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LA PAROI INTESTINALE

L'état anatomique de la paroi intestinale présente au point de vue opératoire une importance considérable.

A. — Au niveau de la perforation

Des caractères que présente le pourtour de la perforation dépendent :

2) La facilité plus ou moins grande, ou même l'impossibilité, de pratiquer la suture ;

£) La solidité de cette suture.

Si la perloration s’est produite sur un follicule clos, de petite dimension, la perte de substance peut comprendre la presque olalité de ce follicule. La perforation est petite ; et le pourtour,

à peine infiltré, offre aux fils de suture une paroi assez souple:

et solide.

Les conditions changent,s’il s’agit d'une plaque de Peyer étendue. L’anatomie pathologique nous apprend que l'infiltration de ces organes lymphoïdes aboutit à la formation de plaques dures ou de plaques molles ; ces dernières étant les plus communes (Louis, Barth, Bretonneau, Murchison). L'infiltration dépasse les limites des plaques atteintes, et s'étend plus ou moins loin à la paroi intestinale voisine. Dans ces cas, la perte de substance, comprenant tout ou partie de la plaque atteinte, est en général assez grande. De plus, le chirurgien qui voudra suturer se trouvera en présence d’une paroi indurée et rigide sur une assez grande étendue, et impossible à plisser ; ou d’une paroi épaissie, œdématiée, friable, el qui se laissera très facilement couper par les fils.

Pour passer ces fils en tissu sain, il lui faudrait déterminer un rétrécissement considérable de l'intestin. Ces phénomènes seront d'autant plus marqués que la plaque sera plus étendue, et l’infiltration plus considérable. Et le résultat sera, ou l'impossibilité de pratiquer la suture, ou une suture peu solide et ne pouvant donner aucune sécurité.

C’est dans ces cas (nous le verrons) qu'on a pratiqué des greffes ou fait un anus artificiel.

B. — Sur l’anse perforée

Dans les cas les plus simples, le processus ulcératif n'alteint qu un nombre minime de plaques de Peyer.

Dans certains cas, par contre, tous les organes lymphoïdes, sur une longueur d'intestin plus ou moins considérable, sont allérés. Les ulcérations sont presque confluentes; et la paroi intestinale, si largement ulcérée, peut être « réduite à l'épaisseur d'une feuille de papier ». Toute suture, dans ces cas, devient impossible à faire; etles chances de nouvelle perforation poussées au maximum.

Il existe une foule de cas intermédiaires, dans lesquels, à côté

RG re de la perforation, apparaît une ou plusieurs ulcérations menaçantes, que le devoir du chirurgien est de renforcer.

C. — Enfin, dans quelques cas, les qaz contenus dans l'intestin en distendent considérablement les parois paralysées. C'est une condition défavorable au succès de l'opération. La paroi, amincie, se déchire facilement ; etla perforation s'agrandit. La suture est très difficile et tient mal. D'ailleurs, cette distension générale de l'intestin est une gène profonde pour le chirurgien pendant toute l'opération ; et la mort du malade peut être la conséquence des phénomènes d’occlusion paralytique qu'elle détermine.

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