‹ Du Tétanos CéphaliqueChapitre 73 sur 82 · ETIOLOGIE. — FRÉQUENCE. — AGE ET SEXE · texte numérisé non relu

ETIOLOGIE. — FRÉQUENCE. — AGE ET SEXE

Si on la compare aux autres formes de tétanos, la forme céphalique, avec paralysie faciale, est une affection rare :

10 L’étiologie générale est celle du tétanos commun, c'est-à-dire que cette forme est toujours consécutive à une plaie, infectée par le bacille de Nicolaier (associé ou non à d’autres bacilles qui peuvent en exagérer la virulence). On ne doit plus en effet accepter les formes de tétanos céphalique dites à frigore, pas plus qu’on ne peut admettre comme tétanos ces variétés de spasmes faciaux décrits par Colles et Follin, et consécutifs à des plaies de la face ou du Craner

20 l’éliologie particulière, c'est-à-dire les conditions spéciales à la production de cette affection ne ressemblent nullement à celles du tétanos ordinaire. Aiïnsi, tandis que ce dernier est extrêmement rare à la suite des plaies de la face, la forme faciale du tétanos ne survient Jamais qu'à la suite de plaies de la J'ace, soit externes, soi même internes (ulcérations dentaires) dans le territoire d’innervation du facial : c'est d’ailleurs là un des caractères pathognomoniques de la maladie.

3° Il y a encore à signaler dans l’étiologie particulière le rapport entre la paralysie faciale et le côté de la face oùsiège la plaie, puisqu’en effet dans presque tous les cas, et encore les exceptions sont discutables, l'hémiplégie faciale siége du côté de Ja porte d'entrée de l’intoxication, et, mieux que cela, il y a diplégie faciale quand la plaie est médiane. C’est là encore un des gros éaractères de ce tétanos.

4° Quant à l'influence de l'âge et du sexe, elle paraît différer peu du tétanos commun, c’est-à-dire que les hommes plus exposés que les femmes, par leurs travaux, aux blessures à la face, sont plus souvent atteints. Pour l’âge, c’est surtout dans la jeunesse et dans l’âge mûr que l’on a observé cette forme de tétanos, mais on a pu la rencontrer à tous les âges, depuis quatre mois (Hadlich) jusqu'à 69 ans (Lannois) et 76 ans (Bourgeois) ;

50 L'influence des saisons parait discutable, bien que sur les cas observés il y ait environ deux cas dans le semestre d'hiver contre un dans celui d'été, et que, dans plusieurs observations, on ait pu incriminer le froid et la station prolongée au mauvais temps, comme facteur important dans le développement rapide de l'infection ; et il est certain que la paysanne de Reclus, que les malades de Villar et de Lannois qui avaient passé des nuits en pleins champs, par des temps rigoureux, étaient, vis-à-vis de la toxine tétanogène développée dans leurs plaies, en état demoindre résistance.

6° La profession, elle aussi, est un facteur appre-

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ciable, ainsi que le lieu de la chute et les conditions de la blessure : on relève surtout parmi les malades, des charretiers, des cochers, des cavaliers, des fermiers, des jardiniers.

Il ya souvent chute de cheval op de voiture, morsure de cheval ; et on relate souvent dans la blessure la présence d’échardes de bois, de poussière et de terre.

Il semble donc bien qu'on puisse reconnaitre une origine {ellurique comme le veut Nicolaier ou équine comme le prétend Verneuil.

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