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êNkuifè êa ukk àë hi théologi» UM êaMtr ji éêtùnàêr bur» raîwmneHMM rar bm bâte nkn gtotiM , OHl modifié f îninmoe théologÎMiiMi pir rétablissement du droit d'examen en nMUfrm èé
'''■ Lem Aedoft, cpi a oorotneaeé |ifîiiiM'|jialiimnH à Ifr Iréfome de seizième siècle , «'est teMiiaée, émm !# Mèele dernier , par h prociamatiem Ai p t iiiei pt do la liberté illimitée de conscience.
-iT|l'fés«Ue de cet état nécessaire de eboae» cfue, dbm les deux ou trois demieirs siècles, ce sont tes léffisles et les itiétaphysieieiis qui ont ocicfipé presque exclusivement la scène politique, et qne lëofxmimimes ont peu à p^u eontraolé l*habilude d > i r o i r en eiffx: lee défisnseaiis nés de tenrs iméiélo gén èw i uM.
' Comme ils avaient effectivement très bien it i ayll tb^fâekt'qiie himarcfao naturelle de ht etvSiaation hiHT avait assignée, ks communea prenasit d^ime nÉonièré absoh»e ce qui li^élaic vtm cpio relative* .iMnt, n^anl pas era peu^r mieus: faire, kiraqto^oHei onf été appelées à faraier les élats^génévaatr de 1789, que de leur confier lu evnaeinduslrielieu
joué ce rôle. Mais , comme tous leurs principes ont été fSBCDtïêQement métaphysiques , j*ai cru devoir adopter la êteenâiMia* de métmpkxsictem ^ éê: faréffire^acc à <9eUc de ifiBy^ ioi i Wi ^esatiaoéhiatàkiildiplasiiénéfiiktfcplnt
' Cette fiiuté eipitalé dëft iMMtettÀès , qtti fédidt à lent fffnofttiice }xyKti<{tté, ft été le ItiOtif l^nncipil 4e Ift AiisMl ^feetron 4fU la rétiriati6to a prisé àhs flMft. orfegine*
Les cûmMUtkèâ aurflieût dA ik^àptrteiréit qile la trltâshkln èîM trhlûiiéè, od du ttcim ftilffisànniâént 'ÉMtîeëè, et 4fM j pat ùâtiééf{\iènt , le rôle dès légistes -#t des taèULfltkjûéÊù^ était fiflî , au libins comme rôle principal.
Elteft aùt&iMI dû cOUftidéter que lobjet propre ^ la rétôlùtloil étâAt la fiSMiation d'iin nouveau é^èmé politîc|iie, 1^ légistes et les métaphysi- CMSÉ i dom ttfUs lêil tfiilràtii se bornaient & imaginer dem IMddlficsÉtidriS, étaient pàt éelà même incapables âe âkiget MÎiÉHùétàit cette retolutîén ; elles auraient dâ péiisér ^é \ëé sàf ané et lés indu^nels lés ptus tudifles 'étftiefit les àeâhf pr6^ré9 a remplir cette tAehé^ ëH UÉ iiiot, èMei àùraieiit dd choisir leurs eonseillef^ dMtf kOlr aéw.
Ifes^ légiitéS èC lèé iriâfàp&ysiciehs , ainsi appelés k ht folhttfafioti âû nàiîVèaù système politique , n'ont |m tfùtë tùlStiûuét t Èiirhre leurs habitudes cônataAtéi, et fls iè iMt occupés uniquement d*établtr tftt ÈyÉXhaië Ci^étètfdû dé gÂirântie$ pour les gouyfëtiiés et de BâtYii^ljreii contré jes gouyerùans, sans s'apercevoir qU'é^ lé^ forces contre lesquelles, ils voùkieM &kiMé Se prébâiiii(mner étaient presque éteiûtés. »
Quand, ils ont voulu aller plus loin, ils se lont jetés dans la question absolue du meilleur, gouv^nement imaginable; et, toujours dirigés paries mêmes liabitudes, ils l'ont traitée comme une questiop de jurisprudence et de métaphysique. Car, en effet j la théorie des droits de l'h^mme^ qui a été la base de tous leurs travaux en politique générale^ n'est autre j^hose qu'une application de la haut^ métaphysique à la haute jurisprudence.
