je n'ai pas besoin d'insister à présent , Messieurs , sur l'injustice que vous comntettez , à l'instigatio n de la noblesse nouvelle , en faisant porter sur les Bourbons l'idée dllumiKation nationale qu'on attache à l'invasion de la France par les peuples européens. D'abord , Messieurs , il faut le reconnaître avec franchise et l'avouer avec fermeté , c'est une faiblesse, dans une nation comme dans un individu , de s'humilier d'une leçon , quand on se l'est attirée. L'invasion de la France , qu'on se plaît tant à représenter comme un événement presque accidentel , a été le résultat nécessaire de la juste et inévitable réaction provoquée en Europe par le système antis ocial de politique extérieure que nous nous étions laissé imposer par Bonaparte et ses adhérens. Et en voulant y voir une humi!iation, c'est évidemment

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sur ces hommes , et non sur les Bourbons , qu'il faut en faire retomber le poids.

Je ne ferai également qu'exposer en raccourci un autre moyen très puissant employé par la factioa anti- bourbonienne, et qui n'est que la généralisation du précédent. On vous parle sans cesse des intérêts de la révolution ; c'est la phrase bannale et convenue : partout, et dans toute occasion , on proclame avec emphase que le but de la cause dite libérale , que vou» prenez pour la jcauae industrielle, est de faire triompha Te/ ifUèr^li de la révolution , et on insinue avec adresse que les Bourbons sont un obstacle insurmontable à ce triomphe. Permettez -moi de le dire,.UeGsieurs, je ne puis voir là qu'une véritable mystification: je me servirais d'une expression plus grave, si j'en connaissais d'aussi exacte.

Étrange puissance des mots, qui tient à la confusion des idées! Vous êtes, Messieurs, et certes avec raison , profondément et opiniâtrement attachés à la révolution, en ce sens que vous désirez avec une ardeur constante le changement réel du régime qui en a été le véritable but depuis son origine, et vous sentez en même temps , d'une manière vague , que ce but n'est point encore atteint, sans pouvoir assigner distinctement ce qui vous manque pour qu'il puisse l'être. Ce qui vous manque ! le parti qui a usurpé votre confiance va vous

l'apprendre. Grâce à ce vague et à cette incertitude, il est venu à bout , par une expression adroitement employée, de substituer, dans votre esprit, les intérêts de tous ceux qui se sont enrichis à vos dépens depuis 1789, et qui ont si fort avancé vos affaires , à la cause industrielle que la révolution a eu pour objet de faire triompher. Par ce moyen ^ il est parvenu à vous faire désirer, comme devant constituer le triomphe de cette cause, le succès des projets ambitieux des élèves de Roberspierre et de Bonaparte , lesquels , aussitôt en possession du pouvoir, n'auraient rien de plus pressé que de s'opposer de toutes leurs forces à rétablissement du régime industriel. Tel est cependant le véritable état des choses pour quiconque n'a pas les yeux fascinés.

Ce n'est point sur le passé, lilessieurs , que vous devez porter votre vue , c'est sur l'avenir : vous ne devez vous rappeler le passé que pour profiter des expériences que vous y avez si chèrement achetées. Ce qui do\t uniquement vous occuper , c'est le succès de la cause industrielle, but réel, à la vérité , de la révolution , mais dont , après qu'il a été vaguement signalé à l'origine , on ne s'est jamais moins occupé que dans cette période.

Quant aux intérêts politiques qui se sont créés pendant cette époque, vous n'auriez à défendre que ceux attachés à la division des propriétés opérée

(iok ) par la vente des biens privilégiés, quoique vous deviez néanmoins regretter, en principe, que cette division n'ait pas été effectuée paisiblement, à \Ti manière industrielle, au lieu d'avoir été arrachée Jtnr la violence , à la manière féodale. Mais ces intérêts sont inntlaquablfs, et vous ne pouvez pas fraindre sérieusement qu'ils soient attaqués de manière à vous causer quelque inquiétude. Hors cette seule exceplioH , vous n'avez. absolument rien de commun avec ce qa'ùit appeHe tes intérêts de la résolution; ils sont tous, au contraire', éinineinment apposés auï vôtres , et vbus devez désirer ardemment que leur ambition soit réprimée: Da moins , laissez-en'la défense aux intrig^nS anxtpiels ils appartiennent. - ^ '

Je crois avoir discuté , Messieurs , tous les motifs principaux de l'opinion anti - bourbonienne , et ceux que je puis avoir négligés ne sauraient être d'une grande importance, à moins de rentrer dans les précédens. Je terminerai cet examen par imc comparaison qui me semble devoir être lout-à-fait décisive pour vous détenniner à abandonner à elle-même la noblesse de Bonaparte, eC h vous lier franchement et indissolublement avec tes Bourbons.

Vous supposez jk la dynastie des Bourbons une volonté très prononcée et invariable de s'opposer à l'établissement du régime industriel. Je crois avoir apprécié vos craintes à cet égard à leur juste valeur,

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par les réflexions contenues dans ces deux Lettres. Mais, n'importe , passons un instant. condamnation sur cet article. En revanche, vous m'accorderez , j'espère , que la féodalité de Bonaparte , si elle parvenait à.s'epiparer du pouvoir, en mettant sur le trône une dynastie nouvelle , aurait la même volonté ^ et au moins au même degré. Cela convenu de part et d'autre, avez vous comparé, Messieurs, les* moyens qu'on pourrait vous opposer dans l'i^ne Qt dans l'autre hypothèse? Cette comparaison est, dans une telle supposition , ce qui devrait déterminer votr^ opinion définitive. Or , voici l'esquisse de ce parallèle.

Sans doute, Mc^ssieurs, les forces temporelles , véritables et permanentes de la société, en faisant abstraction de la royauté, résident en. vous, uniquement en vous. Mais cependant des forces étrangères peutent avoir, indépendamment de vous ^ et même malgré vous , une existence factice et éphé« mère, il est vrai, qpi peut néanmoins se soutenir à un certain degré pendant quelque temps. Il serait impossible que la féodalité de Bpnaparte ne finît par succomber dans sa lutte contre la puissance industrielle 9"^ aussitôt que vous l'auriez voulu fermement. Mais elle pourrait résister et retarder l'établissement du régime industriel pendant un intervalle plus ou moins considérable. Sa clientelle est nombreuse , énergique , active et fortement orga-

