UV. IH. — DE L'HUMAlflTÉ
bien de celui des inspirations? Non , certainement; et néanmoins , quand nous remarqnom:
chez des individus de grandes anomalies à cet égard^nous soupçonnons des défectuosités phy*« siques ou bien Tétat de maladie.
On objectera peut-être que quelques qualités physiques, dans leurs excès, sont loin d'être considérées comme des défectuosités, et qu'elles deviennent assez souvent un objet d'admiration. Ainsi , un excès de taille , de poids où de force excite Tattention au point qu'on s'empresse d'aller voir les hommes qui présentent de pareils phénomènes. Mais alors c'est plutôt une chose extraordinaire qui nous attire, qu'une chose qui soit réellement digne de notre admiration. Nous souffrons même intérieurement, par un sentiment qui nous dit que ces qualités extraordinaires sont presque toujours acquises aux dépens d'autres qualités plus précieuses , et surtout de l'intelligence. Il ne suffît pas qu'une de nos qualités soit belle en elle-même , il faut encore qu'elle ait des rapports de convenance avec toutes les autres.
f Cet état, qui tient le milieu entre les extrêmes, a dit Pascal, se trouve en toutes nos puissances. Nos sens n'aperçoivent rien d'extrême. Trop de bruit nous assourdit, trop de lumière nous éblouit, trop de distance et trop