Il est inutile de. rappeler ici les idées absurdes que cette méthode a engendrées , et les déplorables conséquences pratiques qui en ont résulté. Quelque funestes qu'aient été ces suites de la fausse manière de procéder suivie par les légistes et les métaphy- . siciens , il serait peu philosophique de leur en faire un reproche, puisque cette manière était la seule qui leur fût propre, et que son vice radical consistait uniquement à n'être point appropriée aux questions qu'ils ont été chargés de traiter.
Toute la faute était donc , en dernière analyse y Fouvrâge des communes qui avaient choisi leurs représentans dans des classes où elles n'auraient pas dû. les prendre. Tous les grands désastres dç notre révolution auraient été évités , si les industriels , répondant au noble appel du pouvoir royal , s'étaient choisi des chefs parmi eux.
Le simple bon sens dirige mieux qiie les fausses lumières. Si les communes avaient elles-mêmes
. traité leurs intérêts , elles ne.se seraient point livrées à. ces discussions métaphysiques, sur les droits de rhomme; elles, se seraient bornées à suivre leur propre expérience politique.- De même qu'elles avaient jadis racheté leur liberté, elles auraient alors racheté des militaires la portion des droits .politiques qu'ils continuaient à exercer, et qui pe- . sait sur elles. L'abolition de la féodalité , au lieu de se faire par la violence , se serait opérée en vertu d'un arrangement à l'amiable, et la révolution aurait eu , dès son origine , le caractère d'une réforme paisible.
De plus , elle aurait été bientôt terminée ; car ,les communes , sachant nettement ce qui leur con- . venait, et ne se dirigeant que d'après des idées positives, seraient entrées directement dans la route du nouveau système politique, qui se serait ensuite graduellement formé, suivant le cours ordinaire des choses, à mesurer que les idées se seraient éclaircies.
Sire , si j'ai cru devoir insister sur l'explication précédente , ce n'est point pour exprimer sur le passé de vains regrets, c'est parce que la faute .commise par les industriels au commencement de Ja révolution , et qui lui a imprimé une si mauvaise direction , est encore aujourd'hui le principal obstacle à l'établissement d'un ordre de choses stable,
confertne ànt intérêts dé Ift ropoté et été «htffflune^ *' -
J6 Mii pfofbttAétfiént CùuftâtùCki tfttêVMi^ mÉ' jesté ne satiratt rendre k ^ dytuMie tm itrwick pMi esAenftc! , que d'employer scm influence à T«hiere l^tnertf e poKtiqae des mdttstrtek , et leur ébt/lSmtlkih ir eonfler aut lèpres et âtnt méiafltty^éieM hr e<nf- Boîte de !en«r intérêts génèfmtx. D'aîRean , f ijftsertatknr sur laquelle cette opfnion est fendes, ^rrafé rdatirement aut comitiunes, Test ûméi A )NMr k» mêmes raisons, relativement atr'ponvnfr royal.
Sij èûM rétat poKtiqne aetffél , les légistes e( les Méta^ysicîens sont impropres k diriger les intérêts ^ êné iât ïi L des commnries, ik le afoM également , pM* œta même, k servir de conseillers à M rojwnè. Je tte KMtMr ici k Miqmer cette réfletion , qui se refffWifiM d'effe^iAême' a là fin de cet et amen.
Après àfvoir expWqiïé la*!Sirection {qne la réw^ hition a prise, je passe & robservation des pi?ith' cipffot résttltaCs qa'eUe a produrits jusqei'à la res» taumtiôif.