(,o6) ms^. Outre cela , Messieurs, oii ne Murlât péiaet sans effroi qufc, dans le cas d'une lutte brifvefW, elle pourrait metti^ nKtoimtanéniént (« pMiple d^ son c6té. Quoique tous soyez l«s cheEi nàtnl^ é( permanens du peuple, et qifH tous rMotafiaûM! babiluellement comme tels, 'l'Mj^^Hebce tous à' pHHivë qu'il pouvait être entraWHfMïAlRit quelque' temps 8ouf la bannière des miHtatMiM^ I%i«tes. Tous pensez aveb raison que rinfliKIWfe que les i^itatean p'ourraient avoir sur lui est aujdard'huî beaucoup diminuée , et qu'il faudrait les plus grands éfiforts pour le désorganiser. Mais cette influence n'estpointentièrementaniiullée, ces efforts ne sont pas dbsolàiieot impossibles. Le dogme de l'égalité ttiiiqnv'(r)') c'est-à-dire de l'égale admissibilité à

--(ltJi^,dMpM.«*tte.-*orte d'é^itépor l'épiUiète de 7«ri^f pam qa'tn effet les Turci la pouèdeot depuis fort I(M>g-temps. Elle est précisément le contraire de la véritable tekijti, de l'égalité industrielle, qiii coDUSte en ce que diaeun relire de la société des bénéfices exactement projfttrtîoDnés k sa mise sociale , c'est-à-dire , à sa capacité pOtitiTiï, à l'emploi utile qu'il fait de ses moyens, parmi Iti^di it &at comprendre , bien entendu , ses capitaui. On ne peut concevoir ri>;n de plus opposé a cette véritable égalité, fondement naturel de la société industrielle, que le sjsiême anti-social en vertu duquel chacun jouirait s tour de rôle du pouvoir arbitraire, puisque alors on accorderait les avantages sociaux sans aucune couditioii ni proportion qnelconque d'utilité produite.

Texercice du pouvoir arbitraire, peut encore (aire, si vous n'y prenez garde , de grands ravages : il n'est point tout-à«fiiit émoussé. Quel moyen ave:&vous de lutter contre les séductions de ce dogofie, avant d'avoir pu donner au peuple des notions nettes et précises sur ses véritables intérêts? La perspective sûre , mais progressive , des améliorations cfue doit lui procurer nécessairement la grande ex* tension donnée à la culture , à la fabrication et au commerce,- par l'établissement du régime indu* striel , ne peut point suffire , sans des lumières qu'il ne possède point encore assez , pour l'empécher de se livrer momeiltanéraent à l'appât éventuel, mais immédiat , ^ué peut lut présenter la féodalité milf * taire et jacobine. Si la loterie iait encoi^ tant de dispos ^ pourqum le dogme dé l'égalité antinndttstrieile n*eti ferait^il j^ltis ? Il y a donc ià , Messieurs, un danger réel qui mérite de fixer toute votre attention, en ce qu'il peut retarder*, scrus l'influence de la nouvelle noblesse, l'établissement du régime industriel.

Il faut avouer , Messieurs , que s'il existé pour vous, de 6è côté, un danger aussi véritable, il est fort étrange ijué vous vous amusiez à craindre les tracasseries ridicules de l'ancienne noblesse, qui n'a plus aucune force politique personnelle, qui est sans la moindre influence sur le peuple , aussibien que sans la moindre possibilité d'en acquérir,

(.o«) i«»i9dtele politiquement- que ditit M^Mte. Si ces troii ««svtiaa^ sont -vrnes, M«H»«tnBpassd}Jedleod«nt«-j ila'cMnt ■MC^Me, (bus le ca» MÈate où vous sup> fcàht Mj in té icludi)e::riw^nti«a formelle iblissei»ent.durégiii>e industriel, T que surif én^>«ralion de l'anle^wnliiwi^^De d'aucune •iAmÉi^dk-aanait aucun moyen d«:le retarder Wb^niNHiMt* «t l'iuipasHbjIjtë palpable de la fcMI>-lfcjM«'iiiM'lnit nécessairement. Mais il s'en- «■^«■B-vocore plus de raison, que celte même I ■■iftiiiiiiiii Je la nullité polili((ue de l'ancienoe • inmriii ^ ae saurait manquer de devenir évi- .i*rt»«iB Mto de ta royauté, la déterminerait iml à se liguer avec vous, aussil.ot que [ dissipé son inquiétude fondée et sa , eu rompant form^llenient avec la ■ At Bonaparte.

)(<nàavoîr prouvé, Messieurs, parlacompanÎMM «H je viens d'esquisser, et que chacun de vous peut aisément détailler, que l'établissement du rr^ine industriel peut et doit jiiËme , sans aucun doute, étce retardé plus ou uioins long-temps par U nouvelle féodalité , si vous ne vous opposez proniptcmcnt à la réussite de ses projets^ landts mie, du eolc des Bourbons, il n'y a aucune cliance pour cela . mcnie en acljiicttant, contre toute vrai-

semblance , qu'ils en eussent la volonté , qui ne pourrait seulement se présenter à leur esprit, si vous vous déterminiez à lier la cause de l'industrie à la leur.

J^ai Thonneur d'être ,

Messieurs,

Votre très hnmble et très obéissant seciriteur*

TtETTÏlE.

A. MESSIEURS LES inDU«TfiIELS.

Dans IM Léttirbft 'prëâéâentes, je n û âûcuté que d'un point de vue nationiil l'opinion d'an changement de dynastie. II me reste , pour en compléter l'eiamen , à la présenter à votre esprit sous un poiat de vue plus élevé , sous le point de vue européoi.

Messieurs, le grand -tmnrrenient de civilisation dans lequel la marche des choses entraîne le peuple français depuis 17^9, ne doit point être considéré comme simplement national. Il a un caractère plus «râéral. Toutes les nations occidentales de l'Euvope y participent d'une manière plus ou moins &cije à discerner. C'est ce dont les trois exemples récens de l'Espagne, de Naples et du Portugal viennent de vous donner la preuve la plus évidente. Vons ne pouvez vous dispenser d'envisager l'état de votre cause sous cet aspect important , pour vous former une idée complète de votre véritable «tuation politique. Entrons , sur ce sujet , dan* ■H^nies développemeng.

