‹ Du texte primitif des Psaumes, explication des passages les plus obscurs de ce livreChapitre 15 sur 58 · EREEUBS DANS LA DIVISION DES MOTS · texte numérisé non relu

EREEUBS DANS LA DIVISION DES MOTS

Faisons un pas de plus, et examinons maintenant quelques-uns des passages où les mots ont été, nonseulement mal vocalisés ou ponctués, mais aussi et surtout mal divisés.

On lit au psaume CXIX, verset 128, cette étrange parole :

Je rends droits(oM j’approuve) tous les commandements de tous.

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Or, l’auteur de ce psaume n’était peut-être pas un génie poétique très-éminent, mais c’était un homme

Une parole a enlevé les fleuves; la terre est fendue {puai).

Le sens primitif de ce verbe est en effet enlever ou sortlever. Quant à Hab. III, 3, Sélah se trtmve & la fin d'un distique, et c'est tout ce qu'il faut.

de beaucoup de sens et de piété qui n’a certainement pas pu écrire une chose semblable. Aussi toutes les versions anciennes ont-elles traduit, et avec raison tes commandements. Seulement, elles ont, en traduisant ainsi, supprimé arbitrairement une lettre du texte. Nous éviterons ce reproche en lisant 'nit> ’V '^nipB

J’ai observé (t)(oa considéré) tous tes commandements envers moi.

C’est-à-dire, j’ai constamment sous les yeux les commandements que tu m’adresses; ils sont toujours présents à ma pensée.

Le psaume XLIV nous fournira un exemple plus important au point de vue littéraire. Ce psaume se divise naturellement en trois strophes, correspondant à trois mouvements très-distincts de la pensée du poëte. La première, qui comprend dix distiques (v. 1-9), décrit les victoires que Dieu accorda jadis aux Hébreux lorsqu’ils s’emparèrent du pays de Canaan. A ce tableau succède, par contraste, celui de l’abaissement actuel du peuple d’Israël, battu et humilié par ses ennemis (v. 10-17 ; 8 distiques). Et cependant (troisième strophe ; v. 18-fin ; 10 distiques comme la première), Israël n’a pas oublié son Dieu; qu’il se lève donc et le délivre ! Une seule chose tranche sur ce fond d’une remarquable unité. -\ubeau milieu de la première strophe, au moment où le psalmiste est occupé à décrire les victoires des anciens Hébreux sur les Cananéens, il s’arrête tout à coup, on ne sait pourquoi, et s’écrie :

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