Oeifi aiuiqttels il est le plos nécfessaire d'avoS* é|ird^ dlm# les eMisidénrtiofn actuelles , sont , sbns Is t^fff^ tétUpùréy Tabolftion des privilége^r^oiiMS^ li VMttf des bieiisl de b m>bléSÀe et dn der^; et It MÉMMM" d^tf he nonrelle fëodaKté; sotxs-iè
Mpport spirkud , rétablitsemeiit solennel du fm^ cipe de la liberté de conscience.
..La. Charte accordée par Votre Majesté a consacré ^eniuite ces dififérens résultats.
La vente des liiens de la noblesse et du clergé fat iiA Acte de violence , en deli<H« dn cours naturel des choses; et la formation d'une féodalité nouvelle fut unxésuteat de la fiiusse direction que la révolution avait suivie dès scn origine. Biais Tabo- 4ition de ranciençe féodalité et TétabUsseBsent de h^ liberté religieuse n'ont eu nullement ce caractère accidenteL jCes deux effets ont été la conséquence nécessaire de k naidbe de la société dans tous les «siècles antérieurs^ denuis Vaffrandiissement à^ communes, et Tintrodiiction dçsaeienccs positives ett &iropQ par les Arab^
. On ne peut les envisager que comme le compté* ment naturel de la. décadcnoe de J'ancien système social , qui ^'étaiâ opérée par degrés jnsqualori^
. On a scvvesit remarqué qne Fexécutîon d'une grande entreprise, de quelque nattaeipie ce soit, est presque tonjomrs attry[)ttée en totalité à celui qui y a BÛs la dcnnète n»io ^ quoiqu'il n'j ait con- Snbuérd'osdiMÛm que pour la pfam petite partie. C'est par le milme molîf que les esprits- svperficiels rappçNTtent à fa vévolutim firaaçaise la chnCe de i'ancie» sjnlème sociaL La réflexion la plus simple miniil: dà ccptadont garantir d'une erreur aussi
palpable, qui a été néanmoîiis la source ^ane foule de mauvais raisonnemens , tant de la part jet admirateurs de la révolution , que de celle de ses détracteurs. Il suffisait de se demander par qod miracle un édifice dont la construction a exigé plus de six centsans d'efforts et de travaux de tous ([Cures, a pu être détruit en un instant, ai Ton ad*> met, d'un autre coté, qu'il ait subsisté sans alté^ ration pendant sept à huit siècles.
L'abolition de la féodalité , opérée par l'assem^ blée constituante, n'a été que la suppi^ssion d'un reste d'a^utorité politique que les nobles avaient en<- GQre conservé, et qui ne consistait que dans quel« ques droits, presque insignifîans en eùxTmêmes, quoique fort onéreux pour les communes. C'est depuis Louis-le-Gros jusqu'à Louis XI, et depuis ce ranonarque jusqu'à Louis XIY, qu'a été réellement effectuée la destruction de la féodalité. Ce que la révolution lui a enlevé , n'est absolument d'au«» cttue importance, auprès de ce qu'elle a perdu dans cet intervalle.
La nieaie réflexion s'applique avec plus d'évi-
encore au pouvoir spirituel. La proclama^
du principe de la liberté de lionscience, qui
ikiraîl dans sa racine toute autorité théologique, n'a
At M^ regqpression solennelle de l'état des esprits ,
twa. i>mna avant la révolution. Cet état résultait
lyMnimi^ iwattidiatement de la marche de la civi^r
Ksation , depuis l'époque où les sciences positives eoinmencèrent à être cultivées dans l'Europe occidentale, '4llplus particulièrement depuis la découverte de l'imprimerie et la réforme du seizième siècle. Cette marche des choses nécessitait alors aussi inévitablement l'extinction du pouvoir théologique, qu'elle avait jadis nécessité son établissement sousHildebrand , par l'état moral où la société s'était trouvée dans les quatre ou cinq siècles qui précédèrent le règne de ce pontife.