Depuis î'établissemerit universel delà domination romaine dans l'occident de l'Europe, il a toujours existé, entre les différentes nations qui en font partie, une sorte de lien d'homogénéité politique, qui , malgré dès ditterences nationales très réelles , leur infiprime un caractère de communauté , et les sépare atsotament , à cet égard , des états de l'Europe orientale. Leur civilisation i'est développée d'iine manière a peu près uniforme, au moins sous les rapports léi plus essentiels , quoiqu'elle n'ait point marché partout avec la même vitesse. Cette ^Tniittude ^st tutiÎTjtiTS devenue ptus entière à meran§ que i^ pvogràB des iâmièrcB a fdicïtilié et multiplié lès ^cOttiiïruttiTCîBititrtis de tout gtenre.

liisqu^à présent , cette analogie ne s^est préis^entée que comme un résultat forcé de la nature àes chose» à .laquelle les peuples ont obéi involontairement «t «ans s'en a^ eroevûir. La formation des scMsiékés iiiaddrneA.^<daii6 le HKKjreii 4ge , aymnt«u li«ii ehez ces <Hmr«c8 natieiK , *Ae iû. 4kiêm« maniène, % frètt "près à h wiêiwfe 45^)oque , «t lorsqu'il exisrtait déjà entre elles, en vertu d'une domination commune, une grande conformité politique, il a bien &Ilu, de toute nécessité, que leur marche ultérieure «e-pesMiitîl jusqu'à un •certain point de cette oomniiRHifrté d'inigine, ^t qtt al s'établit , de fint, mM mimm de^rsei^ , ufvè eertartie similitude «t une certaine simultanéifélians leurs progrès. Mais au-

jourd'hui, au lieu de cette simple analogie, il peut et il doit même se former entre ces peuples une véiilable combinaison d'efforts politiques, ayaut pour objet l'ctablissement du régime industriel, qui a toujours été leur destination Onale commune , cl qui doit être aujourd'hui leur but à tous, quoique tous n'en soient pas également approchés. La possibilité, ou, pour mieux dire, ta nécessité d'une telle combinaison , est un des résultats les plus importans et les plus heureux du progrès des lumières. Ci)

(i) O que je vien* d'sTiBGW,.Mni-f4a»j ttfdfe tajtt d'uD eiamea spécial et direct, t^ «fuettioD Qtiç je iffVtt jci m'oblige à me borner, pour le moment , sur cet article à de» iiidicaiiont générales.

Pour faire senlir toule l'importaace de cette grande combinaison européenne, je me propôie de démontrer; i". que réiablissemeut complet dn régime mdastttél' serait HnpoM'ble dani chaque nation iiialéneot, û tous les peuples de l'Europe ocâdentale ne s'en ocoapaient isimulunémenl ; 3°. qne «i , à la vérité , la marche de U çivilisalion a réservé à la France l'honneur exclusif de commencer l'organisation du régime industriel, il n'en est pas moins vrai -que , l'impulsion première une fois donnée , certaines portions de cette grande entreprise doivent naturellement £tre exécutées par celle des autres nations occîdenialet qui te trouve être la plus avancée , la France n'eier^mt pour cette partie du travail commun, qu'une BCtion «ecsn-

Ainsi , Messieurs , la cause dont vous devez poursuivre le triomphe , n'est pas simplement française, elle est européenne. Dans l'action que vous êtes appelés à exercer en France , vous devez vous regarder comme les collaborateurs de tous les industriels de l'Europe occidentale. A vos devoirs nationaux, se joignent donc, Messieurs, des devoirs d^une nature plus générale, des devoirs européens , fondés , comme les premiers, sur vos intérêts , sur le rôle que la marche de la civilisation vous assigne aujourd'hui pour l'organisation du régime industriel. Vos obligations , à cet égard , sont faciles à déterminer : elles sont renfermées daris le besoin général de vous mettra en harmonie politique avec les autres nations de l'occident européen, c'est-à-dire, d'adopter immédiatement les perfectionnemens introduits par elle; et à votre tour, de Içur donner l'exemple pour la part qui vous est échue dans le travail commun.

En partant de ce principe, Messieurs, il est facile de vous prouver qu'il vous impose la loi de renoncer à l'opinion que la féodalité de Bonaparte est parvenue à vous inspirer, relativement à la prétendue nécessité d'un changement de dynastie, opinion que déjà vous devez abandonner par tant d'autres motifs. Vous pouvez reconnaître aisément que tout crédit accordé par vdus 5 ce préjugé, est, de votre part, une véritable rétrogradation de votre

«use , som le rapport européen , non moins que sous le rapport national.

Il vous sufOni pour cela , Messieurs, d'examiner un in&tant Tétat actuel de la cause industrielle, considérée comme cause européenne, en l'observant d'abord sous le point de vue du pas qui lui reste à faire, et ensuite sous celui du mode à adopter ^ pour faire admettre les perfectioimemens que ce pas doit introduire.

L'Angleterre a tendu la première vers le régime industriel. Mais, vu Tétst imparfait de la civilisation à l'époque où elle entreprit sa réforme polîtique, elle n'a pu par\-enir (ju'àune modi£ieaUon du régime féodal. C'est, ea réalité, W nati«t&toçaise qui a été appelée , par la natace 4ca Chos^ i à commencer rorganiaation du régime industriel. Quoiqu'elle n'ait point encore conçu DCtteiKent le véritable but de sa missiwi^ elle en a foitement senti l'importance, et le signal <{B'elle a donné en 1789, a imprimé à toute l'Europe occideutale le mouvemetit qui doit avoir pour résultat final l'établissement du régime industriel, et dans lequel la France doit conserver rinitiativa.

Pour atteindre ce but marqué par la natura des choses, il y avait, préalablement^ une ccoçbboa indispensable à remplir. Il fallait eemnencer, avant tout, par établir, comme ordre de choseC provisoire et préparatoire, le régime parlementaire inventé

par lu AjigbM ^ et que Fexperiaftce avait Sût ve- CQt«Mi;^tr« QCdmiie. étant b ineilicuirtt modifioaticMi p^9i]lk iTi» sjnAQBie féodaL ûettt eonditian devait â abord é^ ronplie par la natioo française, avaiM qu'elle se livrât à la préparation et à la fefmatieii graduelle du ajatèiae iadmteiei, afin de peuvoir eSkéenter ee tranrail, néoeasairenieBA très teqt, avec tout h cfléne ^ tente la maturité indispeBsaUes. Cuk ce qu'elle a fiai pair Ëiire , apràs s'être égarée pendant un> quart de siècle dana une direction absotument vicieuse. Mais ce premier préKmiBaire n'était point encore suffisant ; il fallait , en eutre , que la Hiime cimdilion fât remplie par les autres natioi» oocideàtales dé l'Europe. Il était nécessaire que Pad<^tk>n eu régime parle«>eBtaire £àt ainsi généralisée^ pea^r pouvoir s'occupa, sans béai* tatkai e^ avec upe eutiére sécurité, de la prépa* ration du aystèiae industriel.

C'est là le paa Qssentiel que l'Espagne^ et après elle NapleaetlePoc'tugal, ont foit faire aujourd'hui à la cause commune des peuples de Ffiurope occidentale. Dans cet état des choses , il est évident que voua deveai vous ûcouper , sans délai , de la formation du systèoMi industriel. La tâche préliminaire qui devait âtre exécutée par tes autres nations d'occideni ^ent d'dtre adievée. Par li| nature des chosea, ellea ne aanraient actuellement aller plus loin , et dles ne le toiteront pas, si elles se dirigent

(»i6) d'après une politique sage et éclairée. C'est à la nation française qu'est destinée la fonction de commencer à mettre en activité le véritable travail organique du système industriel : rien ne peut l'en dispenser.

