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en effet, les tumeurs libres, mobiles, qui offrent les plus grandes chances de succès opératoire, car l’absence d’adhérences abrège de beaucoup l'opération et ne nécessite pas de grands tiraillements et des blessures des organes voisins richement : vascularisés comme le foie et le pancréas. L'étude de la mobilité de la tumeur comprend plusieurs points; il convient d'observer l’action de la respiration sur la tumeur, sa manière d'être suivant que l’estomac est vide ou plein : l'usage d’un mélange effervescent pour amener une distension des parois gastriques peut rendre des services ; on usera avec prudence de ce mode d'investigation, car il est douloureux et présente des dangers par suite des tiraillements assez brusques subis, sous l'influence de la pression des gaz, par Îles tuniques de l'estomac altérées ; en troisième lieu, il faudra se rendre compte des mouvements que l’on peut imprimer à la tumeur en la saisissant soi-même entre les mains. |
À toutes ces méthodes simples de recherche elinique ül convient d'ajouter, sans y insister d'ailleurs, les procédés plus compliqués et moins pratiques, tels la gastroscopie ou la radiographie. Il faut se méfier du diagnostic de tumeur gastrique fondé sur l'examen radiographique, ainsi que le prouve le cas suivant. Une malade de Sonenburg souffrait depuis longtemps : de l'estomac, et, après examen radiographique, on crut pouvoir conclure à la présence d’une tumeur. Sur les instances de la famille une laparotomie fut pratiquée qui fit constater l'état parfaitement sain de l'estomac et de l'intestin (Société des Chirurgiens de Berlin, 14 février 1898).
Après avoir mis en pratique tous les modes d'investigation précédemment décrits, nous sommes arrivé à cette conviction qu'il existe au niveau de la région gastrique une tumeur. Appartient-elle à l'estomac? Tel estle second point à traiter. C'est par une démarcation aussi nette que possible de la tumeur, par une étude de ses connexions avec les organes
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voisins (foie, côlon, rein, ete.), par l'examen approfondi des symptômes concomitants, qu'il est possible d'arriver au diagnostic de tumeur gastrique.
Pour établir que c'est un cancer, l'examen objectif seul est insuffisant, Il faut tenir compte du mode de développement de la néo-formation, de la durée de son évolution, de l'existence des douleurs et surtout analyser soigneusement le mode de réaction de cette tumeur quand on procède à une palpation méthodique. On admet, en effet, que les néoplasies périgastriques d'ordre purement inflammatoire et qui donnent au palper la sensation dé néoplasme gastrique, sont beaucoup plus sensibles que les tumeurs malignes : une vive douleur est réveillée-par une palpation légère et superficielle, ce qui n'a pas lieu dans le cancer.
L'existence d'une tumear est, en somme, un des meilleurs signes en faveur du cancer de l'estomac ; sa présence affermit le diagnostic, mais ee symptôme manque souvent et de plus, s'il apparait, c'est à une période déjà avancée du mal. Dans l'étude de ce diagnoslic, il faut compter aussi avec la possibilité de tumeurs périgastriques, accompagnées de troubles dyspeptiques, d'amaigrissement qui en imposent pour ur Cancer de l'estomac. |
Qu'il nous soit permis à ce propos de rapporter .une observation inédite où une tumeur, probablement inflammatoire, fut prise pour un cancer de l'estomac. Pendant notre internat chez M. le médecin-principal Bablon, en 1895, nous eûmes l'occasion de voir dans son service un malade, âgé de 35 ans environ, qui présentait toute la symptomatologie du cancer de l'estomac : douleurs gastriques sourdes et continues, vomissements fréquents, parfois striés de sang, dépérissement progressif, tumeur épigastrique très perceptible assez netlement limitée, douloureuse à la pression. Le malade faisait partie, comme sous-officier, de la garnison de Montpellier ; il