‹ Du Traitement de la Cataracte Molle Par La Méthode De L'AspirationChapitre 21 sur 29 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

M. B..., 36 ans, mécanicien, se présente à la clinique des Quinze-Vingts, le 20 mars 1882. Cet homme, d’une

HN constitution robuste, nous raconte que huit jours auparavant il a reçu dans l’œil droit un petit éclat d'acier, et que depuis cette époque, il a perdu la vue de ce côté. Il n’accuse aucune douleur. En l’examinant on voit, en effet, qu'il a sur la cornée une traînée blanchâtre qui montre le point par lequel a pénétré le petit morceau d’acier ; et il présente un commencement de cataracte traumatique.

Traitement. — Instillation du collyre au sulfate d’atro— pine, compresses chaudes.

Le 31. La pupille s’est bien dilatée sous l’action de l’atropine; pas de douleurs ; la cataracte est maintenant com-— plète. 7

O. D.V —0O. Bonne perception lumineuse.

DIGG,

8 avril. Discision après dilatation moyenne de l’iris par le sulfate d’atropine ; pas de complications ; aucune masse ne passe dans la chambre antérieure.

Le 5. Kératotomie supérieure avec l’aiguille de Weiss; au moment de la ponction de la cornée, il sort une petite quantité d'humeur aqueuse, entraînant quelques masses corticales. L’instrument de Bowman est introduit au milieu de la substance cristallinienne, et elle est lentement aspirée. La pupille devient très nette, et le malade compte parfaitement les doigts. Instillation d’une goutte de collyre au sulfate de duboisine; bandeau légèrement compressif.

Le 6. Légères douleurs pendant la nuit; plaie complètement cicatrisée ; chambre antérieure reformée ; dilatation moyenne de l'iris ; on voit dans la partie supérieure de la pupille quelques petites masses corticales ; Instillation de 6 gouttes de duboisine dans le courant de la journée.

Le 7. Dilatation maximum de l’iris; le malade n’a pas

ST ma éprouvé la moindre douleur; les masses corticales situées à la partie supérieure de la pupille sont dans le méine état que la veille; collyre de duboisine.

Le 8. Même état du champ pupillaire.

Le 9. Les petites masses que nous avons signalées ne se résorbant pas, on se décide à pratiquer une discision afin d'éclairer complètement le champ pupillaire.

Le 10. Discision avec le couteau de Cusco ; pas la moindre complication.

Le 11. Douleurs assez vives pendant la nuit; on constate une légère adhérence de l'iris à la capsule; collyre de duboisine

Le 12. Les douleurs sont beaucoup moins violentes; l'iris est complètement dilaté; collyre de duboisine,

Le 13. Les masses se sont en partie résorbées ; plus trace de douleurs; excellent état de l’œil.

Le 14. Les masses corticales se résorbent de plus en plus.

Le 20. Le malade quitte la clinique; la pupille estronde, très nette ; l’acuité visuelle est bonne.

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