‹ Du Traitement Chirurgical Curatif du Cancer de l'EstomacChapitre 29 sur 39 · LAN · texte numérisé non relu

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En résumé, nous arrivons à celte constatation que la mortalité opératoire de la cure chirurgicale du cancer gastrique est allée progressivement en diminuant.

De 1879 à 1885, la mortalité opératoire est de 73,68 0/0

De 1885 à 1890, DE = 33,16 0/0 De 1890 à 1895, — — 37,66 0/0 De 1895 à 1899, — —— 22,64 0/0

Ces chiffres sont très éloquents par eux-mêmes. Pendant les cinq premières années, la mortalité opératoire était de près de 74 0/0 ; elle est tombée durant ces quatre dernières années à 22 0/0. Dans les premiers temps de la méthode, sur 4 mala= des, ! seul avait des chances de survivre à l'opération; aujourd'hui 1 malade à peine sur 4 risque d'y succomber.

Si les suites opératoires sont meilleures, si la mortalité est le tiers de ce qu'elle était autrefois, il faut en chercher surtout la raison dans le choix plus judicieux des cas à opérer, dans la précocité plus grande de l'intervention, dans la substitution de la méthode palliative au traitement curatif, toutes les fois que le mal ne peut être radicalement enlevé sans danger. Sans doute aussi,-le perfectionnement des procédés opératoires, des sutures, etce., les améliorations apportées aux soins pré-opératoires et l'alimentation précoce des opérés, suivant le conseil de Kraske et de Roux en particulier, ont contribué aussi à abaisser le taux de la mortalité.

Cette diminution dans les cas de mort à mesure que se pcrfectionne la chirurgie de l'estomac cancéreux est moins frappante dans le deuxième tableau, car l’opération de Kocher est venue en 1890, à une époque où les chirurgiens pouvaient bénéficier de l’expérience de 10 années pour la méthode de Péan Billroth; mais dans le troisième tableau nous retrouverons une notable différence entre la mortalité du début et celle des dernières années.

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