VI. — Les résultats opératoires
A. — LA GuÉRISON peut survenir :
a) Malgré l’état désespéré du malade au moment de l'intervention ;
b) Malgré l'apparition de complications multiples ;
c) Mulgré la nécessité, pour certaines de ces complications, d’une ou plusieurs interventions :
d) Malgré une ou plusieurs rechutes de typhoïde.
B. — Monr :
ER Are
La mortalité est surtout considérable pendant les premiers JOUPS RE
Le premier jour, la moitié du nombre total des cas de morts, et, un peu plus du tiers des malades opérés ;
Dans les deux premiers jours, les deux tiers du nombre total des morts et près de la moitié des opérés.
1° Ces morts rapides se produisent par intoxication générale de l'organisme avec signes de collapsus cardiaque, due surtout àla PÉRITONITE suraiguë généralisée, et pour une part à lintoxication typhique et au shock opératoire.
La péritonite entraine encore la mort plus ou moins tardivement par :
a) Occlusion paralytique de l'intestin ;
b) Obstruclion intestinale due à des adhérences, des brides, etc. ;
c) Abcès secondaires localisés déterminant une intoxication lente.
20 La persistance de la FIÈVRE TYPHOIDE peut amener la mort plus ou moins longtemps après l’opération par suite :
a) Des dégénérescences viscérales multiples (et surtout du cœur) dues à la gravité du processus typhique ;
b) Des lésions de l'intestin :
«) Hémorragies intestinales ;
B) Réouverture de l'intestin.
Celle-ci est due,soit à l'apparition d’une ou plusieurs nouvelles perforations ; soit à la reproduction de la perforation suturée dont les fils n'ont pas tenu.
C'est une complication très importante, car :
a) Un malade sur sept environ y est exposé ;
b) Une fois sur neuf, elle est la cause de la mort.
30 La mortpeut être due encore à l'apparition de compLica- TIONS DIVERSES ; les plus fréquentes étant les complications bronchopulmonaires.
VII. — L'opération doit être déduite logiquement dela connaissance des différents facteurs qui commandent le pronostic
opératoire et de l’action respective que le chirurgien peut avoir sur chacun d'eux.
A. — AVANT L'OPÉRATION, On devra :
1° Soutenir énergiquement l’état général du malade (injections de sérum, huile camphrée, strychnine, etc.);
2° Lutter contre la péritonite en cherchant à augmenter la leucocytose (nucléinate de soude, électrargol).
La position assise du malade (position de Fowler), permet « d’exclure »-les surfaces péritonéales encore saines et de limiter l'infection au petit bassin ; plus tard, elle aidera considérablement au drainage. On devra donc l’appliquer dès le diagnostic posé, et la conserver après l'intervention.
B. — L'oPÉRATION sera :
1° Aussi précoce que possible ;
2 Aussi rapide que possible (réduite au minimum).