Il résulte, Messieurs, des considérations précédentes , que l'adoption récente du régime parlementaire par les Espagnols, tes Napolitains et les Portugais, ayant terminé, de fait, le travail préalable qui devait précéder la préparation du système induslriel, vous n'avez plus aucun motif réel qui vous oblige à l'Ajourner- Tous les obnàetes véritables consistent dan» votre défrnt'de^voloiité et d'activité. L'influence que vous avez lusse |H«ndre sur votre esprit à la faction eunemie des Bourbons , doit donc encore être condamnée , sous ce rapport , comme étant la cause principale qui vous détourne de travailler directement à la fermatiou du système industriel. Sous ce point de vue , cette Ëiction n'est pas moins anti-européenne qu'anti-fran^aise. Les autres peuples vos co-intéressés ont achevé de contribuer, autant qu'ils le devaient, au progrès de la cause commune : vous seuls ne vous élevez point au rôle qui vous est assigné , et c'est le misérable crédit que vous accordez à la féodalité de Bonaparte , qui vous retient, dans cet état de subalternité politique. S'il était possible que cette faction anti-sociale vous fût assez chère pour que

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▼ous puissiez hésiter à rabandonner à eneHnème , d'après Yotre intérêt bien démontré , tous ne devriez pas du mams balancer un seul instant à le sacrifier à la cause générale de PEurope occidentale , qui est aujourd'hui remise entre vos mains , et du triomphe de laquelle FEurope attend avec confiance que vous vous occupiez.

Vous trouverez. Messieurs, des moti& encore plus pressans de détester l'influence de cette faction , si vous considérez maintenant combien elle vous laisse en arrière des autres peuples occidentaux sous un second rapport , sous celui du mode à adopter dans la mise en activité des perfectionnemens politiques.

Dans la révolution firançaise, la royauté a été renversée , la dynastie qui l'exerçait a été proscrite, « une partie de ses membres a été massacrée. Mais l'expérience des désastres de tous genres, qui ont été le résultai d'une telle direction , n'a point été perdue pour les autres peuples ; l'Espagne, Naples et le Portugal viennent d'établir directement le régime parlementaire, en respectant avec soin la royauté et la dynastie qui l'exerce.

Ce besoin si généralement et si profondément senti de respecter la dynastie, n'a point été observé avec assez d'attention dans ces grands événemens. Un tel sentiment constate néanmoins un progrès très remarquable dans l'éducation des peuples ; il

montre tpic les oatioas sont .lujour^l'bui arrivoes au point de «.ivoîe pralît«r de l'e\p«riei)ce le& uses d» autres ; «u il u'esi. pa» doutwu que «'«at uqU quetnenl ù l'Ëxemi^lv de U révolutiun ft-^nçaisa qu'on doit iKllribucr une aussi sage disposition. On peut apptvcier quelle prudepce admirable e$t dérivée de celte grande leçoA, ea con&idérant surtout Us Portugais , ({ui veulent avec ard«ur le maintien d'une dyua&tie que un élojgnenunt , depuis plusieurs anti«e&, wmhUrait devoir leur Taire considérer presque coninje étrangère t et qui se borneatà wlliciUx le retour de quelqu'un de ses meotbrvfi, sans qu« l'idée d'une autr* dywiali« se présente seulement à leur esprit.

<>uel conlrasM , lâessieurs, entre des seotititens .iiissi êuitaeiouient raisonnabW , et la déplorable bonhomie avec laqu«lle vous accueille» les suggestions ambitieuses des élèves de Bonaparte! Votre eipérience aura &ervi à toute L'Eun^ , et elle sera pour vous seuls restée comme nulle \

Il y va du véritable honneur national de ne pas voua montrer inférieurs en sagesse politique à des peuples moins éclairés que vous, et dont le seul guide est une expérience 'qui ne leur est point personnelle.

Quand vous ouvrirez les yeux , quaod voua secouerez le joug moral que In nouvelle noblesse est parvenue à vous imposer, vous sentirez uéces-iai-

Tement que^ hvQXk loin de ife%tfiv en arrièire âe$ Espagnol , des Napolkmns et dà& Bcutugaîfiy soum le rapport que j[e vieQs. d'indi^^uer, vaus deveoi au contraire , squi$ ce méoie rapport^ allée plus loin qu'ils n'ont étç. Le. perfectioonemeot que tous êt^ appelés à introduire dan$ l'orgauiaatiQa sociale «U beaucou|^ plu3 important que celui qu'ils oxit trans* plaiité chci; cni^ ; de iQême, et par une eQnséqueocs naturelle^ \qus devez développer, en fefisaiit adk mettre ce perfe^tionoeiuent ^ «ue sagesse politiqiw plus grande : je m'explique.

Ces mêmes nations qui ont donné le bel exempte d'un changement opéré dans le régime poUûquet en maintenant scrupuleusement les dynasties ^ ont eu le tort très grave, quoiqu'il soit peut-<etre exfiVh sable dans leur position , d'introduire cette réforme par l'intervention des militaires; Il n'est pas inutile d'observer que c'est précisément cette circonstance vicieuse et blâmable dea révolutions d'E^gne^ de Naples et du Portugal^ qui est présentée par-dessus tout à vQtre admiration par la féodalité de Bona* parte ^ qui se garde bien d'insister sur le iait du maintien des dynastieSs S(ais vous tromperez ^ Mes* sieurs, on doit l'espérer, son attente sous les deux rapports; vqus repousserez avec indignation toule tentative d'intervention des militaires dans le triomphe de la cause industrielle » si jamais on osait en essayer.' G'e^t «i'une manière paisible % et entiè*

mnrnt légale, que doit être déterminé le mouveinem d'organisation du régime industriel , mouvemrnt <]ui, par sa nature, est purement moral, et dans let^uel la force physique ne saurait intervenir sans le dénaturer. La seule mesure qu'il vous convienne de prendre pour cela, doit consister dans une adresse au Roi,signéede vous tous. Messieurs, dans laquelle, d'une part, vous déclarerez à Sa Majesté l'intention formelle de mettre un terme décisif nux inquiétudes que peuvent causer à sa dynastie les projets des ambitieux de tous les partis, et A d^une autre part, vous la supplierez de vouloir bien adopter les mesures nécessaires pour que désormais le budget soit fait et discuté' uniquement par àes industriels.

Messieurs, les différentes considérations que j'ai soumises à votre jugement , tant dans les Lettres précédentes que dans celle-ci , me paraissent embrasser , sous tous les rapports de quelque importance, l'examen de l'opinion anti-bourbonienne. Comme chacune d'elles n'a été présentée que d'une manière sommaire , il est inutile que je vous eu offre une récapitulation.

