CHAPITRE
DE LA POLYSARCIE,
Nous ne reviendrons pas sur la définition et la distinction de cette affection avec l’obésité. En dehors des causes qui accompagnent cetle dernière, celle qui nous occupe en a d’autres. Elle semble résulter de troubles profonds de la nutrition, et être sous la dépendance de quelque perturbation inconnue des phénomènes de l’innervation.
On la voit survenir à la suite de fièvre typhoïde, de saignées trop souvent répétées à la suite, des maladies qui ont apporté un grand trouble dans l'organisme.
Nous avons été surtout frappé de sa fréquence dans la jeunesse et l'adolescence; à cet âge, sa marche est très-rapide.
Lésions de la polysarcie. — Portal cite le cas d’un malade dont l'épiploon était tellement surchargé de graisse, que la grande courbure de l'estomac était tiraillée par ce poids. La distension était œênée, et il survint des vomissements qui ne cessèrent qu'avec la mort.
L'excrétion des matières alvines et de l’urine
- peut souvent être gênée.
Des hernies peuvent souvent survenir, principalement la hernie ombilicale.
La respiration est presque toujours difficile, gênée par les collections graisseuses renfermées dans la poitrine et l'abdomen. Les mouvements du diaphragme sont pénibles, et la suffocation peut survenir par certains mouvements.
La circulation est une des fonctions les plus lésées ; d’abord la surcharge graisseuse du cœur, la compression des gros vaisseaux occasionnent un ralentissement dans le cours du sang, surtout dans les parties éloignées. Par suite, il y a dans les grandes cavités un état pléthorique, le cerveau et les poumons sont surtout exposés à des conges-
Er = tions. La mort, dans ces cas, peut survenir nonseulement par congestion cérébrale, mais aussi par la compression du cœur ou par suite de sa dégénérescence graisseuse.
Du côté des org'anes des sens, il n’y a généralement aucun changement, si ce n’est une diminution d'activité. :
Du côté des muscles, on trouve,mais rarement, une dégénérescence graisseuse, par suite de l’inaction. Toutefois, cela ne se rencontre guère que chez les vieillards et chez les paralytiques.
Fleuriot dit avoir remarqué que les muscles fléchisseurs de la jambe sont ceux qui sont le plus souvent atteints. |
Quant à la génération 1l y a, chez l bts di-
minution des besoins sexuels et souvent stérilité
complète chez la femme.
Par les observations que nous publions, on se rendra mieux compte des troubles qu'apporte cette maladie dans l’org'anisme.
L'observation ! nous montre le début de cette
maladie dans l'enfance.
L'observation. IT nous prouve que, même sans une alimentation succulente, puisque la femme
qui en est l’objet était mendiante, elle est arrivée
à un tel état de polysarcie, que la mort en est résultée. Nous trouvons déjà une indication du traitement par les diurétiques et les purgatifs, qui avait amené un soulagement.
Dans l'observation IIT, qui est très-complète, puis-