VII. — Sa réponse à l’iode
Contrairement à l’heureuse influence certaine qu'a l’iode dans le goitre exophtalmique, ce médicament sem- : ble nuisible dans les cas de goitre nodulaire.
Il j’est d’abord en ce qu'il peut transformer un goitre banal en goitre toxique. Cette notion ancienne date des remarques de Kocher sur « l’Iod-Basedow », et a été confirmée par Plummer, Boothby, Pemberton, qui citent nombre d'exemples de malades dont le goitre devient rapidement toxique après l’usage de médication iodée.
Mais il y a plus, et lorsque le syndrome est définitivement constitué, l’iode non seulement ne produit aucun
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heureux résullal, mais se révèle comme un remède dangereux: l'iodothérapie dans l’adénome est capable d'aggraver l'évolution du syndrome et de déclancher des crises d’hyperthyroïdisme aigu. Cette différence de réponse à l’iode peut à priori, surprendre. Plummer l’explique par la différence de leur pathogénie: dans le goitre exophlalmique, l'iode donne de bons résultats en restituant à la thyroxine sa composition normale, dans l’adénome la thyroxine sécrélée est normale, mais agit par un excès de quantité et l’iode ne peut qu'augmenter
le pouvoir toxique.