‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 15 sur 110 · MEET · texte numérisé non relu

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avec une rapidité étonnante, presque du jour au lendemaiu, chez des sujets en apparence normaux jusque-là. Ge sont néanmoins des raretés et il paraît plus vraisemblable de penser qu'il existait un trouble antérieur que l'émotion n’a fait qu'exagtrer et rendre apparent un état morbide qui restait latent. De plus, la théorie colloïdale, qu'a développée M. Auguste Lumière, explique qu’une émotion ou un traumatisme puisse engendrer le basewodisme chez un malade particulièrement réceptif, au même litre qu'une infection, car toutes ces causes sont également génératrices de floculats excitant de façon anormale et exagérée les fonctions de la glande. .

Un fait plus caractéristique est la simultanéité de l'apparition de l’hypertrophie thyroïdienne et des symplômes basedowiens qui s'installent chez un malade indemne de tout goitre antérieur. C’est la base de la définition du goitre exophtalmique. Parfois même la précession des signes cliniques sur le goitre. est évidente et les malades se plaignent de tachycardie, de tremblement, de nervosité, sans remarquer tout d’abord une augmentation de volume de leur cou qui ne se produit que plus tardivement.

Spéciale également, est la façon dont évolue le goitre exophtalmique à son début : développement brutal avec rapidité croissante des signes pour aboutir bientôt à la plénitude du syndrome. On a l'impression d’une poussée aiguë d’hyperthyroïdisme qui amène rapidement le malade au médecin. Les statistiques américaines ne manquent pas de souligner ce fait : les malades consultent en moyenne 9 mois après le début des acci-

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dents (Plummer), un an après l'apparition du sÿndrome (Judd).

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