‹ Du traitement chirurgical des ulcères de jambeChapitre 10 sur 18 · RESTE · texte numérisé non relu

RESTE

6 Elongation des nerfs.

Cette intervention est née aussi d’une idée pathogénique. Une première objection s'impose; c’est que ce procédé n'est possible que dans les cas de petits ulcères, etsi l’on a à traiter un ulcère très étendu, intéressant par exemple les faces antéro-externe, postérieure et interne de la jambe, onne peutévidemment pas en rapprocher les bords au moyen de points de suture même très lâches. Mais dans les cas où ces sutures sont possibles, l'intervention est à tenter.

À la suite de l'intervention, on a observé des douleurs en éclair dans le membre opéré, une fois même il y a eu de l'œdème du pied, des troubles trophiques.

7° Dissociation fasciculaire du nerf sciatique.

Cette méthode est toute récente ; aussi est-il plus difficile de la juger. Elle a néanmoins donné quelques bons résultats, mais par contre, certains malades se plaignent d’élancements douloureux et de fourmillements douloureux après l'opération. Dans un cas même, revu au bout de six mois, le malade se plaignait encore d'engourdissement des orteils

avec refroidissement des orteils (Th. Silvy, 1900).

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S° /ncision circonférentielle de jambe.

Cette méthode provoqua tout d’abord l'enthousiasme des chirurgiens italiens, mais de nombreux reproches lui furent faits dans la suite (œdème du piedexistant encore plusieurs mois après l'opération, retard notable dela cicatrisation de lincision inférieure, douleurs au niveau de la cicatrice sus-malléolaire, difficultés d'application de la méthode quand l’ulcère dépasse les malléoles).Cependant nombre de cas heureux ont élé observés. Dans une étuderécente le D' Brault a insisté encore sur ce fait que la cicatrisation de l’ulcère n'est pas le seul bénéfice quel'on retire de cette méthode ; en effet, peu de temps après l'intervention, les dilatations variqueuses ont nettement diminué en amont et en avant de l’incision, les varices sont devenues tolérantes et les douleurs ont disparu.

II. — Telles sont les différentes interventions proposées pour la cure radicale des ulcères variqueux et telles les principales objections que lon peut adresser à chacune d'elles. Quel que soit lenombre deces objections on peut dire d’une facon générale que le traitement chirurgical des ulcères de jambe est logique puisqu'il s'adresse aux causes elles-mêmes : état variqueux par insuffisance valvulaire, troubles trophiques et altération de la nutrition du territoire ulcéré résultant de ces deux données pathogéniques,

Chacune de ces méthodes est bonne dans tel cas et une seule intervention ne peut réussir dans tous les cas. Au point de vue du traitement chirurgical des ulcères variqueux, il convient de les diviser en ulcères récents et peu étendus, eten ulcères anciens et étendus. Aux premiers on oppesera avec succès la greffe de Thiersch, les scarifications, l'élongation des nerfs.

Les ulcères anciens, rebelles, étendus, siégeant sur la face antéro-interne et accompagnés de dilatations veineuses seront traités par la résection de la saphène interne ; cette veine sera réséquée sur une grande partie de de son trajet.

Les ulcères rebelles, annulaires ou externes seront traités par l’incision ceitconférentielle de la jambe.

Les ligatures de la saphène ‘interne sont insuflisantes; la résection large sur toute la hauteur de la cuisse est préférable.

Les cicatrices d’ulcères sont différentes selon le procédé employé ; les meilleures, les plus souples et les plus solides sont celles obtenues par la résection

de la saphène interne.

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