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2 Hi l'hyperthyroïdisme et les troubles de la nutrition génerale. L'amélioration apparente partout surlout sur l’exophtalmie et la tachycardie, n'est due que à ce que les produits toxiques ne peuvent plus agir sur le cœur et sur les éléments de l'œil par suite de la suppression des conducteurs nerveux qui commandent ces appareils ; la disparition de ces symplômes fait que l'on S'illusionne-sur la qualilé de la guérison mais l'intoxication thyroïdienne persiste el ses effels en sont simplement marqués. En particulier le métabolisme n'est pas influencé par l'intervention et reste élevé (Obs. 4 et 35).
Bien plus, les symplômes sur lesquels il semble a priori qu’elle devrait surtout agir ne sont pas toujours influencés. Tel est le cas de l’exophtalmie qui persiste parfois après les seclions du sympathique ; Kocher avait déjà noté ce fait qui a été souligné par Reinhardt et par M. le Professeur Patel à la Société de Chirurgie de Lyon, et nous avons eu l'occasion de voir une malade de la clinique ophtalmologique de M. le Professeur Rollet, ancienne sympathectomisée de Jaboulay et qui conservait une exophtalmie très accentuée. De même la tachycardie est rarement améliorée de façon notable, alors qu’une thyroïdectomie ramène le plus souvent le pouls aux environs de la normale ; Jaboulay avait déjà fait cette constalation qui ne nous surprend plus aujourd’hui où nous savons que la tachycardie dépend bien moins d’une action nerveuse que d’une action directe des produits thyroïdiens toxiques sur le myocarde. Quant au goitre, on peut dire qu'il n’est pour ainsi dire pas modifié et ceci n'étonne pas, car, comme le fait re-
inarquer Alamartine, cetle opération est enlachée d'illogisme en ce qu'elle s'adresse aux nerfs vaso-constric-
teurs de la glande alors qu'il faut s'attaquer aux filets
vaso-dilatateurs qui proviennent du laryngé externe et:
gagnent la glande uniquement par son pédicule supérieur. C’est pour cette raison physiologique d’ailleurs que la section du pédicule artériel avec son pédicule nerveux au contact de la glande semble préférable à la résection du tronc nerveux.
La sympathectomie comme traitement curatif du goitre exophtalmique ne doit done plus avoir qu'un
intérêt historique.
Mais en tant que méthode symptomatique la sympathectomie peut garder quelques indications dans le traitement de la maladie de Basedow
Ce que nous venons de dire explique que les indications que l’on reconnaissait autrefois à la sympatheciomie doivent actuellement êlre rejetées. C'est ainsi qu’on la préconisait dans les formes dites «maladies de Basedow sans goître », caractérisées par la présence d'un corps thyroïde peu volumineux avec prédominance de la tachycardie et de l’exophtalmie. En réalité, il est illogique de faire dépendre l'indication du volume de la tumeur car son absence ne signifie pas que le corps thyroïde ne soit pas en cause. Même dans ces cas, la thyroïdectomie est l'opération de choix, l’exa-
men histologique révèle les lésions caractéristiques du Basedow et l'évolution post-opératoire prouve les bons résultats de : l'opération glandulaire. L'observation 33 est à ce point de vue très instructive car cette malade qui présentait une exophtalmie très marquée, un pouls à 120 avec une absence d’hypertrophie thyroïdienne semblait être le type de Ia malade justiciable d'une sympathectomie. Or, parmi toutes les opérées c’est une de celles qui présentaient le métabolisme basal le plus élevé à + 65 pour 100 au-dessus de la normale et l’examen de la pièce de thyroïdectomie subtotale montra nettement des lésions thyroïdiennes hyperplasiques ; le résultat de l'intervention est encore récent, cependant, elle se déclare très améliorée, la tachycardie et l’exophtalmie ont diminué et le métabolisme n’est plus qu'à + 21'pour 100 au-dessus de la normale,
De même on admettait autrefois que la sympathectomie était indiquée dans les cas d'échec de la résection thyroïdienne et de goitre récidivant., C’est pour un cas de ce genre que Jaboulay l’avail conçue el exécutée pour la première fois. On ne reconnait plus aujourd'hui cette indication ; échec et récidive signifient que la résection glandulaire a été trop économique et c’est à une thyroïdectomie itérative qu'il faut avoir recours et non à une opération nerveuse.
Cependant, il semble logique d'utiliser parfois laction incontestable de la section du sympathique sur certaines manifestations du syndrome basedowien. Et à ce titre, elle peut conserver quelques indications mais seulement à titre d'opération d'exception et toujours
complémentaire de la thvroïdectomie.