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ces, sans doute, mais tous reconnaissent exacte l'idée de la résection dans certains Cas.
Si les chirurgiens ont rapidement adopté la manière de voir de Péan et de Billroth, tout au moins en Allemagne, il n’en a pas été de même pourles médecins.
Le chiffre effrayant de la mortalité opératoire, au début, et la survie peu considérable obtenue dans beaucoup de cas heureux étaient bien faits pour les laisser sans enthousiasme vis-à-vis d'une méthode thérapeutique à résultats si intertains, même si dangereux.
Cependant, il y a eu des cas de guérison durable: des malades porteurs d'une tumeur cancéreuse ont été opérés; le microscope a confirmé le diagnostic clinique, ces malades ont parfaitement guéri de leur opération etont présenté des survies de 3 ans, de s ans, même de 8 à 10 ans (Ratimow- Kocher). Ces cas de très longue survie sont assez rares, mais leur existence est le meilleur argument en faveur de la cure radicale du cancer de l'estomac.
La mortalité opératoire reste élevée malgré des améliorations considérables dans le pronostic de l'intervention; aussi est-1l important de ne pas vouloir faire bénéficier quand même de la cure radicale les cancéreux dont le mal est trop étendu.
En présence d’un malade atteint d’un cancer de l'estomac, le praticien sait fort bien que toute thérapeutique médicale sera illusoire et impuissante à fournir une guérison. Si de bonne heure le diagnostic a été porté et que le mal ne soit pas trop profond, le chirurgien pourra arriver à temps. Si, arrivé trop tard, il cherche à enlever tout le mal, les conséquences pourront être désastreuses; si, au contraire, le chirurgien sait se borner, une ressource lui est ouverte pour soulager son malade, c’est l'opération palliative. Comme son application ést plusfacile, les résultats immédiats seront plus encourageants que ceux fournis par la pylorectomie.
D'accord en cela avec tous les auteurs, nous reconnaissons la nécessité d'un diagnostic précoce pour justifier une intervention contre le cancer de l’estomac ; cette étude fait l’objet d'un premier chapitre.
Dans un deuxième chapitre, nous disons quelques mots des méthodes curative et palliative, en insistant sur les procédés d’anastomose après la résection.
Les observations de résection pylorogastrique partielle sont ensuite exposées en trois tableaux, d’après le mode d’abouchement gastro-intestinal.
Quatre observations de résection totale de l'estomac cancéreux nous permettent d'écrire le quatrième chapitre sur la gastrectomie totale. = |
Le cinquième chapitre traite des survies et des résultats fonctionnels après la cure chirurgicale du cancer de l’estomac; nous y reproduisons également une série de statistiques démontrant les progrès accomplis dans cette branche de la chirurgie.
Enfin, dans notre dernier chapitre, nous essayons d'établir la conduite à tenir, à l'heure actuelle, dans le traitement du cancer de l'estomac.
Grâce à l’extrème obligeance de MM. les docteurs Schlatter, de Zürich, et Richardson, de Boston, nous avons pu avoir des renseignements sur les suites éloignées de leurs opérations de gastrectomie totale. Nous les prions d’agréer nos remerciements pour l'intérêt qu'ils ont bien voulu prendre à notre travail.
M. le docteur Urbain Guinard, de Paris, nous a témoigné beaucoup de sympathie et nous a donné de précieux conseils. Par son intermédiaire, nous avons eu des nouvelles des opérés de M. le docteur Hartmann ; qu'il veuille bien croire
à notre sincère gratitude.