‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 21 sur 110 · VI. — Son traitement · texte numérisé non relu

VI. — Son traitement

Devant exposer plus loin dans ses détails le traitement chirurgical de la maladie de Basedow, il nous suffil ici d'en indiquer les grandes lignes.

1° Les indicalions en sont encore discutées par bon nombre qui considèrent le goitre exophtalmique comme justiciable, dans ‘la majorité des cas, d'un traitement uniquement médical ou radiothérapique.

2° Les chirurgiens eux-mêmes n’ont pas été d'accord en ce qui concerne les {ypes opératoires à lui opposer. On y a défendu les opérations nerveuses justifiées en apparence par la présence de symptômes d'irritation sympathique ; les ligaltures surtout visant à réduire l'hypervascularisation constante dans ces cas.

Quant aux réseclions thyroïdiennes, les constations histologiques récentes ayant mis en évidence ce point capital, à savoir la diffusion des lésions à la totalité de la glande, on abandonne de plus en plus l’'hémithyroidectomie, opération trop économique, pour s'orienter vers la thyroïdectomie subtotale qui enlève le maximum des lésions.

3° Dans ses résultats enfin, le traitement opératoire est encore considérée par beaucoup comme grave dans ses suites immédiates (on admet classiquement une mor-

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talité de 10 à 15 %), et incertaines dans ses résultats éloignés, donnant des amélioralions imparfailes, mais pas de guérison.

À tous ces caractères, sur lesquels les auteurs français se basaient depuis longtemps pour distinguer vrai Basedow et goitre basedowifié, les Américains ont ajouté récemment deux autres {termes d'opposition,

VII — La pathogénie

De toutes les nombreuses [héories qui se sont succédées pour expliquer la genèse du goitre exophtalmique, la pathogénie glandulaire thyroïdienne l’a actuellement emporté et repose sur des bases indiscutables.

Mais en ce qui concerne l'explication de l’action de la sécrétion thyroïdienne, Plummer, el avec lui la majorité des auteurs anglo-saxons, estiment que le corps thyroïde n'agit pas de la même façon lorsqu'il s'agit de goitre exophtalmique vrai ou d’adénome toxique. Le trouble de la sécrétion peut se faire, selon eux, dans des sens variés.

Le goitre exophtalmique essentiel serait une dysthyroïdie et Plummer a longuement et à diverses reprises défendu cette idée que ce n'est pas tant une notion de quantité, mais surtout de qualité dans le produit secrété qui doit être à sa base: la thyroxine élaborée par la glande basedowienne serait surloul viciée dans sa coposition chimique et cette viciation consiste en une carence d’iode, C’est dans la molécule de thyroxine incomplètement iodée, possédant aussi des propriétés chimiques particulières, qu'il faudrait chercher la. cause

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des symptômes différents qui distinguent le goitre exophtalmique de lhyperthyroïdisme pur de l’adénome

toxique.

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