‹ Du Tétanos CéphaliqueChapitre 77 sur 82 · BACTÉRIOLOGIE · texte numérisé non relu

BACTÉRIOLOGIE

Les premières recherches bactériologiques faites dans le tétanos céphalique sont celles de Remy et Villar : elles furent négatives ; celles de Perret, celles de Roux et Lannois furent à peu près aussi infructueuses.

Dans le cas de Rappin, elles furent tout à fait positives : l’inoculation à deux cobayes d’un débris de fouet, incriminé d’avoir produitle tétanos, détermine deux morts : l’une par le vibrion septique, l'autre par le bacille de Nicolaïer, avec trismus au moment de la mort.

L'examen fait par Lortat-Jacob est encore plus positif et plus intéressant :

Un cobaye inoculé à la région inguinale gauche meurt en pleurostotonos gauche, après avoir présenté, comme symptôme primitif, des contractures localisées du côté de l’inoculation, c’est-à-dire à gauche : fait des plus instructifs sur la tendance qu’a la toxine tétanique à la localisation dans le voisinage de l’inoculation.

Conclusion. — En somme, on a pu, dans quelques cas de tétanos céphalique, démontrer la présence du bacille tétanique et même le cultiver, on a été jus-

qu’à reproduire un tétanos expérimental à contractures localisées, mais, fait curieux et peu fait pour éclairer la pathogénie de cette affection, on n’a jamais retrouvé dans les organes atteints par la toxine tétanique de lésions véritablement appréciables et en

rapport avec l'intensité et la gravité des symptômes observés.

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