D'après la critique individuelle de toutes les prétendues raisons qu'on vous donne à l'appui de cette opinion, vous devez vérifier ce que je vous ai indiqué d'abord, que la véritable cause originelle

(aai )

de la fâcheuse influence que vous avez laissé prendre dans votre esprit à ce préjugé, est uniquement dans vos habitudes d'inertie poUtique, de défiance de vos luAiières personnelles , et nullement dans la force propre de cette opinion. Vous devez actuellement être convaincus que le seul, motif réel en vertu duquel cette funeste disposition habituelle vous a entraînés vers cette opinion , est Terreur commise par la royauté de s'être faite imprudemment la protectrice de l'ancienne noblesse ; erreur qui n'a de fondement solide que précisément à cause de la protection aussi mal entendue, pour le moins , que vous-mêmes accordez à la noblesse de Bonaparte. Enfin, je crois pouvoir conclure, en général , de tout cet excimen , que soit comme Français, soit comme membres de la grande nation formée par les peuples occidentaux de l'Europe, vous avez le plus grand tort de laisser prendre à la nouvelle féodalité aucun crédit sur vous ; que vous commettez la faute la plus grave en lui confiant vos intérêts généraux, et qu'en définitive, vous jouez encore aujourd'hui le rôle que vous n'avez pas cessé déjouer depuis 1789, le rôle de dupes et d'instrumens entre les mains d'une troupe d'intrigans et d'ambitieux qui prennent tous les masques pour usurper votre confiance, et dont le but réel et constant est la possession pleine et entière du système d'arbitraire le plus vigoureux et le plus

âispenàieux qui puisse exister dans l'état présent d« la civiHsation.

Je vais terminer ce travail par le résumé des considérations qui se rapportent en même temps an pouvoir royal et an pouvoir industriel. Ce ré- •amé sera l'objet de la Lettre suivante.

J'ai J'hoaneur d'être ,

MbssiedrS,

Votre très bamUe «t très

(^t&MBt Mrriteiir.

Vï' LETTRE.

«tM««;if^ «ft» i.h¥¥ii%ft sfrtt ife» iroùiCBOftS.

AU AOl ET kXni ïJïDtrsTlOELS.

OiRE et Messieurs,

et le pouvoir industriel sont , en ce inomctft , l'un à r^j;ttrd<éiB I^^ éàM une âisposîtion antipaâircfue émîneimiimt f)fëy»àieflii)hi ^ lêiR^ kitëf 6ts r«i$pfeO h6. li'«A)}M *itpëlHë} <4e 'éet éôrît 4i 4élé de e<^m%ràtt^e , aap^ de ehèfeun Ae^ âm% pbtt^^in , eette défiatiee

récuq^rbqotd. f l ifire 'M^è ttlaitt^èVrant à hùr tslthit \e fésUïAé <â6b ftkidiptilkfs ^ëtiSTé^àtéXtctits ffa^ je tew m ifMt*ésirtî(é6s éftti^ èétt^ YBë , et Veiipo^ré des oonckMdiià ^éivélra)«s ^ui 4en dérÎTent.

Sirê «t MlMi^ttiis^ !à l'e^igîtie ée k révolutmi, lâTOykiyté a ftit pp^vê des -disposifibiTs les plM faV43^[%ii)l66 «ttk iftdustrielâ , en «accordant au tiêrâétui ulie âoâl>i^ Teprcsentaticfft dans les étals-généraux: les industriels, de leur côté, ont manifesté d^iftië WâVrièrie ftoh^ui^oque letft* vif attachetncfnt pMûr 4à Myàtité ^ f>aur la itaatdt>ii île BourboTi.

que aussitôt après ce premier unoineilff pouvoirs n'a persisté dans celle sage diepuis cette époque, il ne s'est guère fait, d'autre , que des fautes. Les torts ont ,é réciproques et égaux : il» le sont encore I li.

b la royauté, cédant aux séductions de

..iiti 'a£c féodal et théologique, a pris fait et

se pour i privilégiés contre les industriels.

x-ci, d'un autre côté, entraînés par l'influence

des li'gistes et par les doclriues des métaphysiciens ,

ont laissé renverser la royauté et proscrire la maison

de Dourbon.

En second lieu, après celte funeste catastrophe, lorsque la féodalité française, étant ailée, au nom de la maison de Boarboa , se placer sous la pnK tpction de la féodalité eurâpéenne,&délerBEÛné son irruption sur la France , la royauté n'a point protesté contre l'abus qui a été ^t de son ^om; elle t|'a point rompu avec les [«'ivilégiés. Di'uQe autre part, les industriels, au, lieu de se-lKHiiec k'tepousser une injuste agression ,-st sont laissé Onporter à la passion 'militaire, et ils dnt développé au plus haut degré , pendant quinze ans , à l'égard des autres peuples européens, un caractère rétrograde et anti-social. •

Depuis la restauration, largyauté est^nttrée un instant dans la bonnç^ vote; d'abord j.«9aétAb&«ant

la coïistitutioA anglaise ; et plus tard , en faisant admettre les industriels à Télectorat. Mais malgré ces faits , on ne peut disconvenir que la royauté li'a suivi cette route qu'avec beaucoup d'hésitation , et qu'elle a laissé prendre à l'ancienne noblesse et au clergé une trop grande influence sur son système politique. Pareillement, les industriels y au lieu de marcher dans la carrière véritable du perfectionnement que la royauté leur avait ouverte , ont accordé leur confiance politique à la noblesse de Bonaparte et à sa clientelle , et se sont laissé entraîner par elles dans une direction hostile plus ou moins prononcée contre la maison de Bourbon.

Enfin, aujourd'hui la royauté se livre plus quô jamais aux conseils de l'ancienne noblesse, et Findustrie à ceux de la noavelle. La conduite de la royauté fait craindre aux industriels la prolongation des abus existans, et même la tentative du rétablissement de ceux qui furent abolis par la nation en 1789. Réciproquement , l'attitude politique des industriels, leurs préjugés contre la maison de Bourbon, peuvent inspirer à la royauté des inquiétudes sur son sort.

Sire et Messieurs, ce parallèle, qu'il serait Sicile de poursuivre dans les détails, vous prouve que , depuis le commencement de la révolution , la con^duite politique de la royauté et celle des in-

( aafi ) (lasIrîrU onl été également vicieuses. Les coiirtisausre3)>rctils des deux pouvoirs présentenl à cbncua d'eux les torts de l'autre, en s'attnchant à nier ou i dissimuler les siens propres. Faite Hvec une telle perfidie, In récapitulation du passé ne tend sans iloute cpi'à fomenter et à entretenir k discorde (i),

(i] Eli observant la masse de» bomines ([ai ont actuell«M<nt niie opinion politique , on j remarqne trois disposMou d'osprit différente* dans k manière de jagef les ctwes et les pcrtoumes,

liM un* sont ou disent être ^rsiiadés ^ue les opinions det gouTCmanï légitimes sont inaccessibles à l'erreur, que leur coud nite est toujours, par sa nature, exempte de blâuie, et qu'enfin les peuples sont trop henreui de se laisser conduire sans eumen par ces êtres d''une nature supérieure.

