‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 34 sur 110 · LES SYMPTÔMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

LES SYMPTÔMES CLINIQUES

Les auteurs américains attachent une importance très grande aux différences cliniques: syndrome thyroïdien pur, uniquement toxique dans ladénome; adjonction de toute une série de symptômes nerveux par irritation sympathique dans la maladie de Basedow. En réalité, il n'y a pas de cloison élanche, il y a un syndrome unique de degré variable, mais dont les manifestations se retrouvent toujours sensiblement les mêmes.

Ainsi que le fait remarquer Graham, NPA des ors mes frustes de goitre exophtalmique où les signes oculaires sont réduits, où il n’y a que peu de nervosité, pas

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de troubles vaso-moteurs, pas de diarrhée et cette absence de signes nerveux contribue à leur donner un tableau analogue à celui de l’adénome toxique. L’éventualité inverse est encore plus fréquente et l’adénome toxique peut à la longue réaliser un tableau typique de Basedow. Il est inexact de dire que l'exophtalmie et les signes sympathiques manquent toujours dans ladénome, nous avons vu à la clinique de M. le Professeur Bérard nombre de malades porteurs de goitre qui, à une période tardive, ont présenté une exophtalmie véritable et prononcée : L’exophtalmie n’est donc pas, malgré l’opinion américaine, un signe caractéristique de la thyrotoxicose primaire.

Il convient de signaler certaines formes que l’on rencontre parfois et qui sont très intéressantes en ce qu'elles montrent bien la liaison entre les deux syndromes que l’on a voulu séparer; nous voulons parler de malades qui présentent de façon permanente tous les signes cardiaques et généraux de l’adénome toxique, mais qui font de temps à autre des poussées plus aiguës avec apparition à ce moment d’exophtalmie, de troubles sécrétoires et vaso-moteurs qui rétrocèdent ensuite. Cette modification du tableau symptomatique fait que, suivant le moment où on les considère, ces malades présentent soit un tableau d’adénome toxique, soit un tableau de goitre exophtalmique vrai. Ces « formes allernantes », qui semblent relever de poussées d’hypersécrétion momentanée ont un certain intérêt dogmatique, confirmant l'impossibilité de décrire deux syndromes cliniques. isolés,

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4° LE MÉTABOLISME BASAL

On à prétendu possible la différenciation grâce à l'étude du métabolisme basal; là encore, c'est chose toute théorique. Il ne peut indiquer qu'une chose, l'existence d'un état d'hyperthyroïdisme mais sans préjuger de son étiologie. S'il est en général plus élevé dans la maladie de Basedow, c'est que les lésions hyperplasiques y sont plus intenses, plus diffuses, la sécrétion plus troublée que dans l’adénome, mais cela n’a rien d’absolu.

En fait, nombre d'auteurs insistent sur l’impossibilité de baser sur lui un diagnostic différentiel. Troell, dans une intéressante statistique, conclut que s’il est le moyen le plus sûr d'apprécier le degré de la thyrotoxicose, il ne peut en fixer la nature. Certains sujets qui présentent un syndrome qui répond en tous points au tableau du goitre basedowifié ont un métabolisme plus élevé que la moyenne des goitres exophtalmiques. L’inverse se voit également et on est parfois étonné de trouver dans des cas de maladie de Basedow caractéristique un métabolisme de valeur très faible. Nous avons pu, à la clinique de M. le Professeur Bérard, où la pratique du métabolisme basal dans la chirurgie thyroïdienne est systématique, nous convaincre également de ce fait et nous estimons illusoire toute distinction entre

les deux formes.

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