‹ Du temps que les bêtes parlaientChapitre 28 sur 36 · DE LA BANLIEUE EN LITTERATURE · texte numérisé non relu

DE LA BANLIEUE EN LITTERATURE

Voilà, je pense, un coup droit ou je ne m'y connais plus.

Moi qui n'ai jamais mis les pieds que rue Bellechasse et boulevard Montmorency, à la maison d'Auteuil, je n'affirmerais pas qu'on s'est frotté les mains à Champrosay à la lecture de l'article des Cinq, mais je ne soutiendrais pas non plus qu'on y ait abondamment pleuré sur les malheurs de ce pôvre Emile. Je crois même qu'on a du quelque peu sourire à Champrosay, et pourquoi pas, entre nous? C'eût été de toute justice.

Nous ne sommes plus au temps où le roi Louis XIV, atteint de la Fistule, donnait audience à la duchesse de Bourgogne, assis sur sa chaise...

curule des extrêmes intimités, et M. Zola, recevant la critique et la littérature dans cette royale attitude, oublie trop qu'il n'a rien d'une majesté. Si, à se voir constamment entouré de MM. de Concourt, Daudet, Maupassant, Alexis. Géard, Huysmans, et encensé par tant d'autres, la tête a tourné à ce point au seigneur de Médan qu'il se prenne aujourd'hui pour Louis le quatorzième trônant entre Corneille, Racine, Boileau, de Lafontaine, Molière, Louis de Médan devrait au moins se rappeler ses auteurs :

Quand sur une personne on prétend se régler C'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler.

Mais, vraiment, n'emprunter au roi Soleil que les côtés lunaires n'est pas un choix dont ses amis aient à le complimenter.

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