‹ Du Traitement chirurgical de la perforation intestinale typhiqueChapitre 52 sur 276 · RECHERCHE DE LA PERFORATION · texte numérisé non relu

RECHERCHE DE LA PERFORATION

Nous n'insisferons pas sur les règles habituelles : aller au cœæcum, explorer l'appendice, remonter sur le grêle. Il suffit de rappeler que 9 fois sur 40 la perforation siège dans les 60 deraiers centimètres de l'iléon.

Mais un point est capital pour le succès de l’intervention : c'est de ne pas laisser sortir les intestins hors de l'abdomen, de ne pas brasser les anses.

« Le chirurgien, dit Chantemesse, doit aller à la recherche de la perforation en faisant le moins de changement possible dans la position actuelle des anses intestinales, car des phénomènes de résistance, des dépôts de fibrine, et des embryons de fausses membranes sont déjà organisés pour immobiliser l'intestin et Himiter l'infection. Il faut respecter, autant que possible, les adhérences en voie d'organisation.

« Les malades que j'ai vus quérir après opération, ajoute-t-il, ont toujours été ceux chez lesquels le chirurgien avait fait le moins de bouleversement dans la position des anses. »

EX ce point est un de ceux sur lesquels ont insisté les auteurs au dernier congrès des chirurgiens américains.

Parfois, la distension intestinale est très considérable, génant les recherches, gênant les sutures, exposant pour plus tard à l'occlusion paralytique de l'intestin, ou à de nouvelles perfora- Uons. Il est alors possible d'employer le procédé dont se servirent Dandridge (120), Shæmacker (573) et Thompson (614) : la

ponction de l'intestin, permettant la sortie des gaz, et suivie d’un point de suture sur le point ponctionné. C'est là d’ailleurs un procédé d’exception.

La recherche de la perloralion peut aboutir à deux éventualités :

1° Dans la très grande majorité des cas, le chirurgien trouve une ou plusieurs perforations ;

2° Dans quelques cas, la perforation n'est pas trouvée.

On ne trouve pas la perforation

Dans 24 cas de notre statistique, on ne trouva pas la perforation au moment de l'opération. Elle existait cependant soit qu'elle fàt trouvée, secondairement, à l’autopsie du malade, soit qu'il s'établit immédiatement après l'opération une fistule stercorale.

Ces 24 cas peuvent se diviser en deux catégories :

4o Ou bien le malade était en si mauvais état au moment de l'intervention que le chirurgien, devant aller vite, se contenta de drainer, sans chercher la perforation qui ne se présentait pas dès l'abord.

C'est ce qui se produisit dans les cas de :

a) Suivis de mort :

Audet (18) Felizet (470) Auvray (21) Van Hook (634) Bartleet (28)

b) Suivi de guérison :

Kœhler (317)

2 Ou bien la perforation se cache derrière des exsudats pseudo-membraneux, ou se trouve située en un point d'accès difficile, etc.

‘Morts Guérisons

a) Sur l’iléon :

Bérard (40) Escher (166) Cachois (76)

Gesselewitch et Kadjanow (492) Jones (314) KϾrte . (326) di:

Lavroff (353) Wladisslew (654) Mc Reynolds (414) | Mauclaire (435)

Platt (519)

Setbon (572)

Summers (598)

Thomas (611)

b) Sur le cæcum et l'iléon :

Hartwell (259) c) Sur le côlon transverse :

Gelos (84) Da Costa (109) Scott (566)

Ces 24 cas donnent ici 5 guérisons et 19 morts, c'est-à-dire -une mortalité de 79,16 0/0 (8 sur 10 environ). Ces résultats s’expliquent d’abord par ce fait qu'une partie de ces malades arrive presque x extremis à l’opération ; el encore parce que pour un certain nombre des cas il s’agit de perforations situées sur un segment du tube intestinal autre que l’iléon, impliquant un pronostic grave et de recherche difficile.

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