PREFACE IX
Lajorgiie fit comprendre l'éternité narquoise des Forces se riant du sphinx, de Saint- Jean-Baptiste et d'Eisa, qu'elles leurrent sur eux-mêmes hrejs et déjà passés. Le grave Seurat nous permit d'entrevoir la lumière nouvelle, totale et véritable confirmée depuis par l'actuelle science qui se voue aux mouvements et aux vibrations pour elle, seules réalités. Jean Lorrain, en décrivant la courbe de la « névrose » qui secoue les élites anciennes et contemporaines au milieu de leurs luxes, de leurs manies, de leurs ambitions, a tiré de cette humanité grimaçante tout un comique que n'avait su découvrir Molière. Ce comique prodigieux résulte du contraste entre raffinement extrême et la bestialité naïve unies, à la même heure et pour les mêmes causes, dans la même personne.
Les types que Jean Lorrain suscita dans des livres comme Fards et Poisons, Madame Baringhel, Madame Monpalou, Pelléastres, la Petite Classe, Monsieur de Phocas et le chef-d'œuvre. Monsieur de Bougrelon, s'ils eussent été, comme Harpagon, Trissotin ou Tartufe, incarnés par des comédiens chers au public, eussent brusquement accru le trésor de notre génie classique où puisent les poètes de toutes les races. D'ailleurs, je ne désespère pas de voir l'avenir reconnaître uidversellement cette puissance de notre verve littéraire. Il est impossible que la critique Juture, indifférente aux opinions de combat,