‹ Du texte primitif des Psaumes, explication des passages les plus obscurs de ce livreChapitre 7 sur 58 · Vn iJITNQn ....quimocoint · texte numérisé non relu

Vn iJITNQn ....quimocoint

de force ;

D»on fnri

il a rendu ma voie droite.

mes pieds.

DJ^mt je les atteins.

nnru tu as donné.

ISTtlT ils criaient.

DpviK je les vide. ,?.

Dÿ peuple.

'JD'UTI tu me mets.

UID' ils tremblent.

njoo TCN nS...

(Ses commandements), je ne m’en éloigne pas.

riKI et le...

Vn rnyounfortrefuge(l);

on D’on "im il conduit les hommes droits en sa voie. (?) T?Sj1 ses pieds.

DTQTO je les détruis, nnn (barbarisme) (2).

ISSn ils regardaient.

DpTît je les broie.

♦D? mon peuple.

’JIOIOT tu me gardes.

PJrP ils se ceignent.

Encore une fois, je ne veux point examiner de quel côté sont les vraies leçons. Mais n’e.st-il pas manifeste, dans la plupart des cas, que l’une est la corruption de l’autre ? Il ne serait même pas impossible qu'elles fussent l’une et l’autre, en certains endroits, des corruptions d’un texte plus ancien et plus exact, mais effacé par le temps ou mal compris des copiste.® po.stérieurs.

-\ ces diverses classes d’altérations les Masorètes sont venus ajouter leur coutingent ordinaire d’erreurs dans la vocalisation, — erreurs très- remarquables, car, comme elles sont différentes dans les deux textes, elles fournissent la preuve que les livres de Samuel n’out pas été ponctués par les mêmes rabbins que le livre des Psaumes, et que ces deux travaux n’ont pa.s été l’objet d’une révision comparative ; d’où l’on peut

(1) Je considère le iod du premier mot comme le signe archaïque de IVtat construit. Comp. Ps. CX, 4, eUt.

(2) Les deux formes étranges du verset 27 ne sont probablement aussi {du moins telles qu'elles sont vocalisées) que des barbarismes.

conclure sans témérité qu’il en est de même pour les autres écrits de l’Ancien Testament. Par exemple, le ponctuateur du livre de Samuel veut qu’on ajoute (fort inutilement) une lettre à un verbe pour en faire un hithpael (v. 8), qu’on en retranche au contraire une autre (très-utile) à un autre mot pour le lire différemment (v. 15), tandis que dans les Psaumes il n’y a pas de Q’n à ces mots , qui sont uti contraire ponctués comme ils doivent l’ètre. Mais l’erreur la plus étrange est celle du verset 51, où Jéhovah est nommé dans les deux textes « Celui qui accorde de grandes ('?'''i?D) délivrances à son roi, » — avec cette différence que le psaume a l’orthographe défective, fnsa, tandis que le livre de Samuel a l’orthographe pleine. Malgré cela, le ponctuateur du psaume a bien vocalisé, tandis qu’en dépit de son texte, celui de Samuel a voulu lire une tour ; faute qui eût été à peine excusable avec le texte défectif, mais qui devient incompréhensible avec le texte complet que le ponctuateur avait sous les yeux. On peut dire qu’il a trouvé moyen de se tromper là où l’erreur était impossible. Et pour obtenir quel sens!... Le psalmiste aurait appelé Dieu : t tour de délivrances de son roi ! » Nous en concluons que le rabbin qui a ponctué les Psaumes était bien autrement intelligent et a accompli une œuvre bien plus sérieuse que celui qui a ponctué le second livre de Samuel. Ce qui ne veut pas dire cependant qu'il ne se soit jamais trom])é. Il est très-probable, en effet, que, dans ce psaume même il faut lire ati lieu de V;*? (v. 30) :

Par toi, je romprai une phalange ,R. pjP).

au lieu de ; * Par toi, je courrai [sus à] une phalange » (R. ym ), qui n’offre qu’un sens faible et une construc-

tion grammaticale injustifiable. Le ponctuateur de Samuel a commis naturellement la même faute. Il en a commis une autre, à mon avis, au verset 38, en considérant comme conversif un vav que le ponctuateur du psaume a considéré, et avec raison, comme copulatif.

Nous sommes loin d’avoir épuisé la liste des variantes que pré.sentent ces deux textes ; nous avons négligé toutes celles qui n’afiFectent que la forme grammaticale et n’exercent pas une influence sensible sur la .signification. Mais celles que nous avons relevées suffisent amplement à démontrer la réalité de l’altération du texte primitif. Qui croira que David ait écrit ce psaume sous deux formes si différentes ? qu’il ait corrigé son manuscrit, changeant ici un là un 3, plus loin un j en 1 , puis un i en d, ailleurs efiaçaut, ajoutant ou transposant une lettre ou un mot de manière à produire un sens tout diflFérent ? Et quand même on aurait recours à une hypothèse aussi dénuée de vraisemblance, on n’aurait encore rien expliqué. En eflêt, s’il en était ainsi, l’un des textes devrait être toujours préférable à l’autre, car un auteur ne se coiTige pas pour remplacer des expressions choisies, des idées claires par des expressions et des idées obscures, faibles ou absurdes. Or, il n’eu est point ainsi. Si le texte du psaume mérite en général la préférence, celui de Samuel est cependant meilleur en plus d’un endroit (v. 5, 12, 13,43); et si, dans certain cas (v. 13), ils s’écartent l’un et l’autre du texte primitif, celui de Samuel s’en écarte moins cependant que le passage parallèle du psaume.

Concluons donc que les poésies religieuses des Hébreux ont subi des altérations de diverse nature soit dans la bouche du peuple, soit sous le sfyle de.s copistes.

Il est des cas où l'altération est évidente d'elle-iuême. On lit, par exemple, au psaume LXXVIII ;

47. 11 tua leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par la gelée,

Page 1