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III. — Hydrocéphalie aiguë dans la paralysie générale

La paralysie générale à la première période s'accompagne de l'inflammation de la pie-mère. Batty Tuke, dans un cas où il a pratiqué la trépanation, l’a vu œdématiée; ses vaisseaux étaient fortement injectés, comparables enfin à ceux de la conjonctive quand elle est enflammée.

Dans l’inflammation de la séreuse, il faut, comme pour les méningites aiguës proprement dites, voir la cause de la céphalalgie, symptôme si dominant de la paralysie générale. Dans quelques cas,

É — 26 — on ne l’a pas notée, peut-être parce que l’inflammation était légère, peut-être aussi parce que les malades dont les réponses sont influencées par des causes immédiates et la mémoire très défectueuse sont peu portés à se plaindre. (Batty Tuke à observé un patient qui refusait d’avouer sa céphalalgie mais qui se frottait l’occiput et le vertex d’une façon qui contredisait toutes ses dénégations.)

Avec une membrane séreuse enflammée, on est en droit d'attendre la transsudation. Elle se produit en effet. On peut attribuer à son action compressive sur les méninges et sur le cerveau où elle peut, avec le temps, amener l’atrophie cellulaire, une grande part dans l'augmentation de la céphalalgie d’un côté, et d’un autre côté dans la pathogénie des illusions, des convulsions, des troubles du langage, etc.

Il est donc permis d’entrevoir une modification dans la symptomatologie de la paralysie générale en mettant en œuvre nos moyens apératoires.

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Maintenant que nous sommes fixés sur les diverses espèces d'Hydrocéphalie tant chroniques qu’aiguës, sur les phénomènes morbides que détermine dans chacune lhypersecrétion du liquide céphalo-rachidien ventriculaire et sous-arachnoïdien et, par conséquent, sur le bénéfice que nous pouvons espérer de l’évacuation de ce dernier, nous pouvons aborder franchement l'étude des procédés chirurgicaux qu'on a mis en pratique dans ce but. ‘

Nous aurions pu diviser, d’après la classification même des Hydrocéphalies en aiguës et chroniques, cette étude en deux chapitres : l’un traitant du traitement de l’Hydrocéphalie chronique, et l’autre de celui de l'Hydrocéphalie aiguë. Mais comme les mêmes procédés chirurgicaux ont été appliqués à l’une et à l’autre catégorie d’épanchements, nous nous serions exposés à des redites, et selon que nous aurions traité en premier lieu du traitement de 'Hydrocéphalie aiguë ou du traitement de l’Hydrocéphalie chronique, nous nous serions vus obligés d'y décrire tous les procédés opératoires, alors qu'un certain nombre auraient eu leur place bien. mieux indiquée dans le traitement de l’'Hydrocéphalie de l’une ou l’autre espèce “occupant le deuxième chapitre.

Nous avons préféré une classification plus pratique et plus rationnelle. Elle repose sur ce fait, que le traitement chirurgical de l'Hydrocéphalie en général a traversé deux phases bien distinctes. .

C'est depuis quelques années à peine qu'on intervient chirurgica-

== 108 CE lement dans les Hydrocéphalies aiguës. Pendant longtemps les chirurgiens n’ont fait porter leur action que sur des cas d'Hydrocéphalie chronique. | |

Pour obtenir la guérison, ils se sont pendant longtemps ingéniés à perfectionner leur manuel opératoire, et quand la possibilité d’une action chirurgicale dans l’'Hydrocéphalie aiguë s’est présentée à quelques esprits hardis, ils n’ont fait que lui appliquer les procédés qui, inventés en vue de l’Hydrocéphalie chronique, semblaient lui convenir le mieux.

Or, dans l’Hydrocéphalie chronique, nous trouvons surtout un épanchement intra-ventriculaire dont l’épanchement sous-arachnoïdien n’est, pour ainsi dire, que le corollaire.

C’est cet épanchement intra-ventriculaire auquel se sont immédiatement attaqués les anciens : la première voie pratiquée pour extraire le liquide en excès a été la voie ventriculaire.

Plus tard, on s’est aperçu que l’Hydrocéphalie chronique comprenait le plus souvent une Hydrocéphalie ventriculaire et une Hydrocéphalie méningée; comme en agissant sur celle-ci on peut, grâce à certaines dispositions anatomiques, agir sur celle-là, on a été conduit à tenter une nouvelle voie moins dangereuse, la voie sous-arachnoïdienne.

Traitement par la voie ventriculaire et Traitement par la voie sous-arachnoïdienne seront les deux chapitres dans lesquels nous allons passer en revue les différentes opérations et les résultats qu’on en a obtenus.

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