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ingestion est le plus souvent utilisé, mais son effet est lent et limité, aussi lui a-t-on substitué dans les formes aiguës linjection intraveineuse de 4 gr. de chlorure de calcium, qui possède une action remarquable mais transitoire et momentanée. (Sainton, 1922. Rathery et Kourilsky, 1923.) Ce lraitement calcique en injection, associé au traitement par la bouche pour en prolonger l’action et obtenir une effet plus durable, reste le traitement de fond. Collip établit que les glandes régularisent le métabolisme du calcium par voie d’hormone et isole un produit capable d’influencer expérimentalement Ja tétanie chez l'animal parathyroïdectomisé et de la prévenir ou de Ia guérir. Le plus souvent, l’opothérapie n’a donné en clinique que des déboires, mais les auteurs américains, avec la parathormone de Collip, disent avoir eu de remarquables succès complets ou partiels (Shell, Lisser et Shepardson, Jackson, John, Crile, Davidson). Les greffes parathyroïdiennes sont encore plus discutables. On a apporté des faits extraordinaires, par exemple Lahev, en 1926, déclare enlever souvent au cours des larges résections thyroïdiennes les parathyroïdes, mais les rechercher sur la pièce enlevée et les réimplanter dans le sterno-mastoïdien. A côté de ces rares cas d’autogreffes et étant donné Ja difficulté de faire une homogreffe, c’est surtout à l'hétérotransplantation que l’on à eu recours. (Krecke (1924) utilise les parathyroïdes de cheval.) Mais comme le faisait remarquer Charbonnel dans son excellente revue générale, on ne saurait être trop prudent dans le jugement de cette méthode car les transplantations manquent de contrôle histologique et on n’a souvent
greffé que de simples ganglions ou des lobules thyroidiens aberrants; de plus, les résultats, difficiles à juger, n'ont rien de probant car on n'a jamais observé de guérisons brusques et radicales mais des améliorations avec persistance du fond de la tétanie qui peuvent être des évolutions spontanées de l'affection aussi bien que des preuves de l’action du greffon ; el quand on songe aux difficultés techniques de pareilles transplantations et au fait que, pour être efficaces, elles doivent être réalisées avant l'apparition du syndrome parathyréoprive, on ne peut que rester très sceptique sur leur avenir. Les rayons ultra-violets représentent une méthode encore jeune, mais peut-être pleine d'avenir. Jackson cite des cas où ils ont fait disparaître rapidement tous les phénomènes spasmodiques.
L'asphyxie au cours de l'opération est peu à craindre dans le Basedow, où la trachée ne subit pas de modifications anatomiques. Mais elle peut reconnaître un autre mécanisme et chez certains sujets nerveux, et ayant peut-être une disposition spasmodique par déficience parathyroïdienne latente, on peut voir au cours de l’intervention un spasme glottique prolongé pouvant aboutir à un état asphyxique gravé. C’est ce qui s’est passé chez la malade de l’obs. 45, où la gravité de la situation a commandé la trachéotomie, alors que le conduit aérien était absolument normal et qui, dans les suites, présenta une tétanie longue à régresser et marquée par l'intensité des spasmes musculaires géné: ralisés. Cette malade a d’ailleurs parfaitement guéri et c’est un des très rares cas où notre Maître ait eu à pratiquer au cours de la chirurgie thyroïdienne une
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trachéotomie d'urgence dont l'indication reste tout à fait exceptionnelle.
Les complications pulmonaires et les complicaitons infectieuses sont actuellement des raretés dans le traitement du Basedow depuis l’emploi de l’anesthésie locale et en général la cicatrisation se fait per primam, ou on ne note qu'un léger suintement de courte durée entretenu par l'élimination de fils ou de fragments de moignon thyroïdien nécrosé par les ligatures.
ÏIf. —— LES COMPLICATIONS PROPRES A LA MALADIE DE BASEDOW.
Les basedowiens sont exposés à une série de complications spéciales à cette affection, qui, malgré les progrès, restent le gros aléa de sa chirurgie.
Ces accidents sont d'ailleurs difficiles à définir dans leur point de départ et l'obscurité de leur pathogénie explique les diverses hypothèses données. On a décrit comme complications différentes l’asystolie aiguë postopératoire, le basedowisme aigu, la mort thymique, etc. En réalité, il semble difficile d'établir une classification aussi rigide car on ne sait quel est l'élément prédominant. Sont-ce les lésions cardiaques, la décharge toxique provoquée par la libération de produits thyroïdiens pendant l'opération, l’action du thymus qui sont en cause ? Il est malaisé de le dire, d'autant que ces divers facteurs s’influencent réciproquement.
Du point de vue clinique, on peut dire que le base-
dowien opéré est susceptible de présenter deux sortes
de complications : des accidents immédiats mortels
rares et des accidents secondaires plus où moins graves
qui sont la règle.