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façons différentes : variations de degré d'abord, qui font qu'entre les syndromes basedowiens frustés et les formes graves, on peut décrire toute une échelle de cas d'intensité croissante ; variations dans la nature et l’associations des symptômes surtout qui tendent à démembrer l’unité même du syndrome. Ces symptômes, en effet, semblent différer dans leur signification: alors que les uns relèvent certainement de la viciation de la sécrétion thyroïdienne (amaigrissement, troubles du métabolisme, tachycardie), les autres (exophtalmie, troubles vaso-moteurs el sécréloires) sont la manifestation d’un état d'hyperexcitation du système nerveux involontaire. D'où le morcellement du syndrome hyperthyroïdien et sa division en syndrome hyperthyroïdien pur et syndrome avec excitation sympathique.
2° D'autre part, le subtratum anatomique en est infiniment variable ; on peut dire que tous les types anatomiques de néoformation glandulaire peuvent se trouver à sa base : thyroïdite basedowienne avec hypertrophie et hyperplasie épithéliale diffuse ; goitre avec ses diverses variétés : adénome minuscule ou volumineux, simple ou multinodulaire, kyste thyroïdien, cancer même.
Ces variations dans l'aspect clinique des malades, cette multiplicité dans les lésions thyroïdiennes rencontrées à l'intervention devaient forcément aboutir au démembrement du syndrome hyperthyroïdien. A côté de la maladie de Basedow classique, on ne tarde pas à créer des cadres secondaires, goitres basedowifiés d'abord, puis toute une série de variétés atypiques, goitres thyrotoxiques, goitres cardiaques, thyréotoxicose