III. — /ésection intestinale
Dans 15 cas de notre statistique, on fit une résection plus ou moins large de l’anse perforée.
Deux cas seulement guérirenf :
Hill : (287) Frojanoff et Netschaïeff 628) Les 13 autres se terminèrent par la mort :
Gesselewitch etDombrowski(191) Lavroff (339) Gesselewitch et Wanach (193). Lavroff (343) Gesselewiteh et Wanach (194) Lavrofîf (355) xibbon (203) Margarucci (424) Gosset (212) Menestrina (436) Hutchinson J.-P. (310) Trojanoff et Netschaïeff(627) Kholtzoff 4 (321)
C'est-à dire une mortalité de 86,66 0/0. La résection inteslinale, opération longue et grave, ne doit donc Jamais être employée comme traitement chirurgical des perforations intestinales tvphiques.
C'est pour les mêmes raisons de longueur et de gravité considérable, qu'on ne peut accepter l'entéro-anastomose iléo-sigmoïdienne après écrasement ef ligature de l'intestin grèle, sur laquelle revenait M. Souligoux, dans:la séance du 11 mars 1908 de la Société de Chirur
gl.
B. — Empêcher l'apparition d'une nouvelle péritonite due à la réouverture de l'intestin
Celle-ci, nous le savons, est due à deux causes : 4° La suture ne tient pas ; la perforation se reproduit.
Le mode de suture permettra d'éviter cette première cause dans la majorité des cas. Le chirurgien devra :
a) Placer toujours ses fils en tissus sains et bien nourris ;
b) Ne jamais employer de fils résorbables ; ne jamais se ser— vir par conséquent de catgut. Dans notre statistique, nous trouvons ainsi 3 cas : Courtney (99), Monod (472), Nevison (502) dans lesquels la mort fut la conséquence de la résorption d’une suture faite avec du catgut.
On fera de préférence la suture avec de la soie, ou encore du fil de lin, etc.
20 Le processus ulcératif continuant son action, wne ou plusieurs nouvelles plaques de Peyer se perforent.
Il n’est pas donné au chirurgien de pouvoir empêcher l’évolution du processus typhique. Son rôle devra se borner à renforcer par quelques points de suture les plaques de Peyer ulcérées qui lui paraïîtraient menaçantes.
Par contre, il lui est possible de mettre son malade à l'abri, dans la majorité des cas, des conséquences funestes qui résulteraient d’une réouverture de l'intestin, si elle se faisait en plein péritoine.
Quelle que soit la cause, en effet, si la rupture se fait en pleine cavité péritonéale, c’est une nouvelle péritonite qui éclate et à évolution suraiguë. Mais, qu'il se soit fait, à la suite de l’intervention, des adhérences protectrices isolant la grande cavité, le contenu intestinal s’écoulera au dehors sans danger. C'est là une indication précise que la nature vient donner au chirurgien.
Les lésions ulcératives, dont la perforation est le terme ultime, siègent presque uniquement, ou à leur maximum, sur la toute dernière partie de l'iléon. Isoler cette portion malade, l’extérioriser pour ainsi dire, jusqu'à ce qu’elle ne soit plus un danger pour le périloine, c'est la conséquence logique à laquelle doit arriver le chirurgien qui veut être prévoyant.
Le traitement de l'anse malade ne doit pas alors se borner à la suture du point perforé. Il faut accoler cette anse à l’incision
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abdominale, l'isoler largement par des mèches de gaze de la grande cavité, au besoin la suturer par quelques points au niveau de la plaie abdominale, ou encore la retenir, comme le fit Duvergey, en passant une sonde de gomme à travers le mésentère. Et s'il survient secondairement une nouvelle pertoration, si, la suture, tenant mal la perforation se reproduit, on n'aura plus à craindre une péritonite mortelle.
2et accolement s'imposait d’ailleurs dans les cas où il existait plusieurs perforations difficiles à suturer sur l'anse, où celle-ci présentait un amincissement dangereux, ou plusieurs plaques menaçantes. C'est une pratique de prévoyance à gén‘raliser ; c'est un des moyens de diminuer la mortalité considérable qui grève encore le traitement opératoire des perforations intestinales typhiques.
Cependant, s'il est facile d’extérioriser ainsi une petite partie de l’iléon, il peut être plus difficile (mais non impossible) d'isoler une partie du côlon. Et le procédé devient inapplicable si l'on se trouve en présence du côlon iléo-pelvien. Mais les perforations de celui-ci sont si exceptionnelles !
Seize fois dans notre statistique, nous trouvons mentionné cel isolement de l'anse malade, et son accolement à l’incision abdominale.
Dans 4 cas, la mort survint :
Duvergey (157) Hays (282), mort par toxémie typhique.
Kyle (328), mort par toxémie typhique.
Loison (382)
Dans les 12 autres cas, il y eut guérison :
Battle (2 Hays (281) Belgrano (36) Hill (287) Cushing (107) Hutchinson J.-P. (309) Da Costa (111) Le Conte (362) Hays (279) Loison (381) Hays (230) Vincini (639)
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