‹ Du texte primitif des Psaumes, explication des passages les plus obscurs de ce livreChapitre 28 sur 58 · buvait au torrent par le chemin · texte numérisé non relu

buvait au torrent par le chemin

c’est pour cela qu’il relevait la tête.

Naturellement c’est du chef ou de l’ennemi vaincu qu’il s’agit, et non pas de Jéhovah. Poursuivi par les vainqueurs, épuisé de fatigue, il s’arrêtait un moment pour boire aux torrents qu’il rencontrait dans sa fuite, et c’est cela (non pas sa vaillance) qui lui rendait un peu de courage pour relever la tête et continuer sa course précipitée. Quelle amère ironie à l’adresse des Philistins ou de leur chef (2) !

Le psaume LXVIII renferme plusieurs passages

(1) C*e»t-^-dir6 le chef d"un grand pays. On pourrait traduire aussi : « 11 a écrasé des têtes. » Mais l'autre sens est préférable, parce qu'il donne un sujet au verset suivant.

(2) Le psaume U doit se rapporter à la même époque de la vie de David. Seulement il a été composé par David luLmême, tandis que le ex* a dû être composé pour lui par un de ses contemporains, peutêtre le prophète Nathan. ~ Quant au passage bien connu : Saines le Fils (il, 12), on sait que cette traduction (que nous avons eu le tort de conserver dans notre version des Psaumes) n'est pas admissible, quoiqu'on puisse invoquer en sa faveur Prov. XXXI, 2, où le mot chaldéen *1? se retrouve avec le sens de fiU. Mais la langue de ce fragment des Proverbes est bien moins pure que celle du psaume

de la plus grande obscurité. Voici en quels termes il parle, d’après le texte reçu, de l’une des batailles dans lesquelles les rois cananéens coalisés furent vaincus par les Israélites :

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