PAT PEN
Mme M... 47 ans.
Histoire dé la maladie : Poussée de bacillose en 1917 traitée à Hauteville. En 1919, la malade s’aperçoit de son exophtaimie et de l'apparition du goitre. En 1923, grosse aggravation fonctionnelle à la suite d’émotions.:
Examen : Enorme exophtalmie avec proéminence des globes oculaires et difficulté de l’occlusion complète des paupières. Hypertrophie thyroïdienne diffuse, molle, élastique. Tachycardie à 106. Tremblement marqué des extrémités. Malade très agitée, avec réactions motrices intenses.
Première intervention le 16 mars 1926 (Professeur Bérard): Etant donnée la prédominance de l’exophtalmie on pratique une résection du ganglion sympathique cervical supérieur droit.
Seconde intervention le 25 mars 1926 (Professeur Bérard):
1° Incision sur le bord antérieur du sterno-cleido-mastoïdien gauche. Angio-neurectomie du pédicule thyroïdien supérieur gauche et ligature de l’artère thyroïdienne inférieure . gauche.
2° Dans le but de faire une sympathectomie gauche, on fait une incision suivant le bord postérieur du sterno-mastoïdien mais il survient à ce moinent une crise de tachycardie extrême : on arrête l’intervention.
Troisième intervention le 6 avril 1928 (Professeur Bérard): Réintervention et résection du sAtelon sympathique cervi- | cal supérieur sans incident.
Revue le 20 mai 1928 : Malgré ces multiples interventions datant de 2 ans, la malade n’est pratiquement pas améliorée.
Le syndrome basedowien persiste au complet et avec une grande intensité. L’exophtalmie reste très prononcée et n’a pour ainsi dire pas rétrocédé malgré les opérations nerveuses. Le tremblement est très marqué. Tachycardie à 120. Ii subsiste une hypertrophie diffuse du corps thyroïde qui est très vasculaire et animée de battements intenses. Le métabolisme basal reste très élevé à +46 pour 100 au-dessus de la normale, Cependant, malgré cette symptomatologie phy-