Il entert'a des cieux et me sauvera
Mon persécuteur outrage. Sèlah,
le copiste s*est aperçu qu'il avait oublié :
Dieu enverra sa grâce et sa fidélité, «
ce qui n’a rien d’étonimnl, ces deux vers commençant par le mAme mot. Il l’a donc copié après Sèlahy qu’il prenait sans doute pour ’iudication musicale ordinaire. Mais en rétablissant le texte dans son état primitif, et en prenant Sèlah pour un verbe, comme ici, nous traduirons :
Mon |>er8écuteur outrage,
il méprise mon Ame fc’est-ü-dire il me méprise).
De mAmo, Hab. III, 9, que je traduirais, en dépit de la ponctuation masuréiique :
porte peu, puisque les versets sont d’invention récenteet ne correspondent pas toujours, il s’en faut, à l’inteutlon réelle des auteurs), mais, ce qui est bien plus grave, au milieu d’uue phrase qu’il coupe en deux. Pour tous ces motifs, je pense que ce prétendu S'elah, au lieu d’être une iudicaiiou musicale, fait partie intégrante du texte et n’est autre que le verbe assez rare n^p mé-* priser (Lam. 1, 15; Ps. CXIX, 118). Je traduis donc :
Et celui qui règne dès l’origine méprise ceux pour qui il n’y a point de changements, et qui ne craignent point Dieu.
Une erreur du même genre se trouve encore, je crois, Ps. CXL, 9 ; mais elle trouvera son explication plus loin.