‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 41 sur 110 · SN. DIEM · texte numérisé non relu

SN. DIEM

mie soit un peu moins marquée et que le lobe gauche du corps thyroïde ait diminué légèrement de volume.

Revue le 24 avril 1928 : Malade améliorée mais non guérie; se plaint encore de palpitations et de troubles vaso-moteurs, mais a engraissé depuis l'intervention. Tremblement très léger. L’exophtalmie a certainement régressé mais persiste. Le pouls est à 90. L’hypertrophie thyroïdienne est modérée. Persistance d’un état d’agitation nerveuse.

La malade refuse une nouvelle intervention.

II. — Observations de ligatures artérielles et de sympathectomie associées

Dans deux cas, les ligatures artérielles ont été combinées à la sympathectomie, soit dans le même temps, soit en plusieurs temps.

Os. 3. — « Maladie de Basedow datant de trois ans. Echec de la radiothérapie. Ligatures artérielles et sympathectomie: Excellent résultat ».

M. L.., 35 ans.

Histoire de la maladie : Le début de la maladie remonte à trois ans. En même temps qu’il s'aperçoit de l'apparition d’un goitre, le malade souffre de palpitations, tremblement très marqué, céphalées, sudation abondante, tachycardie à 140, amaigrissement progressif, asthénie. L’exophtalmie est prononcée à tel point que le malade « n’ose plus regarder personne ».

Un traitement radiothérapique prolongé amène d’abord une amélioration ; le tour de cou diminue de 2 em., les palpitations sont moins violentes. Mais en octobre 1916 les symptô-

mes s’aggravent, ce qui décide le malade à accepter l’intervention. |

Intervention le 29 décembre 1916 (Professeur Bérard) : {ncision en cravate ; On tombe sur une tumeur thyroïdienne scléreuse et adhérente; il est impossible de trouver un plan de clivage suffisant en raison de la sclérose provoquée par la radiothérapie et des adhérences solides dans la profondeur s’opposent à la mobilisation du corps thyroïde. On renonce à faire une thyroïdectomie et on se décide à rechercher les artères thyroïdiennes et à lier le plus de vaisseaux possible afin de diminuer la vascularisation du goitre,

Seconde intervention. le 3 janvier 1917 : Pour améliorer le résultat des ligatures et en raison de la prédominance de l’exophtalmie à gauche, on pratique de ce côté une résection du ganglion sympathique cervical supérieur.

Revu le 15 octobre 1928 : Le malade dit avoir ressenti une amélioration peu de temps après l’intervention qui s’est poursuivie pendant deux ans, époque depuis laquelle il se considère comme guéri.

. Actuellement : plus de palpitations. Sommeil normal. Capacité de travail complète. Etat général excellent avec reprise de poids de 12 kilos depuis l’intervention.

A l’examen : Pas de tremblement. Exophtalmie pour ainsi dire inexistante. Pouls à 90 au moment de l’examen. Au niveau de la région cervicale existe une zone cicatricielle de la largeur d’une paume de main due à la radiodermite survenue après la radiothérapie; on ne sent pas le corps thyroïde qui semble avoir régressé sous l’influence des ligatures. La sympathectomie a fait diminuer le volume de l'œil gauche qui était plus saillant et actuellement les deux yeux sont égaux.

Le métabolisme basal est presque normal +7 pour 100 audessus de la normale.

En résumé : Amélioration équivalent pratiquement à une guérison survenue du fait de simples ligatures et se mainte-

nant depuis 12 ans.

Ogs. 4. — « Maladie de Basedow datant de 7 ans. Ligatures thyroïdiennes et sympathectomie bilatérale. Persistance des

froubles basedowiens ».

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