Ainsi, les effets propres de la révolution né"sont nullement en rapport d'importance avec l'idée qu'on s'en forme communément. Cette époque n'a été que le dernier période de la décadence de l'ancien système social , décadence qui s'opérait depuis cinq à six siècles, et qui était alors presque. complète. Le renversement de ce système n'a point été l'effet, encore moins l'objet de la révolution ; il en a , au contraire, été la véritable cause. Le but rcel de la révolution, celui que la marche de la civilisation.lui a assigné, était la formation d'un nouveau système politique. C'est parce que ce but n'a pas été atteint , que la révolution n'est point encore terminée.
L'état de désordre moral et politique dans lequel la France et les autres pays occidentaux de l'Europe sont aujourd'hui plongés tient uniquement à ce que l'ancien système social est détruit sans que
le nouteau toit encore formé. Cette crise'ne em$mfà el Tordre ne s'établira sur des bases solides 4fn lorsque Torganisation du nouveau i0kmé sera commencée et en pleine activité. Voilà ^ ipieàkmontre de la manière la plus évidente l'obsenratios approfondie de la marche de la civilisation, siiMf sans interruption, depuis rafirancbissément de! communes et Tinte^oduction des sciences posili fS l a& Europe par les Arabes, jusqu'à nos jours.
"^I était donc Tétat des choses, à Tépoque du retour de Votre Majesté , et cet état n'a point changé depuis. Il existait dans la société deux sortes de force d'une nature opposée.
Les unes, caduques, impuissantes , bien loin de pouvoir servir d'appui, étaient incapables de se* soutenir plus long-temps par elles-mêmes : c'étaient celles de Kancienne féodalité, avec laquelle le clergé fiisait cause commune, et celles de la féodalité nouvelle, (i)
(i) Je n^ésite pas à mettre au nombre des forces cada- « celles àt la nourelle féodalité , malgré sa création %Mile récente.
HcH en effet érident que, dans Tétat actuel de la cîtI- Itetioat la formation d'nue féodafité étant absolument à la Marèbe des choses y ne peut avoir aucun effet Les afforls de Bonaparte pemr reconstituer , au
I^ autfcy» au contraire y ^irilegy toutes puia* sautes y f^œ posaient le« ifériublas Ibrcea consti^ tuantes» au temporel et au /ipirituel : elles rësi« df^ient dans les industriels , d'une part; dans les sa vans et )es a^rtistes , de l'autre,
D'après fus données, le plan de conduite poU« tique que devaient 611 fonoier les ministres de Votre Majesté, se pr^^ntait de lui-noiânie. U consistait à abandonner à leur destinée ( en indemnisant les individus ) des elasses' que la marche des choses avait condamnées à la mort politique , et à mettre «n activité les forces devenues prépondérantes.
Au lieu de cela, qu'a &it le ministère ?
Il a considéré les deux noblesses comme les
dix-neavieme siècle-, une féodalkë militaire, snr le tuéme plao que celle de Clovis, lont^ tons le rapport temporel , ce qa*ëtaieiit, tons le rapport ipiritadi, les efforts de Fem* pere«r Jollen pour redomier dé la force au paganisme , à une époque où la prédication du christianisme était en pleine actÎYité : ils ne sauraient obtenir plus de succès.
