‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 36 sur 110 · IV. — Similarité de réponse à l’iode · texte numérisé non relu

IV. — Similarité de réponse à l’iode

Tous jies défenseurs de la théorie dualiste avaient énergiquement maintenu que si ce médicament donne de bons résultats dans le goitre exophtalmique, il est à proscrire dans l’adénome.

Mais ayant reconnu d'une part ses bons effets dans le Basedow et criiquant, d'autre part, la théorie pathogénique de Plummer, quelques auteurs eurent l’idée de généraliser l'emploi de l’iode à toute manifestation du syndrome hyperthyroïdien et de l’utiliser également dans le traitement préopératoire de l’adénome au même titre que dans le Basedow. Graham, en 1926, fut le premier à l’expérimenter sur d'importantes séries d’adéno-

mes et avec un lraitement bien conduit, il ne note ja-

ou

mais d’aggravation primitive mais une sédation presque constante des symptômes, suivie secondairement d'une reprise des accidents, si on prolonge le traitement de façon excessive ; en somme, l’adénome est influencé par l'iode exactement de la même façon que le goitre exophtalmique et la réaction est fondamenlalement la même dans les deux cas. Si, jusqu'ici l’iode dans le goitre basedowifié avait donné des résultast plutôt défavorables, c’est qu'on l'avait administré à des doses analogues à celles du Basedow; la quantité d’iode nécessaire est proportionnelle au degré d'hyperthyroïdisme, qui est toujours plus accusé dans le Basedow que dans l’adénome et pour obtenir un heureux résultat dans ce dernier cas, il faut l'utiliser à des doses plus faibles. Elliot, Starr, en 1927, emploient le Lugol systématiquement dans le traitement préopératoire de toutes les variétés d'hyperthyroïdisme et ne font plus de distinction entre goitre exophtalmique et basedowifié; ils estiment que l'identité des résultats appuie la théorie uniciste et qu'il est probable qu'il n’y à pas de différence qualitative du mécanisme producteur mais simplement des différences de degré et de durée. Tout récemment, Dautrebande et Lemort introduisent également l’iode dans la thérapeutique de l’adénome; ils obtiennent de bons résultats et concluent que ce médicament agit de même façon en réduisant l’activité des tissus et abaissant le métabolisme basal. A la séance du 29 juin 1928, à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, Labbé cite des cas d’adénomes où l’iode a parfaitement jugulé les poussées d'hyperthyroïdisme. Nous avons personnellement eu l’occasion, à plusieurs repri-

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ses, de l'utiliser chez des malades atteints de goitre basedowifié. Jamais nous n'avons noté d'aggravalion, presque toujours une amélioration très netle caractérisée par une baisse de la tachycardie, une sensation de calme et de bien-être accusée par le malade.

Nous estimons que le mode d'action de l’iode est identique dans les deux cas, et que si l'amélioration est moins frappante dans le goitre basedowifié, cela tient

à ce que l’acuité du syndrome y est moins marquée.

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