D'autuf fiiiiatiquei , réeb on simulés, jouent, le néme râle dans un sens opposé, ils ont inm^iorlé ans nations l'infaillibililé pujiali'. Paur etix, ce qu'a fait une nation est raisonnable et juste, par cela seul qu'elle l'a fait. Si elle est eu opposition avec son gouvernement, c'est toujours dans eeitti-ei n^*essairement que se trouve tout le tort , MM qu'il soit nécessaire d'examiner plus amplemeut la qsestion. Enfin, si vous avez le mallieurde prétendre que trente millions d'hommes peuvent se tromper comme un seul individu , vous blaspiiémei , et vous cour» le risque d'être ntis à l'index comme anti-patriote.

II parait difficile de surpasser eu absurdité des hommes qai veulent que, dans des querelles prolongées pendant Ukft longue suite d'années ou même de générations , les

Maïs, cjiie le pouvoir royal et le pouvoir industriel fixent leur attention chacun sur le tableau de ses

torts aieqt ^té etclmivement et à tout jamais d'un seul c6të. Cependant îl y a une erreur encore plus étrange , c'est celle de youloir que tout le monde se soit hien con«^ duit , c'est-à«-dire , en d'autres termes ^ que le mal n'ait point eu de cause.

Telle est la manie systématique d'une troisième classe d*hommes , que la sagesse de leurs intentions peut seule les faire excuser de la niaiserie de leurs opinions. Ces hommes* voudraient s'élever au rôle de conciliateurs /et ils n'attei-* gnent qu'à celui de bonnes fetmnes^ Au lieu de faire vive« jnent sentir à chacun les fautes qu'il a commise , pour en tirer tout à la fois des leçons salutaires, et le plus grand moyen de conciliation^ la démonstration de la réciprocité des torts , ils prescnvent de ne jamais regarder dans le passé, afin, sans doute, de voir plus clair dans Fàvenîr. Ces hommes se croient modérés^ cot9me si la modérâtioti cousistait à fermer les yeux. Sans nier îe malaise actuel du corps social , ils s'attachent à dissimuler scrupu<lensement les fautes mutuelles du pouvoir royal et de la nation , qui en sont l'unique origine ; et cela, Asent-ils,afiu de ne point aigrir les passions. Us ressemblant beaucoup à un médecin , qui , consulté sur une maladie graviî , suite d'un excès de table \ s'interdirait scrupuleusement de pen * ser à cette cause dans la combinaison de son plan de trai-* tement, afîn de ne pas faire injure à son malade, en le soupçonnant de gloutonnerie , et qui , par cet excès de politesse , le laisserait périr.

Ces trois manières de voir concourent, par des moyens différens, à un but commun, celui de prévenir, où dti.

propres fautes, et ils abjureront, d'un commun accord, leurs fatales préveDUoiis. La parfaite réciprocité lies loris, ninsi que leur enchaînement mutuel , doit coDvaincre les deux pouvoirs qu'aucun n'est en droit d'accuser l'aulre, et que leur exaspération n'est nulleinenl fondée.

Ces injustes préventions étant une fois dissipées, de part et d'autre, et la raison pouvant se Faire écouter, les industriels et la royauté ne doivent pas tarder à reconnaître que leurs intérêts les plus grands et les phis directi . leaT' imposent la loi cle s'unir intimement. C'est ce que je crtàa avoir

moins d'étooffer tonte dîtcntùon approfondici d'où pourrait Kulc réeulier l'éclûrcittement des id^ politiqiies. Les deux premières s'y opposent direclemeiit, cosuneiacompatibles fTec elle. L» dernière, sans la proscrire formellement , la rend impossible , en dtant la seule base solide, l'obserration du passé.

Et c'est entre ces Iroïs dispositions d'esprit qu'ont lieu tous les débals politiques ! Mais comment pourrait-il eu être auirementS Ceui qui ont contracté les kabîtudet intellectQelles,et acquis les données posilives, nécesiaires pour traiter convenablement les questions politiques, ne s'en occupent pat : et ceux qui s'en chargent [en ne parlant même que des hommes bien intentionnés) ne remplissent aucune de ces conditions. Si cet état de choses ne devait point changer, il n'y aurait pas de raison pour que, dans un siècle, les idées politiques fussent plus nettes. qu'dles ne le sont aujourd'hui. ^ .

établi dans les Lettres précédentes , par plusieurs considérations distinctes. J'ai démontré à la royauté qu'une liaison avec les industriels est pour elle le seul moyen réel de salut , et qu'elle court les plus grands et les plus pressans dangers, si elle ne se hâte d'organiser cette alliance. J'ai prouvé aux industriels qu'ils s'exposent à retarder et à entraver l'établissement du régime industriel , s'ils ne forment point promptement une ligue franche et indissoluble avec la maison de Bourbon.

Sire et Messieurs , une considération qu'il ne faut jamais perdre de vue, c'est que la combinaison que je propose du pouvoir royal et du pouvoir industriel f n'est point une innovation politique, et qu'elle est , au contraire , un simple rétablissement des rapports les pluis anciens , qui , pour le coAimun intérêt de la royauté et des industriels , n'au* raient jamais dû être abandonnés.

Depuis l'établissement de la dynastie des Bourbons et l'affranchissement des communes qui a commencé à peu près à la même époque , il a existé entre les industriels et la royauté une alliance politique continue. Gettealliancea été, pour chacun des deux pouvoirs , une des principales causes qui ont concouru au développement de son existence politique. Elle s'est maintenue jusqu'à Louis xiv^ qui a détruit lerapport, en voulant faire tourner au profit exclusif de la royauté les résultais généraux

ée raction exécutée en commun ^ e^ttcca^li^i une partie des forces du pouvoir royal èMmpkMr^ aux frais de l'industrie, par ofie existence fiMrreikl) celie que la féodalité venait de perdre par Feifel4e eette action; Cette erreur capitale de la^ rdyft«léa constamment subsisté ^depuis cette époque ; elle subsiste encore. Elle est le prindpè auquel doiveit élre rapportées les 4auteà comtftilês par le pouvoir royal , depliis le commencement dé la révolution. Mais l'expérience des malheurs qui en sont résultés pour la royauté et pour les industriels ^ démontre irrésistiblement que les liens primitifs doivent être renoués le plus promptement possible, que les êeux pouvoirs doivent se combiner de nouveau.

Leur première alliance avait eu pour objet la dtHruction du pouvoir féodal : elle ne peut plus avoir le même but , aujourd'hui que cette destruction est entièrement terminée. Son objet doit être la préparation et l'organisation graduelle ^u régime industriel , qui doit nécessairement succéder au régime féodal.

