‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 14 sur 110 · RP. QE · texte numérisé non relu

RP. QE

lient à ce que la plupart des malades observés l'ont été à l'hôpital Saint-Louis. Labbé, Pinard, à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, en 1922, insistent sur la fréquence de l’étiologie syphililique. Personnellement, nous n'avons retrouvé qu'une fois une spécificité certaine (obs. 16) et nos souvenirs cliniques nous donnent l'impression que le traitement spécifique n’a peutêtre pas toute l'efficacité qu'on lui prête.

Enfin, à côté de ces infections aiguës ou chroniques, faciles à mettre en évidence dans l’histoire des malades, il faut faire une place aux infections torpides dont le rôle pathogène est beaucoup plus difficile à contrôler. On sait, toute l'importance qu’accordent les Anglo- Saxons dans la genèse du syndrome hyperthyroïdien aux inflammations chroniques de la cavité buccale,

des amvgdales, de l’appendice.

IT. — Son mode d’apparition

La façon dont s'installe le goitre exophtalmique est sujette à certaines remarques bien classiques.

La femme est le plus souvent attéinte, surtout la femme jeune. Ceci n’a rien d’absolu et l'on voit un syndrome basedowien typique survenir chez des gens d’un âge assez avancé, indemnes de lout goitre antérieur et chez qui il n’est pas possible de parler de goitre basedowifié.

Le début en est souvent brusque, parfois déclanché subitement par une cause occasionnelle quelconque. Les défenseurs de la théorie sympathique n’ont pas manqué de signaler ces cas où le syndrome semble s'installer

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