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qu'il y a l’anfopsie, on n’a fait, comme traitement, que les saignées ; un soulagement momentané est survenu, mais l'affection a toujours fait des progrès. Nous avons déjà dit que les saignées répétées occasionnaient la polysarcie.
L'observation [V est la plus importante, car elle nous montre la maladie el la guérison, c’est elle qui nous servira de type pour le traitement.
L'observation V est semblable, toutefois nous l'avons donnée pour corroborer la quatrième, Nous avons cru inutile d’en donner d’autres. Les deux dernières nous paraissent concluantes:
OBseRvaTION I. — Cas d’obésité observé par M, le D' Parrot.
Henriette E... est àgée de 10 ans; sa taille est de 1 mètre 45 centimètres, et on ne remarque chez elle aucun vice de conformation. Le développement exagéré auquel elle est parvenue s’est effectué dans le courant des dernières années : son poids actuel est de 80 kilogrammes. Rien d’analogue ne s’est produit dans la famille de cette enfant, et ses parents jouissent d’une bonne constitution.
Le développement des facultés intellectuelles d’Henriette E.. est de beaucoup en retard sur celui de son organisme; d’un caractère enfantin, elle est cependant très-iras< cible et d’une humeur généralement inégale; sa parole, difficile d’ailleurs, possède un timbre sourd et grave. L’appétit de cette enfant tient de la voracité; sa force musculaire, bien qu'elle soit assez notable, ne laisse pas que d’être très-accessible à la fatigue lorsque l’enfant la met à contribution pour la marche; la station debout lui est trèspénible. te
Comme complément de cette description, donnons le tableau de diverses mesures prises soigneusement sur différentes parties du corps de la jeune fille :
Philbert, 2
mise
Circonférence du crâne. . . . .. , . . + 58 cent, — saus-nasdles sen: Het — SOUS-mentale . 61 EnCOlITrES NN n e 4l D’ün acromion à l’autre." . 2. 38 Circonférence du bras... . . 10" 91 — du haut de l’avant- trie 29 — du poignet... 20 anti TA RE RS Er SR à 97
Circonférence bimammaire. . . ...n 111 —— ombilicale Ses MED
— AElAICUISSE RE Ce 9% — du genou..." 7... 40 — MOINE LENS 43
— du'jarrels;.1% 407 40 26 :
— de la main prise du deuxième au cinquième doigt. . .. , 20
Tel est Le cas d’obésité ou de polysarcie que nous avons sous les yeux.
D’après M. le professeur Hardy, ce développement exagéré du tissu cellulo-adipeux se rattacherait à un tempérament scrofuleux dans la presque totalité des cas. L'enfant dont nous venons de retracer l’histoire ne porte sur elle aucun stigmate de la scrofule, et sa peau, fine et colorée,
présente aux cuisses et aux jambes des varices su-.
perficielles, dont la cause réside dans la compression du système veineux cutané, par la tension des mailles du tissu cellulaire.
Lessujets atteints de polysarcie seraient, d'après M. Quain, prédisposés à des affections cardiaques, résultant de l'infiltration graisseuse du cœur, ou
TS des
> 4 A d Ps ter Q même de la dégénérescence adipeuse des fibres. de cet organe.
Osservariox Il (extraite de l’article Cas rares et obésité, du Dictionnaire des sciences médicales, t. XXX VIT.
E arie G..., née dans l’indigence, eut de l’embonpoint de __ bonne heure, A 13 ans elle eut ses règles et déjà un grand . embonpoint. Mariée à 95 ans, elle suivait constamment son
mari à pied, dans les courses de ville en ville que nécessitait Son état de fripier. Malgré son embonpoint qui faisait de =. continuels progrès, elle eut six enfants, les uns mort-nés Où qui moururent quelques temps après leur naissance; un seul survécut et n’offrit rien d’extraordinaire dans son embonpoint et sa constitution. Le dernier enfant fut conçu à 35 ans; ni ses couches, ni ses courses, ni l’indigence dans laquelle elle tomba et qui la força de mendier à la porte d’une église n’arrêtèrent les progrès de son embonpoint.
À l’âge de 40 ans cette femme, de la taille de 5 pieds 1 pouce, avait 5 pieds 2 pouces de circonférence mesurée au niveau de l’ombilic. Son cou avait disparu et ne laissait entre la tête et la poitrine qu'un sillon de plusieurs pouces de profondeur; la poitrine avait une circonférence et des dimensions prodigieuses dans quelque sens te l’examinât.
En arrière, les épaules soulevées par la graisse (ériaiont deux larges reliefs. Les mamelles avaient 28 pouces de cir- conférence à leur base et 10 pouces de largeur de la base au mamelon; elles recouvraient le ventre jusqu’à lombilic. Les bras étaient élevés et écartés du corps par le volume de la graisse amassée sous les aisselles. Le ventre, séparé en avant de la poitrine par un large et profond sillon, et sur- __ monté par les mamelles n’était pas en proportion aussi vo- lumineux que la poitrine; ses parois amincies par dix
gestations n’avaient qu'une épaisseur médiocre et son volura ne paraiscait tenir qu'à ceux des viscères contenus. Les Jlombes avaient 2 pieds et demi de longueur, les hanches
vie
les côtés de la poitrine semblaient faites pour la soutenir et servir de point d'appui aux bras. Les cuisses et les jambes outre leur grosseur avaient pour caractère bien remarquable, celui d’être creusées à de petites distances par des sillons circulaires et profonds, tels qu’on en observe sur les cuisses et les jambes des enfants bien nourris.
Les membres supérieurs avaient conservé leurs formes et leurs proportions primitives, Mn leur volume ne les rendait pas difformes.
Tel était vers les dernières années de sa vie l’état de cette femme et tel est aussi l’état dans lequel elle est représentée dans le plâtre de M. Getty, à cela près de quelques différences légères qui tiennent à l'infiltration survenue dans les derniers moments de son existence, et à l’habitude où elle était de se coucher sur le côte droit, ce qui a déterminé une aug-
mentation de volume de toutes les parties droites aux dépens
de celles du côté gauche.
Malgré cet embonpoint excessif et les altérations de formes et des proportions qui en étaient la suite, cette femme faisait chaque jour plus de deux mille pas pour aller à la porte de son église et en revenir; sa respiration était lente et gênée, à la vérité, surtout lorsqu'elle avait marché. Mais elle n'éprouvait ni suffocation, ni palpitations. Son appétit était très-grand, la digestion très-bonne quoiqu’'elle mangeût très-peu. Son esprit était vif et assez gai, malgré l’abjection et la misère dans lesquelles elle vivait.
À 40 ans, cette femme perdit ses règles; puis les symptômes suivants survinrent : au bout de ice mois une infiltration légère survint dans les membres inférieurs; puis des crevasses à la peau par lesquelles s’écoulait une assez grande quantité de sérosité.
Elle entra alors dans un hôpital où elle fut traitée par les purgatifs et les diurétiques; au bout de quelque temps elle
‘fut soulagée. Peu de temps après, les mêmes symptômes s'étant manifestés de nouveau avec une couleur rouge livide
et une tuméfaction des traits de la face, elle entra dans un autre hôpital où par l'effet de remèdes analogues elle éprouva le même soulagement. Accoutumée à trouver dans les pur-