Toute production, contre nature ne peut avoir qu'une «xislencQ moiscutanée : telle a été oeUe de la république romaine, en Fn^nce , sous nos démagogues; telle sera eeiie de la féodalité de Bonaparte , création également accideotelle de la révoln^tion. Cette féodalité se serait déjà éteinte d'eUe-méme , sî U royauté 9 au lieu 4e la ménager , s'était choisi 4es appiiia plus solides. 4sm une Uaison franco et intime avec lesL cMunoneSr
classe^ que la rojrauté devait chercher à s*attacher principalement , en ayant seulement le soin de balancer entre elles la protection royale , de maniée à ce qu'aucune des deux ne pih se regarder ni comme exclue , ni comme préférée, (i) ^
Ce plan étoit absolument vicieux, pour deux raisons principales : l'une ^ qu'il donnait pour appui à la royauté, des forces qui n'avaient aucune pitis^ sance réelle , qui tiraient du pouvoir rojral toute leur existence factice , et qui , par conséquent , étaient pour lui de véritables charges , bien loin d'être des soutiens ; l'autre , qu'en faisant supporter aux communes les deux féodalités , il établissait nécessairement un système d'administration très onéreux, dont les frais devaient s'accroître continuellement, et qui tendait à attirer au pouvoir royal la désaffection des communes.
Ainsi , ce plan de conduite ôtait du pouvoir et de l'argent aiix véritables amis de la royauté , pour en donner à ses véritables ennemis.
(i) Ce système de balancement, qui a été, comme de raison , très critiqaé par les deux parties intéressées , était certainement préférable , tant pour la royauté que pour les communes , à la combinaison absolue et exclusive ayec Tune quelconque des deux noblesses. En adoptant le plan l'aditalemènt vicieux d'appuyer le trône sur des intérêts autres que ceux des communes , ce système était le seul ' moyen de le soutenir pendant quelque temps.
I7ne erreur quelconque a toujours un motif, qui n'est le plus souvent, ni dans les mauvaises inten-
tions , ni même dans l'incapacité , mais , pour l'ordinaire , dans lé manque de connaissance des faits qui doivent servir de base au raisonnement , ou dans le mauvais choix de ces faits. Telle a été , j'ose le présumer, la cause qui a conduit les mi- ^ nistries de Votre Majesté à adopter un système aussi vicieux.
Quatre erreurs de fait me paraissent avoir été le principe de leurs erreurs théoriques.
En premier lieu, je ne doute pas que le ministère n'ait cru sincèrement que les deux noblesses «taient les classes prépondérantes de Vétat , celles qui avaient le plus de force politique. Rieti a'était plus naturel que cette persuasion, quelque mal fondée qu'elle fôt. L'étude approfondie de la marché de la civilisation, depuis cinq à six siècles, eût été le seul moyen de se garantir de cette illusion politique : or , jusque ici très-peu d'hommes d'état et de publicistes ontsenti la nécessité de cette étude. Sans elle néanmoins , comment ne pas se méprendre sur le véritable état de la société ? Toutes les circonstances qui peuvent le masquer, sont aujourd'hui cumulées. Car , d'un côté , les deux noblesses et leurs clientelles forment deux partis organisés , très-actifs ^ et dans lesquels se trouvent enrégimentés y comme agens principaux de l'un et de l'autre ,
; praM|oe tQW les {égî«tes , c'^I-^hUi^ pMsque tous ceux qui parlent et écrivant «^jpmd'l^ui ««t l^ afl^ires politiques : comment q^'eu résuHenîkHl'pat, pour cçs partis, une apparence ii^poiant^ de fotot^ D'vn autre coté , ni lest indnstrieiiY.û|ii£me:lc4 savansy ne sont org;inisés sous . le xapport politique i ils n'ont aucune activité poiir leurs i|iitérêt$ généraux; ils ne s'en occupent poiot 9 'Si et n'est pour se plaindre quand ils se trouvent trop foulés, 4$ul$ iremonter jamajs à la source du mal 9 afin d'en
' découvrir le remède : ils n'ont point de brillans et l^ruyans avocats.; leurs représentans daqs les.chamlires y sont en très-petite minorité , et n'y forment, d'aillçur&,:9ttCttn parti distinct U est tput-àr fait impossible, avec ceslieipL causes générales d'erreurs, de pe pas sa tromper sur la force réelle des deui^ '^^fylité^' comparée à celle des communes.