Après avoir avoir fixé le but actuel de la nouvelle combinaison de la royauté et de l'industrie , j'ai dû , Sire et Messieurs, vous représenter la condition préliminaire qui doit être remplie des deux parts, pour que cette alliance puisse se former. Cette condition est facile à sentir : elle consiste , Â*un«t d'autre côté^ dans la suppression des deux

ifiterinédiaices qui se sont interposés entre les deux pouvoirs. Les rapports entrte la royauté et les industriels ne peuvent exister s'ils ne sont directs.

Sire 9 Votre Majesté doit être pleinement convaincuie que les industriels ne pourront jamais «• lier franchement à la royauté ; tant qu'elle accordera quelque influence politique à rancienne noblesse , avec laquelle les industriels ont toujours été, sont et seront toujours en opposition absolue. Queli|Me danger qu'il y eût «pour eux. à laisser triompher la noblesse de Bonaparte , ils y consentiraient plutôt que de se voir gouvernés par les exprivilégiés. Les industriels ne seront en paix avec l'ancienne noblesse, que du moment où elle renoncera définitivement i jouer aucun rôle politique. Quoique cette antipathie soit fort exagérée dans l'état actuel de la société, elle est cependant naturelle, et tout«à*fait indestructible , parce quelle est le résultat des habitudes contractées depuis l'offranchissement des communes. C'est un fait dont il esl> indispensable ^ Sire , que la royauté soit bien pénétrée. • .

D'un autre coté, Messieurs,, vous devez égale^ ment être persuadés que: toute liaison avec la noblesse de Bonaparte, est^ de votre part, un obstacle invincible à l'union, franche de la royauté avec les industriels^ 6i la protection accordée par le pouvoir

royal-A l'ancienne noblesse vous inspire de l'inquiétude et de la défiance , le simple bon sens doit vous faire comprendre que la royauté a bien , à son tour, le droit de s'alarmer, avec autant de raison, de la protection, aussi imprudente pour Je moins, que •us accordez au parti de la nouvelle noblesse. Vous ne pouvez pas lui demander d'abandonner ses protégés , sans congédier les vôtres.

Ainsi donc U royauté et l'industrie, afin de pouvoir s'unir intimement, doivent rompre, chacune de smi côté, avec les deux dasses d'intrigaos et d'ambitieux qui entravent tous les rapports politiques. Ces deux, factions n'ont que trop lon^-temps occupé la scène; il est temps qu'elles rentrent pour jamtisdaas leur nullité naturelle : alors les débats politiques auront un caractère dair, ou, pour parler plus juste, il n'y aura plus de lutte^carcesont ces factions seules qui l'entretiennent, en empêchant la royauté et l'industrie de s'entendre et de se combiner; ce* sont elles seules qui aigrissent les dea:^ pouvoirs l'un contre l'autre.

Cette ccmdition préliminaire indispensable étant remplie, l'alliance du pouvoir royal et du pouvoir industriel peut se former de deux manières diflférentes; car chacun des deux pouvoirs a des moyens Butuiuliers pour la déterminer. On peut dire qu'à •et égard, leurs facultés sont à peu près équivahmrt. niiTT'l" '"""" ne soient point les mêmes.

L'action nécessaire pour cela doit être envisagée sous deux rapports distincts : en elle-roétne d'ad abord, et ensuite quant à 4a volonté d'y con-' courir.

Or, si l'on examine maintenant de cette manière les moyensde la royauté, on trouve qu'ils sont ti^èsgrands sous le premier rapport , et très-faibles sous le second. Il n'est pas douteux que si le pouvoir royal était une fois bien convaincu de la possibilité, de l'utilité et de l'urgence de son alliance avec les industriels, il pourrait très-aisément en déterminer la formation immédiate. Il suffirait pour cela d'une simple ordonnance, qui établirait les dispositions nécessaires pour que le budget pût être fait et discuté, à l'avenir , par des industriels exclusivement. L'industrîetf*épondrait certainement bientôt à cet appel , et dès lors la grande réorganisation sociale -qui doit terminer la révolution, commencerait à s'effectuer : ce mouvement s'opérerait sans efforts et promptement. Mais si l'on considère combien les habitudes profondément enracinées de la royauté sont contraires à une telle action; combien, entourée de mille causes d'erreurs, il lui est difficile de connaître le véritable état des choses , et les mesures qui doivent être adoptées, on setitira qu'il est, non point impossible, mais peu probable que la royauté puisse avoir d'elle-même la volonté d'appliquer, au but dont il s'agit, les moyens im-

man Bwrtic me ^mlM d'esprit^ el mm- fti miAu dbccandIèndbBl il y â UmfmÊ j'm^mflhÊ. «

Les kidiistndsy aa oonlnirr^ n Vml aaettngiftQâ dhrtàfcw p i f il cw th f p i r «i < cm cette TOl<m^^ pHH|iielBwiatmiià?ia0e jyUîmce foi Jeîf, enwiner fétaUinaHKVl .dtt régiae îadhiiliMlf esl dûnecl et radent. Ib nViafc d*etttre obtUolé à ^amere, •oei ce rapport, que leurs habiludes dctubaltermàé el d^iaerlie polilM{ue, qui tendent àà jour en îoiir à s*éiraBOukry el leurs préventions contre la ■Uttion de Bowbon, qui nesauraûent résisler longteaqia à FeuMBen^ Mais. d*un autre colé^ l'action des industmls serait akéccasaifesi^il beai^oup plus lente que œlie de la royauté , parce qu'elle serait indirecte, devant avoir pour ^jet d'indiquer à Ja r jyauté les mesures qu'il convient de prendre, et de lui demander légalement de les adopter. Un tel \œii, émis dans une adresse unanime, ouvi*irait certainement tes veux au pouvmr royal : mais ^ néanmoins, il sécoulerait encore un certain temps avant qu il eût reconnu l'utilité des mesures qui lui auraient êtéiprésentées.

Ainsi y tout compensé , le pouvoir industriel et le pouvoir royal ont des moyens à peu près égaux de déterminer leur combinaison. Pu reste , il imr porte peu que le premier pas soit fait par l'un ou par lautre ; car , de quelque pouvoir que dérivât

rimpulsion , raotion ne tarderait guère à devenir réciproque. ,

La discussion précédente amène naturellement à Une considération de Tordre le plus élevé , par laquelle je dois compléter cet examen.

