Dieu entendra et les humiliera
et relui qui règne dès l’origine... Sèlah.
... Ceux pour qui il n’y a point de changements, et qui ne craignent point Dieu.
Qui ne voit qu’il y a là deux phrases (ou plutôt deux lambeaux de phrase), dont la première n’a pas de fin, et la seconde, pas de commencement? Je sais bien qu’on dissimule en général ce que le texte a d’étonnant en traduisant ainsi :
Dieu entendra et les humiliera.
(or il règne dès l’origine), Sèlah.
Parce qu’il n’y a point de changements pour eux, et qu'ils ne craignent point Dieu.
Mais cette parenthèse, outre qu’elle donne un sens très-faible, a pour effet de briser le parallélisme. On ne voit pas non plus pourquoi Sèlah, qui, quel qu’en soit le vrai sens, doit du moins marquer une pause, se trouve ici non-seulement au milieu d’un verset (ce qui n’est pas absolument sans exemple (1), et d’ailleurs im-
(1) Sèlah se trouve au milieu d’un verset dans trois passages, outre celui-ci : Ps. LVII, 4; Hab. III, 3, 9. Quant au premier, le texte est dans un désordre maDifeste. Pour l’expliquer, on pourrait supposer qu’aprôs avoir écrit :