,Qua|id on n a point contracté Fhabitude de fonder toi^ les raisonnémens politiques sur la série de Êuts historiques , qui constate la marche de la civilisation depuis l'aflranchissemept des communes, W- tombe nécessairement dans l'erreur.
En second lieu , le$ ministres de Votre Majesté ont cru , sans doute f jfouvdir compter comme ua trè^ - puissant appui l'influence du clergé. C'est
. eneoremiç illusion dont il est très-&cile d'assi|;iief
k cause.
^K ^^'P^lQipil^ ont été jusqu'à présent fon*
liées sur les doctrines du clergé ; les sxvaus n'ont point encore ^écuté , ni même commencé ^ la for- •iiuitioi^ d*ili système de morale positive, qui, «ans rejeter le seeoucs énergique etbien&isant des hautes croyances religieuses, en soit néanmoins indépendant. Par un lentimènt confus de cet état des choses^ les esprits les plus fort^ du dernier siècle , ieiftqae Montesquieu et Rousseau, ont blâmé avec idgiieur la témérité aveugle et irréfléchie avec laqitelle des philosophes superficiels ont attaqué et livré 4u ridicule les idées religieuses, bases de la morale.
Celte sage disposition est aujourd'hui devenue très-commune , a'abord piiriiii les savans , et ensuite chez les: industriels , parce que ^expérience a fait sentir de. plus en plus ; profimdément le besoin d'idées morales , et^ jxar conséquent, de hases pour les soutenir. «
La génération actuelle a £iit disparaître de nos tiyres et de notre société ce ton de frivolité et de plaisanterie survies croyances religieuses, dont la génération précédente faisait parade; il est aujourd'hui presque universellement désapprouvé , et, même dans les ^lona 4^010» oisifs , il est réputé de mauvais goût II à été remplacé par un sentiment général de respect pour les idées* religieuses , fondé sur la conviction de leur nécessité présente. On peut aisément prendre ^ce sentiment pour une
(68) croyance réelle y ou,^u moins , pour une disposition qui permet de rétablir les croyances dans leur ancien empire , quand on n'observe nS avçc i*attention la plus scrupuleuse , et quand on n'a point familiarisé son esprit avec là marche que l'esprit humain asuivie depuis l'introducUon des sciences positives en Europe , par les Arabes. . '
Mais, pour ceux auxquels cette marche est familière , il njest pas douteux , malgré le fait qu6 je viens dianaljser j que les. doctrines du clergé ont perdu toute leur force , qu'elles ne peuvent plus ctre un appui réel pour le pouvoir royal , et que même elles ne continuent à servir de bases à la monle , que parce'qu'elle n'a point encore été étà- Uie par les savans sur ses nouvelles bases.
Or, ce dernier état de choses doit être nécessailemenl très-passager ; et, qyand il aura disparu, toute Tinfluence que le clergé possède encore se dissipera pour jamais.
En troisième lieu, le ministère de Votre Majesté a pensée vraisemblablement, que Tancienne nobl«^^$«êlail lrès*attaçhée à la royauté, et que la nou* v^le W deviendrait bientôt par les bienfaits du Roi. Saii* doute il ne s'est point trompé , relative- «ie«il À beaucoup d'hommes d'un caractère honoiiMe mi at trouvent dans Tune et dans Tautre cilk^^^ et $lir lesquels la vénération d'une part, ou là ttù&mtlttîtltft de laulre , ont assez d'empire
pour dominer ^es intérêts personnels. Mais ce n'est point ainsi qu'on peut juger les masses; L'expérience a suffisamment prouvé que Tancienneno^ blesse y en général^ se proposait pour but le téta* blissemént de ses privilèges et de ses ridiesses, et,, s'il ëe peut même , du régime où le roi n'était que primus inier pares ; qu'enfin elle neregankit laprotection royale que comme un moyen d'atteindre ce but,. à l'accomplissemeni duquel était subor*
donné son attacheinent , et même son obéissance.
