LE NS CHOSE
techniques que l’on emploie aujourd'hui pour faire la gastro entérostomie. Nous n’aurions qu'à répéter ce que nous disions à propos de la pylorectomie par le procédé de Billroth, deuxième manière; l’union de l'estomac à l'intestin peut être réalisée par les sutures où par les boutons anastomotiques.
A côté des procédés courants de gastro-entérostomie, nous devons signaler Certains procédés spéciaux, tel celui de Souligoux, qui consiste à créer une plaque de sphacèle au point où portera l’anastomose et à réaliser l’accolement des bords de l'orifice futur sans ouverture préalable des viscères ; l’ouverture anastomotique se crée à la chute de l’escarre. Signalons également le procédé de gastro-entéro-anastomose au moyen des tubes de Dubourg, etc.
A côté de la gastro-entérostomie se place, dans le traitement du cancer du pylore, une opération purement palliative elle aussi, puisqu'elle ne supprime pas le mal : nous voulons parler de l’exclusion du pylore. Elle comprend deux phases prineipales : dans un premier temps on pratique une gastro-entérostomie, dans un second, on coupe l'estomac à distance de la tumeur et l’on ferme respectivement chacune des surfaces de section par une suture à plusieurs plans. Le manuel opératoire sur lequel nous n’insisterons pas se trouve déerit tout au long dans la thèse de Chauvel. Cette opération n’a été faite jusqu'à ce jour qu'un nombre restreint de fois (3 cas de Von Eiselsberg, 2 cas de Doyen). Elle serait réservée aux cas de cancers inextirpables où l’état général du malade permet de faire plus qu'une simple gastro-entérostomie. Elle tiendrait
donc la place, suivant Von Eiselsberg, entre la pylorectomie et la gastro-entérostomie. La fumeur étant mise hors du contact des matièrés alimentaires, se trouve à l'abri des causes d'infection venues de l'estomac ; d’un autre côté, la digestion gastrique n’est plus influencée par l'écoulement des produits sanieux issus de la tumeur.