Dans ces deux manières dont peut être déterminée la grande alliance qui doit avoir pour objet rétablissement du igégime industriel, il j a une condition commune , qui est la plus importante et \a plus difficile à^^mplir , ou plutôt , qui constitue a elle seule toute la difficulté. Que ce soit le pou* voir royal ou le pouvoir industriel qui doqne la première impulsion , il fiiut d'abord , pour que ce grand mouvement moral puisse avoir lien dans toute sa plénitude, et sans être entravé dès sa nais^ sance, il faut que la convictioin de Futilité du but;^ de la possibilité de l'atteindre paisiblement , et par -conséquent , la connaissance gén<k*al6 nette du régime à organiser , et da la marche qui doit êtrd suivie à cet effet, existent de part et d'autre. Tout cela est évidemment indispensable pour déterminer, à cet égard, une volonté sage , ferme et tou* tenue dans les deux pouvoirs. Mais il est clair aussi x[ue cette volonté sera déterminée^ de toute nécessité , d'an côté ou de l'autre , et par suite , des deux côtés, aussitôt qu'on aura satisfait à ces quatre conditions fondamentales» Or, si on les examine avec attention, on verjra qu'elles peuvent

(,36) r «n une seule, le besoin d'une doctrine.

Oui , Sire, oui, Messieurs, le besoin d'une doctnne philosophique , proportionnée à Tétat des lumières, est aujourd'hui le besoin le plus grand du corps social, le plus fortement senti par toutes les têtes pensantes , celui qui est le moins susceptible d'ajournement.

Ce n'est point auprès de ^otre Majesté, Sire, qu'il «st nécessaire d'insister, pour en faire sentir toute l'importance. Du point de» vue- élevé*et génârat où la royauté se trouve placée par ia force des cjioses, ce besoin est naturellement le premier qui fixe son attention, celui sur lequel porte sa plus vive sollicitude. Mais il est un autre fait essentiel que mon devoir m'ordonne de remettre sous iM yfotjAe Votre Majesté, parce' que la royauté s'a paa'^les données nécessaires pour l'apprécier suffisamment. Ce fait, c'est que les anciennes doctrines ne peuvent plus servir de base à la société , et que, par conséquent , plus on sent l'importance sociale d'un système d'idées générales, plus on doit désirer ardemment qu'un système nouveau soit promptement organisé, pour remédier à la décré- ^tude de l'ancien système , qui ne lui permet plus d^esercer aucune action réelle. Cette nullité d'action presque totale n'a point échappé, sans doute, ) VMre Majesté. Mais en ne considérant que dans kptésent le déclin des auciennes doctrines, sans

suivre historiquement les progrès contînos de cette décadence dans les quatre siècles précédens, la royauté se trouve exposée à une erreur dont il lui est presque impossible de se garantir, et qui consiste à croire que, si les. doctrines théologiques et féodales sont aujourd'hui sans force, on peut, par des moyens suffisamment étendus, les rétablir dans leur ancien empire. Cet espoir est naturel , SirC', mais il n'en est pas moins complètement er* roné. U est d'autant plus préjudiciable qu'il tend à prolonger Tagcmie UKMtale dans laquelle se trouve la société, et que peut seule faire cesser l'organi** sation d'une doctrine nouvelle. Sire, un système que les siècles avaient édifié, et que les siècles ont détruit , ne peut plus être rétabli. La destruction des anciennes doctrines est complète Ç radicale et irrévocable. Elles obtiendront toujours ua sou venir de reconnaissance et de vénération, de la partdeious les véritables pensetts et de tous les gens de bien, pour les innombrables et éminens services qu'elles ont rendu à la civilisatimi pendant la longue épo* que de leur maturité; mais la mémoire des vrais amis de l'humanité est désormais leur seule place , elles ne peuvent plus prétendre à Tactivité. On aime le vieillard caduc qui a dignement rempli sa carrière, on lui tient compte du bien qu'il a Êiit, mais on ne l'appelle plus à exercer les fonctions du jeune, homme.

Pour vous, Messieurs, qui savez pnrfaîtemeiit combien les ancienaes doctrinal tant m fo a r^bai dépourvues de force et de vie , il est- indispansalile que vous sentiez vivement l« besoin d'une lÉoux'

velje doctrine générale, sppropnti&à l'état pinémnt d« Il civilisation et des lumi^resi Une t«âété-nB peut pas subsister sans idées Morale» codimanm; cette communauté est aussi néctsMhvMi spirituel; que Test au temporel la communauté d'intérêts. 04, ces idées ne peavent âtre communes, si elles n*ont pas pour base une doctrine philosophiqufl uiûverMlleinent adoptée dans l'édifice social ; cette doctrine est la clef de la voûte, le lien qui unit et lioDsolide toutes les parties. Croyez-vous, en bonne foi. Messieurs, que la criliqoe des idées théologi'' <]ties et féodales faJFe, ou du moins terminée par les philosophes du dix-huitième siède, puisse tenir tieu.d'une doutriiie? L:i société ne vit point d'idées négatives, mais d'idées positiifts. Elle est aujoupd'hoi dans un désordre moral extrême, l'égoïsme fcit d'ef&ayBns progrès, tout tend à Tisolement. Si les infraclions aux rapports sociniix ne sont ni plus grnnds, ni plus mutlipliéi^, cela lient unl<juement 3 Vélat très -développé de la civilisation et des lumières; d'où il résulte, dans la généralité des individusf des habitudes profondes de sociabilité, 'et \t genliment d'une certaine communauté des intérè\s\es plus grossiers. Mais si la cause du mal, le

défaut d'une doctrine «susceptible de toute Tin* fluence nécessaire se prolongeait encore, ces ha** bitudes et ce sentiment seraient insufBsans pour mettre un frein à Timmoralité générale et particulière. Que des écrivains et des parleurs superficiels blâmeiit sans discernement la royauté des tentatives qu'elle fait pour ranimer les anciennes doc-' tripes, vous devez apprécier ces critiques à leur juste valeur. Sa|i6 doute, la royauté se trompe en agissant ainsi; mais ce n'est point sur la nature du mal'rii sur sa cause : à cet égard, %lle voit mieux que vous, et plus loin, en vertu de l'élévation* naturelle de son point de vue. Elle se trompe uni-' quement sur le remède, en croyant possible le rétablissement chimérique d'un système d'idées décrépit. Le progrès des lumières permet, et com-» mande même , de remplacer ce système par un autre plus parfait. Maïs laisser périr l'ancien système sans lui en substituer \m nouveau, est une idée absolu* ment fausse , qui n'a pu être produite et accréditée que par des déclamateurs ignorans et bornés» L'exé* cution de cette idée (si elle était possible), bieit loin d'être un perfectionnement de la civilisation, serait, au contraire, une véritable et immense rétrogradation vers la barbarie.

Ce n'est pa3 ^ulement , Me$sieurs , sous un rapport purement national, que vous devez envisager ce besoin ^ profond d'une doctrine. Vous devez le

DOnbiVii ' . >^Mt maintenir Tordre

dépotin-i 1» assez avancées poui

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