Toiit absurde qu'il est, ce projet n.en existe pas moins.
Quant \t la noblesse de ÏIbnaparte , elle regardé ^ en général, les bienfaits du roi comme des devoirs; elle voit de très-mauvais œil \à concurrence.de Tan-
cienne noblesse; elle considère les places coknme sa. propriété naturelle et légitime, et elle ne se regardera comme : assurée de là possession de ses titres et .de sea richesses j ({ue lorsqu'elle aura placé sur le trône un roi de sa façon. C'est un 'fait dont tousiles observateurs sensés et impartiaux sont au« j oùrd'hui' convaincus ^ quoique tous ne le proclament pas. • , . : .
Enfin , le ministère craint peut-être que les communes ne soient peu attachées à la royauté en général, et à la maison de. Boiirbon en particulier. Cette crainte est -entièrement chimérique. Les in dustriels et les savans tentent profondément le
K, et de la royauté entré les main»
le» B i ui b eat % poar h maintien de la paix et de Tordre » Awt ib sont, par leur *po8ition sociale , M wm ha pha intéressés.* Ik aimait la maison de : ib se ra^ipélient tons les sertioes qn'dle À ta causé des comnmnes depiâs 1 aflfrah* aèrent aTec cenàanee f{u'eHe a'ahaMMMra pomt cette cause.' Ils ont en lior» le dispotisine de Bonaparte et de ses adhérèns, ont porté tout le fardeau ; ils sentent qne raibtlnirt se rajeunit, et acquiert de là force ,'*ati lieu iTen perdre , quand le pouvoir passe dans de mttas autins; en nn mot, ils bont les soutiens As trône de Votre Majesté.
NMketf Sira') d'e Texamen précédent , que te petili^pie suivi par le ministère de Votre Ma^ ^ ètpuif * la restiuratron ^ -non-seulement est lili«nièane , mais qu^aucun des motife qni tM^Mnitaiiveir conduit k i'adopter , n^est réellement îaiftJifN Vt wÀMilife doit donc abandonner ce plan , ^ Mink ^ ttt feete à choisir qu'entre ces deux
X »^^iiMr^lroîl^nent avec l'une des' deux*no* i«li««i.^ A !MMtiiMt l'tfutre;
JV^hM^ s!>«iHit iraacbement avec les communes,
^.:4«Mfe«MiliJk b^ <^^ noblesses^ ^«;%^^i^JM|iih ^liuaontré , Sire, qu'aucune des
peut être un appui réel pour le
trdtie idé Vf^tté Majesté. Il est également incônlèstable à mes yeux , que lé Yceu des communes de vot^ terminer k révolûtidn par rétablissement d*un nouveau sjr^èiâe politique , fondé sur rinduMrié , c6intne nouvel éléAienit temporel , et sur les sciences d^obServRtion côfiime honTël élément spirituel.; que 4^ Vébû , dis-je, finira nécessairement pajr prévaloir coAtre touslés obstacles et -contre les efforts de tous les partis, piçsqu^il est le réiultat final de tous les prorgl^s que la civilisation a laits depuis six tênlÈ ans, et mèine, on peut le dire, depuis, spn origine. ' - • .
Ainsi , ](tour choisir un plan de conduite durable , .Jl né Sâqfâit'y aVôit à balancer tin seul instant entre lé^ deux que je Vitas d^indiquer. Le premier ne poûtràit ptétéhàjfè' tout- aii plus qu*i un succès momentané , d'une très-courte durée ; tandis qu*il ést'htdïe'âb itàcéifQit ifiTiiné ligue franche avec ifes Cùtàitmhés , Aisé en activité lé plus proniptement |)toàaiblé , est toiit-àia'fois.Ie moyen le plus sini^lë, lé plus surW lé |>las immédiat, d^asseoir éiir déS bâéés' soltdéS le trôné de Votre Majesté. • tl suffit, pôuf câày'dé comparer ce qui doit Yraisembiàblement arriver dans les deux suppositions
que j'ai mises éii re^fd.
