‹ Du Traitement Chirurgical de la Maladie de BasedowChapitre 98 sur 110 · IV. — LES COMPLICATIONS ÉLOIGNÉES · texte numérisé non relu

IV. — LES COMPLICATIONS ÉLOIGNÉES

Dans notre statistique figurent 3 morts tardives soit 44 %.

Obs. 17 : Maladie de Basedow datant de 12 ans et s’accompagnant de (troubles cardiaques graves. Hémithyroïdectomie. Décès un an plus tard par troubles cardiaques.

Obs. 6 : Triple ligature. Décès 6 mois après par coma diabétique.

Obs. 7: Ligature de deux pédicules. Décès au 40° jour par asystolie.

Certaines complications peuvent en effet survenir tardivement après la thyroïdectomie du fait de l’intervention ou de la continuation de l’évolution de la maladie :

1° Le Myxædème post-opératoire :

Il n’en est pas noté dans la statistique de M. le Professeur Bérard et sauf dans un €as où il est descendu à + 10 pour 100, le métabolisme post opératoire s’est toujours montré un peu supérieur à sa valeur normale.

Mais les chirurgiens américains signalent assez fréquemment dans les suites éloignées de leurs thyroïdectomies un léger état myxædémateux avec abaissement du métabolisme. Récemment, Smith, Clute et Sirieder

acusaient même une proportion de 15 %. Ils estiment que ce pourcentage élevé est la rançon des méthodes chirurgicales modernes : exérèse très large et aussi emploi de la radiothérapie, des ligatures complètes et du Lugol préopératoires qui déterminent une involulion de la glande telle que la quantité de parenchyme laissée n'est plus suffisante à une fonction normale.

2° Les séquelles cardiaques.

Le grand mérite du traitement opératoire est d’exercer une influence remarquable sur les troubles cardiaques, réduction de l'éréthisme et de la tachycardie dans les cas ordinaires, amélioration des phénomènes de décompensation dans les cas graves. Nous reviendrons ultérieurement sur ces données.

Cependant cet heureux effet n’est pas la règle «t chez certains malades, en général atteints depuis longtemps, l'intervention n'arrive pas à enrayer les progrès de l’asystolie qui entraîne la mort au bout d'un certain temps : les observations 7 el 17 concernant de tels cas.

3° Diabète et hyperthyroïdisme.

Il n’est pas exceptionnel de voir coïncider glycosurie et Basedow mais on connait mal la signification de celle association. Simple coïncidence pour les uns, elle est pour d’autres l’ndice d’une perversion du métabolisme des hydrates de carbone entraînée par l'hyperthyroïdisme.

Quelle que soit la pathogénie, cette association crée un problème thérapeutique difficile. La majorité est nettement en faveur du traitement chirurgical et O’Day, Wallon, Holst, Lahey ont rapporté des observations

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probantes où la thyroïdectomie a rétabli le métabolisme du sucre et fait cesser le diabète qui au lieu d’être une contreindicalion deviendrait selon eux une indication opératoire de plus. Labbé constate également que le traitement visant le corps thyroïde possède une véritable efficacité, ce qui contraste singulièrement avec l’inefficacité constante du traitement médicamenteux sur le diabète ordinaire et justifie le rôle de la glande dans le métabolisme du sucre.

Ceci n’a rien «absolu et nous rapportons un cas (obs. 6) où l’opérée succomba un an après l'intervention de coma diabétique.

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