Si léâ lôinistres s*àppuyaient exclusivement sur Tufié' dès deux n'obieSSflly et par conséquent sa-
crîGaiéQt les communes à son avidité , il arriverait , selon toutes les probabilités ,
Si c'était sur l'ancienne noblesse : que la nou%4 Telle, déçue de ses prétentions, s'efforcerait ou-, Tcrtemcnt et de tout son pouvoir , de renverser le J l trône de Votre Majestéj et peut-êti-e y pnrvien« J ■ drait-elle, parce que les communes , qui seule^fl ^ |)Durpient l'empêcher , s'y opposeraient faiblement dans cette hypotliùsc. , Si , au contraire, le ministère prenait pour appuûl . «occlusif la nouvelle noblesse, il est vraisemblable^*; ; qu'elle en profiterait pour agir plus sûrement contre, votre auguste dynastie.
Le système de balancement, dont je crois néai
moins avoir montré le vice ra^cal. gérait sad
> doute préférable à l'un ou à, i|autre die. c^ ^t
! partis.
Mais si Votre Majesté, abandonnant les deu; noblesses à leur inévitable destinée , se liguait a\eoi ses fidèles communes, la stabilité de son trône^e-^ rait assurée pour jamais, puisque la résistance.pi^ rement passive des communes préviendrait jusqiu aux moindres tentatives des deux féodalités i puissantes.
A la vérité , Votre Majesté devrait s'attendre i voir diminuer sa liste civile , ainsi <jue le^pouvoffi ée son ministère et de seftagens, par la siippre^
travaux des sâvàtis stinr lë& (|titfitidlil jMilîtillttÀfbtiddifiieiitàlés; tels S nUetlt, ^M dotité , Ite tlidyéH» décieifs de cotûmèticfer ttltô fij^ittdiftMfhâ^Jè àifés les cmnfnùnes. • 4^"'. ' •'
Le plti^^and obstacle que tbtii^ 1ltt^«^ iâii^ à 'Vaincre, dâtis ce système de cbtiâiiib', Ui mVà mème,6eraiiTapathîe politique. dëi hiQMtridl^isi défiance ei^cessive .qu'ils bât dé leurs Ittihîfetiéir él de leur tapacité eti politique, léut* cotiRxùéë Ûth mesurée datis les ié^stes et les méta^hyiàiiâtftii. Mais là sàgé per^véf ant^e de Votre Majesté , et 1*M!- . tiôti des sa vans stipulée paf éifé , aùfàièût bieiitét tf&tlnoàté cétt^ i^fficttlté ; et, éki^6irtl8mA|lb^ 14' duiEtefielsIiil juste ie»tfanént'âëiBur di^bi et; dà fcetrr yaleiit' politique , leuc 9iMàiét(t biéotéc ipàptMi cette impul$î0â4'aetivité , seule t^dtttoii't(iii3eilJ^ itiatfqhè pouf s'éler^ au l^e qtte k mâttbè^de •la citiKsiitioB leto aiAf ^iie tmpârieusemexd^tmkjj^
loyauté , leà ré&etioiiil qUierlé démrdb ydJt cttSsùWbè la rofttuté dàn^ Votré.iitiguâtéi àfûtÊÈtièy à itii^îrSès
A votre très-fidèle stijeV. '-
■ J f : ... 1. . * Ij ' i/ • . ' - ! : . « . , ^ . • . t
'••Mi'r "4.»"i.
AU RÔÎ,
xi* A' Ml^SIÏtRS LES AGRICULTEURS , NÉGOGIANS,
SOlfT MEMBRES DE LA* CHAMBRE DE6. DÉPUTÉS , . • ' •■